Wednesday, 14 June 2017

Le destin des autres - La demande d’asile en Allemagne réalisé par Sandra Budesheim & Sabine Zimmer



Chaque demandeur d'asile en Allemagne doit passer un entretien avec un agent décideur de l’Office fédéral pour l’immigration et les réfugiés. Ce documentaire suit deux de ces agents dans leur quotidien, l'un à Bingen, l'autre à Hambourg. Depuis l’entretien initial jusqu’au verdict, on suit avec eux tout le processus de réflexion qui décidera du destin d'un demandeur d'asile.

C’est une étape décisive dans le parcours des refugiés qui espèrent voir aboutir leur demande d’asile en Allemagne : l’entretien avec un agent décideur de l’Office fédéral pour l’immigration et les réfugiés (BAMF). Secondé par un interprète, chaque demandeur est interrogé sur son histoire personnelle et les raisons de son départ – la guerre, les persécutions, la misère…–, autant d'éléments qui serviront à son interlocuteur pour décider si leur demande, selon les lois en vigueur, peut ou non être acceptée. Avec le récent afflux de réfugiés, venus notamment de Syrie ou d’Afghanistan, le nombre d'agents a été multiplié par trois, passant de 370 à 1 775, et leur mission s'est considérablement complexifiée. Il s’agit en effet pour eux de composer avec les contraintes imposées par le ministère de l’Intérieur, avec les normes légales mais aussi avec sa conscience et son intime conviction : comment juger de la véracité d’un témoignage ? Comment annoncer un refus, qui condamnera l’individu à un difficile retour ? Peut-on être certain que la décision que l'on prend est juste ? Pour ce documentaire, Sandra Budesheim et Sabine Zimmer ont accompagné deux agents dans leur quotidien, l'un à Bingen, l'autre à Hambourg. Depuis l’entretien initial jusqu’au verdict, on suit avec eux tout le processus de réflexion qui décidera du destin d'un demandeur d'asile. Donnant également la parole à de futurs agents dans leur centre de formation ainsi qu'à des avocats, ce documentaire confronte les points de vue sur un sujet complexe dont l’évaluation demeure hautement subjective.

No comments:

Post a Comment