Sunday, 31 July 2016

Ne jouez pas avec les Martiens ralisé par Henri Lanoë



René Mastier et le photographe Paddy sont deux journalistes incompétents de la Gazette de Paris qui prennent du bon temps à Rio de Janeiro pendant qu'il y a une émeute dans les rues de la ville. Leur employeur les rappelle bientôt à Paris et les charge de couvrir la naissance de quintuplés sur l'île de Locmaria au large de la Bretagne.

Leur arrivée sur l'île n'est pas de tout repos. Leur radio tombe à la mer au moment de débarquer. Ils doivent loger dans une chambre non chauffée. Les habitants ne sont pas très hospitaliers. Ils finissent par rencontrer le docteur Créache, le médecin de l'île, ainsi que l'infirmière Yvonne qui leur avouent que la fille enceinte n'est pas mariée et que le père est inconnu. Outré lorsqu'il l'apprend, le directeur du journal demande à Mastier de lui trouver un mari.

Le soir, Yvonne, qui adore les légendes, annonce par le télex des journalistes que des Martiens ont débarqué dans l'île. À Paris, on croit la nouvelle et le président de la République s'apprête même à recevoir les visiteurs à l'Élysée. Le lendemain, les communications de l'île sont tout à coup coupées avec le continent. Des extraterrestres pénètrent dans l'hôtel qui héberge Mastier. Ils ont cru la nouvelle du télex et demandent où sont les Martiens qui ont débarqué. Ils décident de repartir lorsqu'ils apprennent que la nouvelle était fausse. Les deux journalistes tentent de les faire parler et de connaître leur mode de vie, mais ils sont peu communicatifs et avouent seulement venir de Gamma-2.

Pendant ce temps, les bébés finissent par naître et ce sont des sextuplés. Yvonne découvre bientôt que l'un des extraterrestres est le père des enfants et qu'il les a engendré en embrassant la mère (ce qui est la façon des Gammiens de se reproduire). Lorsque les autorités débarquent enfin sur l'île, les extraterrestres sont repartis avec la mère et les 6 enfant

Naisu no mori (The First Contact ) directed by Shunichiro Miki (日本 st eng.)



Three unpopular brothers, Masaichi, Masaru and Masao, are struggling to be popular among the girls. Luckily enough, they finally get a chance to have a co-ed picnic with some pretty young ladies! With 21 free-associative episodes ranging from a nonsense "sci-fi" comedy to a dance-battle daydream, Funky Forest: The First Contact will challenge your mind and melt logic, as its unique characters find themselves in warped dimensions way past our imagination.

La révolution des cellules souches ? réalisé par Clare Blackburn & Amy Hardie



Avec la découverte des cellules souches pluripotentes induites, capables de générer tous les types de cellules présents dans notre corps, il devient théoriquement possible de fabriquer un humain à partir d'un morceau de peau. Une découverte qui pourrait permettre de soigner des pathologies aujourd'hui incurables, mais qui soulève de nouvelles interrogations éthiques.

Avancée majeure de la génétique, la découverte des cellules souches a radicalement changé la compréhension du fonctionnement du corps humain. Ces cellules si particulières, à l'origine de nombreuses applications médicales, ont par exemple permis à des personnes dont les yeux avaient été brûlés par des produits chimiques de recouvrer la vue grâce à des transplantations. Avec la découverte des cellules souches pluripotentes induites (iPS), capables de générer tous les types de cellules présents dans notre corps, il devient théoriquement possible de fabriquer un humain à partir d'un morceau de peau. Une découverte qui pourrait permettre de soigner des pathologies aujourd'hui incurables, mais qui soulève des interrogations éthiques. Ce documentaire retrace, au moyen d'interviews des plus grands spécialistes mondiaux de la génétique et d'animations didactiques, l'histoire de la recherche sur les cellules souches, des premières expériences qui ont révélé leur existence à la fin de la Seconde Guerre mondiale aux réalisations scientifiques et thérapeutiques actuelles.

Saturday, 30 July 2016

Au coeur des machines: De la platine vinyle au tapis de course réalisé par Tom Ranson



Décryptage du mode de fabrication et du mécanisme d'objets ou de machines tels qu'une platine vinyle, d'un barbecue, d'un moteur de hors-bord ou un style bille.

Pop scandals: (1/2) Contre les tabous : la rébellion réalisé par Nicole Kraack & Sonja Collison



Six décennies de scandales dans cette chronique en deux parties de l'histoire de la musique pop. Le voyage débute dans les années 1950. Une jeunesse rebelle émerge et lutte contre un establishment forcément conservateur... Au programme : Elvis Presley, Marilyn Monroe, les Beatles, Betty Page, Janis Joplin, Ozzy Osbourne, les Rolling Stones, Serge Gainsbourg, Jim Morrison, Madonna...

Le voyage débute dans les années 1950. Une jeunesse rebelle émerge et lutte contre un establishment forcément conservateur. Voici l'heure des pop stars débridées, dont les successeurs n'auront aucun mal à prendre le relais. Au programme : Elvis Presley, Marilyn Monroe, les Beatles, Betty Page, Janis Joplin, Ozzy Osbourne, les Rolling Stones, Serge Gainsbourg, Jim Morrison, Madonna...

Rio de Janeiro, ville merveilleuse ? - 450 ans d'histoire réalisé par Pascal Cuissot



Fascinant cocktail urbain du XXIe siècle, la "Cidade maravilhosa" n'a cessé de croître et de se renouveler depuis sa fondation. À la veille des Jeux Olympiques, un voyage documenté au coeur des métamorphoses qui ont jalonné l'histoire de Rio de Janeiro.

En accueillant des événements planétaires comme le Mondial de football en 2014 puis les Jeux olympiques cet été, Rio rivalise avec les plates-formes internationales telles que Londres, Tokyo, Moscou ou Los Angeles... Une ambition à laquelle la "Cité merveilleuse" n'a jamais renoncé. Depuis sa découverte par les Portugais en 1502, la baie de Guanabara, à l'origine peuplée par les Indiens Tamoyos, fascine les visiteurs. Fondée en 1565, la ville, elle, n'a cessé de croître, d'inclure et d'exclure pour se renouveler. Car ce fascinant cocktail urbain du XXI e siècle porte en héritage les métamorphoses qui ont jalonné son histoire et forgé son identité. L'exploitation de l'or du Minas Gerais voisin au début du XVIIIe siècle s'est d'abord révélée déterminante pour son développement, faisant du même coup de son port le point d'entrée de centaines de milliers d'esclaves africains. Autre étape décisive : l'arrivée dans la cité de la cour royale portugaise en 1808, qui l'a curieusement consacrée unique capitale tropicale d'un pays d'Europe.

Ex-capitale
Devenue la vitrine d'une "brasilianité" à inventer après l'indépendance proclamée en 1822, la ville a-t-elle failli à sa mission ? Rio peine, en tout cas, à faire son deuil de son statut de capitale au profit de Brasilia en 1960. Un prestige qu'elle entend désormais reconquérir. À travers de magnifiques vues aériennes, des animations 3D et des archives rares, mais aussi le témoignage d'habitants passionnément amoureux de leur ville et l'éclairage d'historiens, ce documentaire retrace la fabuleuse épopée urbaine d'une ville à nulle autre pareille.

Quand la chimie contamine notre eau - La menace invisible réalisé par Peter Podjavorsek



Peut-on boire sans crainte l'eau du robinet ? C'est ce qu'affirme Janez Potocnik, commissaire européen en charge de l'environnement. Mais les scientifiques qui analysent les substances rejetées dans les eaux se montrent plus réservés. En effet, ils observent chez les poissons et les amphibiens des troubles de la masculinisation, des hypertrophies du foie et des branchies... Chez l'homme, les phénomènes d'allergies et de résistance aux antibiotiques progressent. La biologiste Barbara Demeneix a décelé dans l'eau des molécules perturbant le fonctionnement de la thyroïde. Écotoxicologue, Peter von der Ohe plaide pour une révision des protocoles expérimentaux d'analyse des eaux : selon lui, trop peu de substances sont testées, les seuils de tolérance sont trop hauts et seuls 15 % de nos eaux sont propres. Mais dans les pays en voie de développement, la situation est plus dramatique encore : en Inde, où l'industrie pharmaceutique européenne a délocalisé une partie de sa production, le chercheur Joakim Larsson a mesuré des concentrations en antibiotiques un million de fois supérieures à la normale. Maladies chroniques, fausses couches et naissances de nourrissons handicapés se multiplient. Un constat qui invite à se mobiliser : les scientifiques en appellent aux industriels et aux autorités administratives et explorent des solutions pour dépolluer l'eau.

Friday, 29 July 2016

Monsieur taxi réalisé par André Hunebelle



Chauffeur de taxi bourru au grand cœur, Pierre Verger, surnommé Monsieur Taxi, est accompagné de son fidèle Gangster, un jeune chien malicieux. Il sillonne Paris et conduit notamment de riches étrangères. Un jour, il retrouve dans son taxi un sac contenant 300 000 francs. En tentant de retrouver la propriétaire du sac il se trouve pris pour le complice d'un vol et arrêté par la police. Tout s'arrange finalement et Monsieur Taxi peut marier son fils Georges, journaliste, avec Lily, une danseuse. Sa fille Jacqueline épouse François, un fleuriste.

La Soif de l'or réalisé par Gérard Oury



Urbain Donnadieu, PDG d'une entreprise de maisons préfabriquées, a été élevé par sa grand-mère, Zézette, dans le culte du profit. Avare de première classe, il a volé 60 000 francs par jour à son entreprise, qu'il a transformés en lingots. Il voudrait bien les faire passer en Suisse. Il décide donc de cacher les lingots dans les briques d'une des maisons qu'il doit livrer, une idée qu'il va regretter. Tout irait pour le mieux si son épouse, Fleurette, agent du fisc et son amant, Jacques, chauffeur et meilleur ami d'Urbain, ne venaient pas mettre leur nez dans ce plan...

Le crépuscule de la grenouille réalisé par Allison Argo



Les grenouilles sont menacées d'extinction, à cause des pesticides, de la pollution et de la chytridiomycose, une mystérieuse maladie qui voyage à travers le monde.

Le cheval andalou, monture royale réalisé par Mario Dirkx



Plongée dans la riche histoire des chevaux andalous, racontée par ceux qui les élèvent, les montent et les admirent.

Une fois par an, la cité de Xérès célèbre la Feria del caballo, ou Fête du cheval. L'occasion d'admirer de sémillants cavaliers et leurs compagnes en robes gitanes, juchés sur de somptueuses montures. Les festivités sont organisées en l'honneur du cheval andalou, fierté de la région depuis des siècles : ce sont en effet des moines chartreux de Xérès qui, à la fin du XVe siècle, ont sélectionné et créé cette race dans leur haras, sur des terres octroyées par la Couronne espagnole. Les religieux, très soucieux de la pureté de leur race chevaline, allèrent jusqu'à refuser d'accéder à une demande de Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille qui avaient souhaité un croisement avec le cheval napolitain. Ce qui n'empêcha pas ces souverains d'offrir à toutes les cours d'Europe les belles montures élevées dans leur royaume.

Beauté irréelle
L'élégance de la ligne du cheval andalou, sa grâce et la beauté presque irréelle de ses mouvements contribuent depuis près de cinq siècles au charme de ce pur-sang. En achetant deux de ces chevaux de selle, le réalisateur Mario Dirkx s'est pris de passion pour cette race courageuse et douce, le début d'une aventure documentaire de cinq ans pour retracer l'histoire de leur lignée. À cette occasion, le Néerlandais s'est associé au poète et amoureux des chevaux Juan Llamas Perdigo, qui lui a ouvert bien des portes pour rencontrer des éleveurs et des cavaliers hors normes. Primé à l'Equus Film Festival de New York, ce documentaire indépendant a vu le jour grâce au financement participatif, signe d'une réelle passion pour ce cheval emblématique de l'Espagne.

Guten Tag, RDA ! Les Français et l'Allemagne de l'Est réalisé par Hans Sparschuh & Rainer Burmeister



Bien avant la normalisation des rapports entre la France et la RDA en 1972, de nombreux Français avaient franchi le Mur. De tels échanges étaient déséquilibrés, puisque les citoyens de RDA n'avaient que rarement l'autorisation de se rendre en France.

La RFA et la RDA ont reconnu leurs existences respectives seulement en mai 1972, à l'initiative du chancelier Willy Brandt. Dès lors, les pays occidentaux pouvaient normaliser leurs propres relations avec l'Allemagne communiste. Ce fut le cas de la France en 1973. Pourtant, certains Français avaient eu depuis longtemps l'occasion de visiter la RDA et de s'y faire des amis. Des municipalités gérées par le Parti communiste développaient des contacts avec des villes de RDA. Leurs groupes de jeunes découvraient ainsi les camps de pionniers est-allemands durant les vacances ; des délégations de la CGT allaient étudier "les acquis de la classe ouvrière". Artistes et intellectuels français ne rechignaient pas non plus à se rendre de l'autre côté du Mur. Plus tard, en 1984, l'ouverture d 18un centre culturel français à Berlin-Est connut un succès phénoménal.

De tels échanges étaient pourtant déséquilibrés puisque les citoyens de RDA n'avaient qu'exceptionnellement l'autorisation de se rendre en France. Et tomber amoureux d'une Française exposait à bien des tracas policiers.

Thursday, 28 July 2016

Télévision (histoires secrètes) 3-3 Prédateurs réalisé par Marie-Ève Chamard & Philippe Kieffer



C’est l’histoire d’un microcosme, d’un petit groupe d’industriels, de mini-titans qui se sont déchiré durant les années 1980 pour obtenir une part du gâteau audiovisuel français. Plus habitués à entendre les sourds échos de la guérilla que mènent les starlettes du petit écran entre elles, les téléspectateurs découvrent d’étonnantes histoires secrètes grâce à ce document en béton. Ses auteurs, Marie-Ève Chamard et Philippe Kieffer, évoquent ici leur travail.

Troisième partie : Prédateurs

Pendant qu’Hervé Bourges, dernier PDG de TF1 public « joue le jeu » de la privatisation, les concurrents peaufinent leurs dossiers. Catastrophe pour Hachette, la mise à prix de 3 milliards de francs (pour 50 % des parts) est trop élevée pour son allié Havas, qui se retire. En outre, Bouygues menace de saisir le Conseil d’État : la BNP n’a selon lui pas le droit de faire partie du tour de table de Hachette. Le lobbying de Bouygues, « systématique et scientifique » selon Patrick Le Lay (TF1), séduit les membres de la CNCL. Le grand jour de la présentation des dossiers arrive. Moments comiques que ces extraits de bandes vidéo où l’on voit Francis Bouygues suivre les cours de « tchatche » de Bernard Tapie… Les patrons d’Hachette assistent à la prestation matinale du staff de Bouygues devant la CNCL, dont les membres sont tout sourire. Pour eux, l’après-midi sera maussade. En butte à de nombreuses objections, Hachette réalise que les jeux sont faits. Yves Sabouret se souvient : « On a compris que l’on n’avait rien compris. » A 10 voix contre 3, Bouygues emporte la Une. La CNCL est complètement discréditée.

1988. La réélection de François Mitterrand entraîne le remplacement de la CNCL par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) dirigé par Jacques Boutet. Jack Lang et Catherine Tasca sont les nouveaux ministres en charge de la communication.

Des vedettes de TF1 partent pour La 5. Silvio Berlusconi déclare : « Il faut attraper les stars avant que le béton soit sec. » Droits de diffusion et salaires explosent : de cette époque date la guerre des chaînes. Les programmes de La 5 sont un échec. TF1 met de l’ordre dans son domaine (renvoi de Michel Polac).

1989. Antenne 2 et FR3 sont réunies au sein de France Télévision. Le premier PDG est Philippe Guilhaume.

Surprise : la présidence commune du service public est née d’une idée de Patrick Le Lay alors qu’il discutait avec Jack Lang d’un projet consistant à reprendre La 5 pour y diffuser des programmes complémentaires : « J’aurais mieux fait de me taire » confie-t-il aujourd’hui. Le pouvoir verrait bien Hervé Bourges à la tête de France Télévision, mais le CSA lui préfère un outsider. Du côté de La 5, Seydoux et Berlusconi tentent en vain d’évincer Hersant qui se vengera en lâchant la chaîne, qu’il sait perdue, en vendant ses parts à Hachette.

1990. Robert Hersant quitte La 5, l’opérateur en devient le groupe Hachette dirigé par Jean-Luc Lagardère.

L’avis est unanime : le CSA n’aurait pas du accepter ce transfert de parts. Mais Jean-Luc Lagardère (Hachette) assure qu’il peut redresser la barre. Le service public va mal, Philippe Guilhaume démissionne. Hervé Bourges prend sa place à la tête de France Télévision.

1992. La 5 dépose son bilan et arrête ses programmes. Arte, chaîne culturelle franco-allemande, s’installe en soirée sur le réseau laissé vacant. Jérôme Clément en est le PDG.

Les pertes de La 5 s’élèvent à trois milliards de francs. Berlusconi propose une relance de la chaîne, mais plus personne ne veut de lui. « On l’avait assez vu ! » (Jacques Rigaud). La disparition de La 5 arrange tout le monde. Il y avait une chaîne de trop. La manne publicitaire se répartit entre les télés restantes, tandis que le cinquième réseau est « neutralisé » par le lancement d’Arte.

Télévision (histoires secrètes) 2-3 Opérateurs réalisé par Marie-Ève Chamard & Philippe Kieffer



C’est l’histoire d’un microcosme, d’un petit groupe d’industriels, de mini-titans qui se sont déchiré durant les années 1980 pour obtenir une part du gâteau audiovisuel français. Plus habitués à entendre les sourds échos de la guérilla que mènent les starlettes du petit écran entre elles, les téléspectateurs découvrent d’étonnantes histoires secrètes grâce à ce document en béton. Ses auteurs, Marie-Ève Chamard et Philippe Kieffer, évoquent ici leur travail.

Deuxième partie : Opérateurs
1985. Création de la SEPT et de Médiamétrie.
L’ouverture de l’espace hertzien aux télés privées provoque une onde de choc. Quelques chaînes pirates apparaissent tandis que les industriels se mettent sur les rangs (Hersant, Hachette, Publicis). Un homme d’affaire italien, Silvio Berlusconi, s’introduit dans le jeu sur recommandation de Mitterrand, via Bettino Craxi. Son arrivée provoque des remous jusqu’au gouvernement. Savoureux moment où l’on apprend que Berlu s’en allait à la rencontre de Jack Lang, un lingot d’or en poche… On annonce la mort de Canal + : Berlusconi comme Jean Riboud, patron de Schlumberger, manœuvrent pour récupérer la chaîne. Rousselet tient bon et en appelle à l’arbitrage du président. Dans le plus grand secret, Berlusconi et Seydoux sont choisis comme opérateurs de la future 5, tandis que Publicis, Gaumont et NRJ obtiennent le sixième réseau. Jacques Rigaud, patron de la CLT fulmine : il n’y a pas de compétition, les jeux sont truqués. Lorsqu’on apprend les avantages qu’a obtenu La 5, le tollé est énorme.

1986. La 5 et TV6 ouvrent leur antenne. Au parlement, la majorité change, Jacques Chirac est nommé Premier ministre, François Léotard, ministre de la Communication. Une nouvelle loi prévoit la privatisation de TF1, de TDF et de la SFP. La Commission nationale de la communication audiovisuelle (CNCL), présidée par Gabriel de Broglie, remplace la Haute autorité. Les PDG du service public sont remplacés.

Les deux nouvelles chaînes commencent à émettre à la veille des élections législatives. On espère en haut lieu que cela permettra de gagner des voix. Rien n’y fait, la gauche est battue. La droite annule les concessions de La 5 et de TV6, elle annonce la privatisation de TF1. Maurice Lévy, patron bafoué de TV6, est encore aujourd’hui écœuré et doute que « la France soit un État de droit. »

1987. TF1 est privatisée. Le tour de table est dominé par l’entrepreneur Francis Bouygues. La 5 est réattribuée à Berlusconi auquel s’est joint Robert Hersant. TV6 diffuse ses dernières images. Le sixième réseau est attribué à M6, création d’un consortium dominé par la CLT.

Un appel d’offre est lancé par la CNCL pour l’achat de TF1. Branle-bas de combat : les tours de table s’organisent. Après de nombreuses négociations, la bagarre pour TF1 se fera entre Hachette et Bouygues. Hersant renonce à TF1 et se rapproche de Seydoux et Berlusconi pour la réattribution de La 5. Carlo Freccerro, conseiller de ce dernier, qualifie cette alliance de « mariage diabolique entre deux monstres ». Rigaud (CLT) et La Lyonnaise des eaux se rabattent sur le sixième réseau. Chacun rivalise dans le « mieux-disant culturel ». Le cynisme est de rigueur, personne ne songe un instant respecter ses engagements.

Télévision (histoires secrètes) 1-3 Géniteurs réalisé par Marie-Ève Chamard & Philippe Kieffer



C’est l’histoire d’un microcosme, d’un petit groupe d’industriels, de mini-titans qui se sont déchiré durant les années 1980 pour obtenir une part du gâteau audiovisuel français. Plus habitués à entendre les sourds échos de la guérilla que mènent les starlettes du petit écran entre elles, les téléspectateurs découvrent d’étonnantes histoires secrètes grâce à ce document en béton. Ses auteurs, Marie-Ève Chamard et Philippe Kieffer, évoquent ici leur travail.

Première partie : Géniteurs

1981. La nouvelle majorité socialiste ouvre une brèche dans le monopole en autorisant les radios locales privées. Les PDG de l’audiovisuel sont remplacés. Georges Fillioud est nommé ministre de la Communication.

Le procès de la « télévision giscardienne » est fait dans la rue, dans les couloirs des chaînes et du nouveau pouvoir. Selon André Rousselet, alors conseiller du nouveau président : « Pour les politiques, ne comptent que les informations » lorsqu’ils s’intéressent à la télévision. Georges Fillioud explique aujourd’hui comment il a fait couper les lignes de téléphone qui le reliait directement aux PDG des chaînes.

1982. La loi du 29 juillet relative à la liberté de communication audiovisuelle met fin au monopole. La Haute autorité est fondée (Michèle Cotta, présidente).

Depuis quelques années, l’homme d’affaires Jean Frydman travaille sur un projet de télévision cryptée dont les programmes seraient diffusés dans les créneaux vides des trois chaînes d’État. TVCS s’inspire des pay TV américaines. Pour avoir soutenu Giscard, Frydman est mis hors jeu. L’agence Havas récupère le dossier nommé Canal 4. Lors de son arrivée à la tête de la société, Rousselet, qui avoue ne rien connaître aux médias à cette époque, le découvre avec surprise. Antoine Lefébure raconte : « Il a trouvé ce qu’il allait faire à Havas. »

1984. Canal +, la première chaîne de télévision privée française voit le jour. Elle est dirigée par le président d’Havas, André Rousselet.

Personne ne croit à Canal +, qui va connaître une première année difficile. L’ambition d’y diffuser des programmes culturels a été abandonnée, on s’oriente vers l’idée d’une chaîne « cadeau » offerte aux Français. Pendant ce temps, Jacques Chirac annonce ses projets en matière d’audiovisuel. Il prévoit la privatisation de deux chaînes du service public.

Jean Luc Lagardère, mortelle épopée réalisé par Gilles Cayatte



La mort de Jean-Luc Lagardère, le 14 mars 2003, reste un mystère, qui ne cesse d'intriguer et d'alimenter les rumeurs. Après son décès, sa famille a d'ailleurs déposé une plainte pour homicide. En utilisant les codes du polar, le documentaire s'intéresse aux circonstances étranges de cette mort, suivant un fil conducteur qui mène à des univers comme l'armement, l'aéronautique, la justice, la médecine, les médias, mais aussi l'espionnage, la politique ou le monde des courses hippiques. La quête de vérité autour de la mort de ce patron de presse et chef d'entreprise se poursuit en parallèle à l'évocation de l'aventure Lagardère.

Assassinats, morts suspectes de ministres, fraudes, malversations impliquant des hommes politiques et coulisses du pouvoir, avec cette collection "Affaires d'état / Étranges affaires", France 3 propose une série de films documentaires sur des affaires d'Etat qui ont ponctué toute l'histoire de la Cinquième République. Inconnues ou méconnues, ces affaires sont revisitées avec des éclairages contemporains, voire inédits, et une écriture innovante.

Ludique et accessible, cette collection propose de revenir d'une façon atypique sur l'Histoire contemporaine.

La mort de Jean-Luc Lagardère, le 14 mars 2003, est l'un des grands mystères qui ne cessent d'intriguer et de susciter des rumeurs. Suite à son décès, une plainte pour homicide sera déposée par la famille. Utilisant les codes du polar, le film s'articule autour de cette mort, et mène à des univers aussi différents que l'armement, l'aéronautique, la justice, la médecine, les médias, l'espionnage, la politique ou les courses hippiques, et tente d'en connaître les causes réelles.

La quête de la vérité sur cette mort sera parallèle à l'évocation de l'aventure Lagardère, quarante ans d'une réussite exceptionnelle, et d'échecs retentissants, d'intelligence tactique hors du commun, soutenue par une vision sans équivalent de l'exercice du pouvoir.

Wednesday, 27 July 2016

New York, entre fleuve et océan Claudia Müller & Claudia Steinberg



Une nageuse qui a osé plonger dans l'East River, une photographe qui vit sur un ancien pétrolier et milite pour la redynamisation de la navigation marchande, un architecte paysagiste qui transforme une friche industrielle en parc et jardin des senteurs... Tous racontent les ports et les canaux, les plages et les zones humides de New York, une ville dont l'histoire a été modelée par l'eau. Avec le projet «Vision 2020», le maire Michael Bloomberg entend «revégétaliser» sa ville, en pleine mutation. C'est en particulier le cas de la péninsule de Rockaway, à quelques kilomètres de Manhattan, une ancienne station balnéaire devenue un ghetto dans les années 1960 et 70.

Néandertal et ses secrets réalisé par Ruth Berry



Une enquête scientifique captivante sur les restes fossilisés de Néandertaliens en Espagne. La première preuve génétique d'une organisation familiale chez cette espèce, et des indices de cannibalisme.

En explorant le réseau souterrain de grottes du site d'El Sidrón, dans le nord de l'Espagne, le paléontologue Antonio Rosas et l'archéologue Marco de La Rasilla ont mis à jour les os d'une douzaine de Néandertaliens et de nombreux fragments d'outils en pierre. Certains os présentent des fractures, d'autres sont brisés, les crânes ont été défoncés... Signes de cannibalisme ? Traces d'un rituel ? Conséquences de la famine ? Plusieurs mystères planent sur le site, et sur la fin de ces hominidés vivant il y a environ 49 000 ans...

Que s'est-il passé ?
Rosas et de La Rasilla sont convaincus que les Néandertaliens n'étaient pas des brutes assoiffées de sang. Que s'est-il alors passé ici il y a 49 000 ans ? Leur enquête conduit vers d'autres sites de fouilles de la péninsule ibérique, notamment sous la mer au large de Gibraltar. L'occasion de rencontrer le biologiste Clive Finlayson qui pense savoir pourquoi l'homme de Neandertal a disparu. Les découvertes d'El Sidrón permettront d'apporter des réponses à cette question, comme l'explique le généticien Carles Lalueza Fox qui travaille sur le génome des Néandertaliens. Il a notamment établi que le groupe d'El Sidrón appartenait à une même famille. Un premier pas pour comprendre le destin des hommes et des femmes de Neandertal et peut-être leur fin

Narco-finance, les impunis réalisé par Agnès Gattegno



L’économie mondiale est de plus en plus irriguée par les narcotrafiquants venus du Mexique. Un documentaire saisissant sur les complicités d’un système financier international pour qui l’argent n’a pas d’odeur.

C’est l’histoire d’une stratégie industrielle très maîtrisée : diversification des activités, conquête de nouveaux marchés, investissements à l’étranger, rien que de très banal dans une économie mondialisée. À ceci près que l’entreprise en plein essor filmée par Agnès Gattegno n’est pas répertoriée au registre du commerce mais plutôt fichée au grand banditisme. Son documentaire montre comment, grâce à la dérégulation des marchés et à l'obsession du profit qui régit les milieux financiers, les sociétés criminelles comme les cartels de la drogue peuvent s’épanouir mondialement et dans une relative impunité. Au Mexique, les narcotrafiquants vampirisent l’économie locale. Profitant des largesses d’une police corrompue et d’un système bancaire complice, ils ont fait main basse sur une partie des domaines agricoles, dont ils contrôlent la production et les prix. Même si seulement deux crimes sur cent sont punis au Mexique, une récente loi antidrogue les a conduits à élargir leurs "compétences" : racket, enlèvements, mais surtout vols exponentiels de chargements d’hydrocarbures. Avec une incidence directe sur le coût de la vie locale : les entreprises lésées augmentent leurs prix. Mais l’impact de ces pratiques mafieuses est avant tout transfrontalier. Le puissant voisin américain en profite largement : il accueille les propriétaires terriens et les chefs d'entreprise rackettés et forcés à l'exil, mais aussi les investissements des narcotrafiquants et les citernes d’essence clandestines.

Argent sale et fluide
Grâce à de nombreux témoignages issus notamment des organismes d’enquête internationaux, Narco-finance, les impunis démonte pièce par pièce les tolérances dont bénéficient ces flux d’argent frais dans l’économie américaine. Un ancien employé de la puissante banque anglo-saxonne HSBC l’accuse frontalement, et non sans crainte pour sa survie, d’être le principal vecteur de blanchiment d’argent sale entre les deux pays. Les autorités de contrôle et la justice ferment les yeux : un effondrement de HSBC déséquilibrerait le système financier mondial. La banque et ses consœurs peuvent donc aider les cartels à toucher les autres places financières comme Londres ou à s’étendre dans des paradis fiscaux comme le Liban, pour le plus grand bonheur du Hezbollah. Dense et très documenté, le film d’Agnès Gattegno est au final l’histoire d’une métamorphose : celle de criminels aux mains sales devenus narcofinanciers en col blanc

Bichon, le gang des Postiches réalisé par Bernard Boespflug



Le gang des postiches est une célèbre équipe de braqueurs et casseurs qui opéra à Paris entre 1981 et 1986. Ils s’attaquèrent à 27 banques et pillèrent 1 300 coffres-forts de particuliers avec une rare audace.

Robert Marguery, dit Bichon faisait partie du Gang des Postiches qui défraya la chronique dans les années 80.

A partir de son journal intime, Bernard Boespflug retrace l’aventure singulière de ce braqueur de banques… de ses premiers pas dans la délinquance comme forme de rébellion, en passant par ses célèbres faits d’armes et ses très nombreuses années passées en prison, qui furent pour lui, en quelque sorte, un chemin intime et sinueux vers la spiritualité, jusqu’à sa « retraite métaphysique » actuelle en Asie du Sud Est.

Histoire de pêche réalisé par Jean Chabot



Documentaire qui laisse la parole aux pêcheurs du Québec, concernés par la pollution des lacs et des rivières de la province. Leurs témoignanges sonnent l’alarme et tentent de cerner les responsables. Leur désir : que s'engage une prise de conscience et que des actions mettent fin à la dégradation de notre parc hydrographique, richesse naturelle du Québec.

Tuesday, 26 July 2016

Mon frère se marie réalisé par Jean-Stéphane Bron



Vingt ans après avoir été adopté par une famille suisse, les Depierrat, Vinh va épouser Sarah dans l'intimité pour éviter que ses parents adoptifs Claire et Michel ne se recroisent, la famille ayant éclaté depuis dix ans.

Cependant, la mère vietnamienne de Vinh va venir pendant trois jours pour assister au mariage de son fils qu'elle avait décidé laisser partir sur un bateau de boat people alors qu'il avait sept ans. Comme les Depierrat et même Vinh lors d'un voyage au pays ne lui ont jamais avoué qu'il y a eu un divorce, Jacques le fils insiste pour que tous jouent la comédie de la famille unie et catholique pour faire plaisir à cette dame et à Vinh.

Le film est consacré aux péripéties de la préparation difficile de ces trois jours et du jour du mariage au cours duquel l'ancien couple Claire-Michel a du mal à se revoir et que leur fille Catherine ne parvient toujours pas à dialoguer avec ses parents. Pire, au fur et à mesure, l'ancien patron mono-maniaque de son entreprise Michel et Claire finissent par accuser Jacques de tenter de réunir la famille contre leur gré.

Mon frangin du Sénégal réalisé par Guy Lacourt



Le photographe Jules Pinson est amoureux d'Annette, la fille de l'épicier. Celle-ci ne rêve que de héros de films d'aventures qu'elle voit au Ciné Palace, le cinéma de son quartier. Pour l'éblouir, Jules est obligé de s'inventer un frère jumeau, chasseur de lions en Afrique. Or un beau jour, un lion s'échappe d'une ménagerie voisine : Jules et son double doivent montrer leur talent. Des situations imprévues et cocasses suivent. Elles aboutissent au mariage de Jules et d'Annette.

Moi y'en a vouloir des sous réalisé par Jean Yanne



Après une initiative malheureuse le conseiller financier Benoît Lepape est licencié. Il convainc son oncle, un militant syndicaliste, d'investir les fonds de l'union et appliquer des méthodes capitalistes dans une entreprise de bicyclette qui va connaître le succès, puis dans d'autres aventures comme une usine modèle d'électronique.

L'école des hauts réalisé par Danielle Jay



Tous les lundis matin, Anne-Christine Gimenez marche plus de 3 heures pour rejoindre son école de l'Ilet à Bourse, au cœur même du cirque de Mafate, à 850m d'altitude. Et ce, depuis plus de 10 ans ! Sa classe est constituée d'une douzaine d'enfants de 2 à 12 ans, de la petite section au CM2. Avec Anne-Christine, on ne s'ennuie jamais, et pour rien au monde les enfants ne manqueraient l'école, même quand la pluie tombe à verse parce que "on n'est pas en sucre, on ne fond pas !". Parmi leurs nombreuses activités, les enfants répètent une pièce de théâtre "Le Roi Cabri" qu'ils ont écrite avec l'aide de 2 intervenants à l'occasion d'une résidence d'écriture

La conquête du ciel - L'énigme du premier vol motorisé réalisé par Tilman Remme



Qui fut le véritable pionnier de l'aviation motorisée ? Le nom des frères Wright est resté dans l'histoire, mais ils auraient volé la vedette à un certain Gustav Weißkopf, un ingénieur bavarois émigré aux États-Unis...

Il y a un peu plus d'un siècle, l'apparition du vol motorisé révolutionnait l'histoire des transports. Mais qui en furent les véritables pionniers ? D'après tous les livres d'histoire, ce sont les frères Orville et Wilbur Wright qui s'élancèrent pour la première fois à bord de leur "flyer" en 1903. Cette version a pourtant été contestée : la primeur pourrait en réalité revenir à un ingénieur bavarois émigré aux États-Unis, Gustav Weißkopf. Une thèse que soutint dès les années 1930 la journaliste Stella Randolph, s'appuyant sur des recherches intensives et des témoignages d'époque - ce qui lui vaudra de se mettre à dos la famille Wright. Quel crédit faut-il accorder aux dires des témoins oculaires, d'après lesquels Weißkopf aurait réalisé son premier vol deux ans avant les illustres frères, à bord d'un incroyable engin volant aux allures d'oiseau ? Les Wright auraient-ils volontairement minimisé son rôle dans l'histoire de l'aviation - ou pire, auraient-ils pratiqué à son encontre de l'espionnage industriel ? Grâce notamment à l'historien et pilote John Brown, le documentaire tente de percer cette épineuse énigme, qui nous emmène des États-Unis jusqu'en Allemagne.

Roses, un marché épineux réalisé par Laure Gratias



Fleur coupée ou rosier de jardin, la rose est de très loin la fleur favorite des Français. Cet engouement génère un marché colossal de près de 600 millions d'euros par an. Mais d'où viennent ces roses ? Qui les crée ? Où sont-elles cultivées ? Dans quelles conditions ? Pourquoi les trouve-t-on à des prix aussi différents ? Pourquoi sont-elles souvent si peu parfumées ? Pour répondre à ces questions et à bien d'autres, ce film apporte les éclairages d'acteurs incontournables du secteur de la rose : négociants, producteurs, scientifiques, chercheurs ou fleuristes, ils livrent les secrets de la reine des fleurs.

Expédition Tsunami - Mission scientifique sur les fonds marins réalisé par Eike Besuden



Pendant quatre semaines, à bord d'un navire d'exploration scientifique, une équipe d'océanographes et de géologues a étudié la formation du tsunami qui a ravagé les côtes japonaises le 11 mars 2011.

Pendant quatre semaines, le Sonne, un navire d'exploration scientifique, a croisé au large des côtes de Tohoku. À bord de ce laboratoire flottant, vingt chercheurs allemands et japonais pour une mission : analyser comment le déplacement du plancher océanique provoqué par le séisme a déclenché un tsunami dévastateur. Équipés d'un sous-marin hight-tech téléguidé, les chercheurs étudient les dégagements de gaz, réalisent des films pour repérer l'apparition de failles ou encore l'abaissement ou le relèvement du fond marin, et prélèvent des carottes sédimentaires à une profondeur comprise entre 2 000 et 4 000 mètres. Les sismologues japonais recherchent par ailleurs leurs stations de mesure : endommagées par le séisme, elles n'émettent plus, mais pourraient bien avoir enregistré des données précieuses. Les scientifiques veulent également poser de nouvelles sondes. Un même objectif anime en effet tous les membres de cette expédition germano-japonaise pionnière : mieux comprendre la formation des tsunamis pour, à terme, mieux les prévoir.

L'énigme Benoît XVI réalisé par Ludwig Ring-Eifel & Thomas Schröder

L'énigme Benoît XVI

Dès son élection en 2005, Benoît XVI a été adoré des uns et abhorré des autres. Voici le portrait d'un homme qui garde son mystère, avec les analyses des philosophes Alain Finkielkraut et Peter Sloterdijk, de Mgr Lustiger, du théologien Hans Küng, d'évêques allemands, de cardinaux, de "vaticanologues" et du frère du pape, Georg Ratzinger.

Longtemps responsable de la Congrégation pour la propagation de la foi, l'ancien cardinal Ratzinger était considéré par beaucoup comme un ultraconservateur opposé à la théorie de la libération, à la célébration commune de l'eucharistie avec les protestants, au sacerdoce des femmes et à une morale sexuelle moderne. D'autres voyaient en lui un homme d'une acuité d'esprit hors pair, d'une grande modestie et d'une indéniable humanité. Pour ses partisans, ces qualités ont valu à Benoît XVI l'adhésion de la jeunesse lors des JMJ à Cologne. Trois ans après sa surprenante "renonciation" en 2013, ARTE rediffuse ce portrait d'un homme qui garde son mystère. Un documentaire nourri des interviews des philosophes Alain Finkielkraut et Peter Sloterdijk, de monseigneur Lustiger, du théologien Hans Küng (un de ses adversaires), d'évêques allemands, des cardinaux, des "vaticanologues" et de son frère Georg Ratzinger, lui-même homme d'Église.

Cervelle d'oiseaux réalisé par John Capener



Des études récentes démontrent que les oiseaux ont une intelligence comparable à celle des singes et changent le regard que l'on a sur les espèces aviaires.

Biologie 2.0 - Faire évoluer l'évolution réalisé par Charles-Antoine de Rouvre



En explorant des chemins encore inexplorés par la nature, les scientifiques veulent produire du vivant inédit, des cellules utiles pour l'humanité.

Monday, 25 July 2016

Aux portes de la mer - Hong Kong réalisé par Sebastian Lindemann



Les villes en bord de mer sont des portes sur le monde. À la découverte de cinq grandes cités portuaires et de leur faune bigarrée. Dans ce volet : Hong Kong. L'ancien port de pêche, devenu mégapole après plus de cent cinquante ans de domination coloniale britannique, se veut moderne sur tous les plans.

À Hong Kong, la vitesse semble être le maître mot. L'ancien port de pêche, devenu mégapole après plus de cent cinquante ans de domination coloniale britannique, se veut moderne sur tous les plans. Temple du commerce, le "port aux parfums" est aussi une ville verticale, avec ses plus de sept mille gratte-ciel - un record ! L'exiguïté des logements est le problème principal de la plupart de ses 7 millions d'habitants. Rencontre avec un professeur de soutien scolaire - une "industrie" particulièrement florissante à Hong Kong -, un monteur d'échafaudages en bambou et une jeune praticienne de kung-fu.

Sunday, 24 July 2016

New York - Le show de la ville réalisé par Pierre Brouwers



Les peintures murales, les nouvelles tendances architecturales, ainsi que les nouveaux quartiers et ceux de la périphérie donnent une vision différente de New York.

New York est trop souvent réduite à Manhattan. Pourtant, quatre autres districts - ou «boroughs» - complètent la ville : Brooklyn, le Queens, le Bronx et Staten Island. Pierre Brouwers se promène dans ces quartiers, du Yankee Stadium à Jackson Heights, de Williamsburg, le quartier juif de Brooklyn, aux plages de Coney Island, des avenues résidentielles de Staten Island à l'aéroport Kennedy. Au gré de ses déambulations, il découvre et filme les rues, les magasins de quartier, les musées : autant de facettes insolites, qui montrent aux téléspectateurs combien New York est une cité vivante où il fait bon flâner.

Tabloids - Splendeur et décadence de la presse à scandale réalisé par Jean-Baptiste Péretié


suite


Le récit de l'irrésistible ascension des tabloïds, avant leur chute et leur résurrection sur Internet. Une enquête éclairante menée sur un ton décalé.

" Corps sans tête dans bar à nibars", "Des abeilles tueuses foncent vers le Nord"... : racheté en 1976 par Rupert Murdoch, le roi de la presse tabloïd, le New York post s'est rendu célèbre par ses unes racoleuses, à l'instar de ses cousins britanniques The sun et News of the world, deux autres titres du magnat australien. Exploitant le voyeurisme de ses lecteurs et abusant de leur crédulité, la presse à scandale s'est surtout développée dans les pays anglo-saxons, où le droit en la matière est moins strict qu'ailleurs. Avec, toujours, la même recette éprouvée : "Seins nus, chien, enfant, un des Kennedy", comme le résume avec humour un journaliste. Soit un savant dosage de faits-divers montés en épingle, de sexe extra-conjugal et d'histoires abracadabrantes, - la (sur)vie cachée d'Elvis Presley, un vieil homme habitant avec un alligator, etc. Comptant au sommet de leur succès plusieurs millions de lecteurs chacun, et ayant inspiré d'autres tabloïds plus soft dans le reste du monde, y compris en France (Voici, Closer, etc.), ces titres ont périclité ces trente dernières années après avoir choqué l'opinion, en poussant trop loin leurs méthodes : paparazzis charognards à la mort de Lady Di en 1997, écoutes téléphoniques des stars en 2011 ayant entraîné la fermeture de News of the world. Les tabloïds sont morts, vive la culture tabloïde à l'ère d'Internet (trash TV, sextape, revenge porn, etc.) ! Celle-ci triomphe désormais sur tous les écrans où chacun peut exposer ses petits secrets. Documenté et émaillé de témoignages édifiants de rédacteurs en chef lucides et cyniques, de paparazzis désenchantés et de celui, touchant, de Gennifer Flowers, qui affirme avoir été la maîtresse de Bill Clinton, ce film décrypte un phénomène en constante évolution.

Quand la folie devient art réalisé par Julia Benkert



En Amérique, au Japon et en Europe, la réalisatrice a découvert six maîtres d'exception qui, en proie à d'étranges et mystérieux démons, ont élevé leur obsession au rang d'art. Ils se surnomment "l'homme aux noeuds", "la reine des points", "le génie des chiffres" ou "la femme aux courbes". Leurs oeuvres - dont certaines sont exposées dans les musées d'art contemporains des grandes métropoles - sont chargées de messages secrets qui fascinent et irritent, mais ne demandent qu'à être décodés.

Saturday, 23 July 2016

Cours après moi que je t'attrape réalisé par Robert Pouret



Paul est percepteur, Jacqueline est toiletteuse de chiens au « Chenil du chien chic ». Ils ont tous deux la quarantaine et vivent en solitaires, lui après un mariage rompu, elle, à la suite d'une déception amoureuse. Ils se rencontrent grâce aux petites annonces matrimoniales du « Chasseur français » ; mais à leur âge, chacun a ses habitudes et son caractère et tous leurs rendez-vous sont marqués par des incidents qui semblent rendre difficile leur vie commune : pour leur première soirée, par erreur, Paul conduit Jacqueline dans une salle où passe un film porno ; les chiens de Jacqueline dévastent la villa de Paul ; le fils de ce dernier survient avec sa petite amie… Plus tard, une ancienne maîtresse de Paul l'enferme dans son bureau au moment où il devait rejoindre Jacqueline. Rupture, retrouvailles, scènes de ménage. Après toutes ces péripéties, ils comprennent qu'ils ne peuvent plus vivre l'un sans l'autre.

Les pionniers de l'avion à réaction réalisé par Mira Thiel & Birgit Tanner



Dans les années 1930, un Anglais et un Allemand inventent quasiment en même temps, sans jamais se rencontrer, une technique qui va révolutionner l'aviation : le turboréacteur.

Au début des années 1930, le jeune Hans Pabst von Ohain est étudiant en physique. À ses heures perdues, il pilote des planeurs. La première fois qu'il monte dans un avion à hélice, un Junkers Ju 52, il est effaré par le bruit et les odeurs de gaz d'échappement. Il se met immédiatement à réfléchir à un système susceptible d'améliorer la propulsion des avions à moteur et imagine le principe du "réacteur". Mais le premier essai de l'engin fabriqué selon ses indications n'est pas concluant. Et il ignore que dans le même temps, un autre passionné d'aviation tente de mettre au point un système équivalent. Le Britannique Frank Whittle, qui a réalisé son rêve d'enfance en devenant pilote dans la Royal Air Force, trouve les biplans de l'armée de l'air beaucoup trop lents. Pour aller toujours plus vite et plus haut, il a lui aussi compris que l'hélice n'est pas le meilleur des propulseurs. Cinq ans plus tôt, il a donc eu la même idée que von Ohain. Mais il n'a que 22 ans, n'est pas ingénieur et son projet de réacteur est rejeté par la hiérarchie militaire. Il faudra à ces deux inventeurs une obstination hors du commun pour imposer leur vision. C'est chose faite le 28 août 1939 pour l'Allemand, avec le vol réussi du Heinkel HE 178, et le 15 mai 1941 pour le Britannique, dont le réacteur est construit non pas en Angleterre, mais aux États-Unis. Parallèlement à l'histoire mouvementée de ces deux pionniers, le documentaire présente la construction d'un turboréacteur de nouvelle génération.

Méditerranée, notre mer à tous réalisé par Yann Arthus-Bertrand



Après ses documentaires « Vu du ciel », « Home » ou encore « Planète océan », voici le nouveau film évènement de Yann Arthus-Bertrand réalisé avec Michael Pitiot. Le photographe-reporter-réalisateur-écologiste français nous raconte l'histoire de la Méditerranée, berceau de la civilisation. Magnifique documentaire avec des images aériennes à couper le souffle. A voir ou revoir sur La Une le dimanche 09 août à 14h30. Rediffusion sur La Trois le 12/08 à 21h00.

Né en 1946, Yann Arthus-Bertrand s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. Photographe, reporter, cinéaste, il est également militant écologiste convaincu. Après son film " Planète Océan ", zoom à présent sur la Méditerranée, une mer intercontinentale presque entièrement fermée située entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie.

Mais la Méditerranée est bien plus qu'une mer. C'est un berceau des civilisations humaines. Avec elle, l'homme a imaginé l'agriculture, le commerce, pensé la démocratie et écrit les pages des religions majeures de la planète. La méditerranée c'est aussi 427 millions d'habitants et 24 pays tous différents. Et pourtant... Pourtant aujourd'hui, on ne voit plus cette Méditerranée. On ne voit que ses guerres et ses crises à répétition. A-t-on oublié ce que veut dire Méditerranée? Ce qu'elle propose au monde de demain ? Pour répondre à ces questions, le film dévoile une Méditerranée inédite, magnifique et exclusive (Egypte, Liban, Algérie, Libye, etc.). Un voyage aérien à la rencontre d'une mer au destin unique.

Friday, 22 July 2016

Rock-a-Bye Baby directed by Frank Tashlin



Clayton Poole (Jerry Lewis) is a small-town TV repairman whose former sweetheart, Carla Naples (Marilyn Maxwell), is now a famous movie star. Carla marries a Mexican bullfighter and becomes pregnant; her husband dies the day after the wedding. Her agent, Harold Herman (Reginald Gardiner) tries to avoid a scandal by sending Carla back to the town where she grew up. The cover story is that she is going into seclusion to prepare for her next role, the lead in the religious epic The White Virgin of the Nile. Carla turns to Clayton for help, and he agrees to care for the child once it is born.

Carla gives birth to triplets, and Clayton discovers that he has to be married before he can adopt them. He marries Carla's younger sister, Sandy (Connie Stevens), who is in love with him. The press learns that the triplets are Carla's, and Carla tells reporters that she and Clayton are secretly married. Now suspected of bigamy, Clayton goes into hiding with the triplets.

Nine months later, Sandy gives birth to quintuplets. A statue of Clayton and his five babies is erected in front of the town courthouse.

Margaret Thatcher, l'enfance d'un chef réalisé par Camille Le Pomellec



Comment une fille d’épiciers de province, à la mise en plis impeccable, métamorphose la Grande-Bretagne dans le fracas, les cris, le sang et les larmes, et marque le monde de son empreinte idéologique ? Qui est Margaret Thatcher, première femme occidentale à conquérir un parti politique et à exercer le pouvoir ? Tout le monde devine comment elle a mérité ce surnom de « Dame de fer » - elle qui, indifférente, laissa mourir les grévistes de la faim irlandais dans leur prison, et n’hésita pas à envoyer les jeunes Britanniques se faire inutilement massacrer aux Malouines. Et pourtant, c’est la même femme qui a prétendu aimer son mari jusqu’à son dernier souffle, a protégé en louve les jumeaux nés de cette union, malgré leurs frasques. Jamais, elle n’a renié les attributs les plus traditionnels de la féminité, mais nul ne fut plus ferme, pour ne pas dire cruel en politique…

Mainmise sur les villes réalisé par Claire Laborey



Où en est la démocratie urbaine ? De Paris à Istanbul en passant par Berlin ou Copenhague, ce film interroge la manière dont se construit la ville et la place qu'y occupent les citoyens.

Ces dernières années, partout en Europe, des milliers d'habitants sont descendus dans la rue pour remettre en cause la représentation politique, mais aussi défendre le droit à l'espace urbain. L'hyperurbanisation à coup de bulldozer et les expropriations massives imposées par les autorités publiques stambouliotes expliquent en partie la révolte de la place Taksim. Plus près de nous, l'installation d'un Ikea dans le centre-ville de Hambourg ou la construction d'un gigantesque centre commercial, portée par Auchan pour le projet du Grand Paris, arrangent les pouvoirs publics, qui n'ont plus les moyens d'investir dans l'espace urbain. Ces exemples charrient leur lot d'interrogations sur l'état de la démocratie urbaine aujourd'hui : comment la ville se transforme-t-elle et quelle place y occupent les citoyens ? Les habitants ont-ils leur mot à dire face aux technocrates, politiques, urbanistes et promoteurs qui façonnent les métropoles ? Les pouvoirs publics sont-ils toujours garants d'une ville ouverte et accessible ?

Contre-pouvoir
De Berlin à Copenhague en passant par Londres ou Toulouse, un voyage émaillé de rencontres avec des experts (la chercheuse Anna Minton, les architectes-urbanistes Jan Gehl et Frédéric Bonnet, le philosophe Thierry Paquot…). Ils décryptent les rapports de force à l'œuvre et s'interrogent sur la constitution de contre-pouvoirs.

Ma vie avec 16 dindons sauvages réalisé par David Allen



À travers l'histoire d'un homme, Joe Hutto, on va suivre l'évolution de seize dindons sauvages durant les premiers mois de leur vie. Au cours de cette période, de la naissance de ces oiseaux jusqu'à leur âge adulte, il va jouer le rôle de la mère auprès d'eux répétant ainsi l'expérience scientifique de Conrad Lorenz.

En 1935, ce dernier avait démonté le principe d'imprégnation chez les animaux. Selon ce principe, un animal s'identifie au premier objet animé qu'il voit à sa naissance, croyant que c'est sa mère, et cela même s'il n'en est rien.

Pendant ces dix-huit mois, Joe Hutto va tout partager avec ces dindons : leurs jeux, leurs découvertes et leurs drames. Cette expérience nous permettra de comprendre ce qu'il y a d'instinctif chez ces bêtes.

Le choeur d'une culture réalisé par Marie-France Guerrette



Court métrage documentaire sur le périple mémorable de la Chorale Saint-Jean, d’Edmonton, invitée à participer aux festivités du 400e anniversaire de Québec. Ponctué par les témoignages des protagonistes, dont ceux de Laurier Fagnan, le chef de chœur, et de l'auteure-compositrice France Levasseur-Ouimet, le récit de ce « retour aux sources » nous réjouit et nous interpelle. Avec émotion et humour, le film démontre que l'avenir du français hors Québec n'est pas nécessairement sombre. Ainsi la culture franco-albertaine s'épanouit au-delà de la survivance et vient enrichir notre patrimoine à tous.

Ce film a été produit dans le cadre du concours Tremplin, en collaboration avec Radio-Canada.

Thursday, 21 July 2016

L'Ours et la Poupée réalisé par Michel Deville

L'Ours et la poupée

Gaspard, violoncelliste myope et bougon, rencontre Félicia, belle femme capricieuse et snob, par la grâce d'un accrochage automobile. Félicia, sûre de son pouvoir séducteur, entreprend le musicien. Il s'avère que cet ours mal léché reste assez insensible à tout cela.

Les murs ont des oreilles réalisé par Jean Girault



Guillaume est un écrivain à succès. Il se sépare de sa femme Muriel, journaliste. Leur amour fut beau, ils ne veulent pas le ternir. Guillaume s'installe dans une ravissante villa à la campagne avec sa secrétaire Claudine et ses deux enfants : Jean-Louis, futur acteur, et Marion, qui "fait" médecine. Guillaume découvre par hasard dans son bureau un système d'écoute par lequel il peut entendre tout ce qui se dit dans la maison. Cuisinière et jardiniers, eux, au service d'une mystérieuse puissance, n'ont pas découvert la cachette, ni la cassette enregistrée qu'ils recherchent. Savoir ce que les gens disent, avec son éditeur en particulier, lui sert beaucoup, mais complique généralement la vie de Guillaume, qui est naïf, spontané et a trop de succès auprès du sexe faible... Muriel revient d'un reportage, et Guillaume va se servir du système d'écoute pour la reconquérir...

L'Homme de Rio réalisé par Philippe de Broca



Le soldat de 2e classe Adrien Dufourquet (Jean-Paul Belmondo) arrive de Besançon à la gare de Lyon à Paris pour une permission d'une semaine au cours de son service militaire.

Une statuette brésilienne de la civilisation maltèque (imaginaire) est volée au musée de l'Homme. Elle faisait partie d'un ensemble de trois statues, ramenées par trois explorateurs : le professeur Catalan (Jean Servais) qui travaille au musée de l'Homme, le professeur Villermosa tragiquement disparu et André de Castro, un riche homme d'affaires brésilien. Le professeur Catalan est enlevé devant le musée.

Adrien rejoint chez elle sa fiancée Agnès Villermosa (Françoise Dorléac) qui est la fille du professeur disparu et auprès de qui un inspecteur enquête. Agnès est enlevée et Adrien vole une moto pour se lancer à la poursuite de la voiture des ravisseurs. Ils arrivent à l'aéroport d'Orly (le plus moderne de France à l'époque), pour constater qu'Agnès embarque dans un avion entre deux hommes. Il réussit à embarquer aussi. Dans l'avion, il retrouve Agnès, mais probablement droguée, elle déclare ne pas le connaître. Pour éviter la police à l'arrivée à Rio de Janeiro, Adrien s'enfuit de l'avion et rejoint la ville.

Il se lie d'amitié avec un petit cireur de chaussures qu'il surnomme « Sir Winston ».

Ils suivent l'un des hommes qui ont enlevé Agnès jusqu'au Mirante de Dona Marta, où « Sir Winston » amène des touristes pour faire fuir les hommes qui essayaient de tuer Adrien. Ils repèrent l'hôtel où les hommes sont descendus, en supposant qu'Agnès s'y trouve aussi. Adrien réussit à s'en échapper avec Agnès complètement droguée. Ils se retrouvent sur la plage pour une soirée musicale très romantique. Ils passent la nuit dans la maison de « Sir Winston » au sommet de la colline.

Le lendemain, Agnès est totalement dégrisée. Ils se rendent dans la maison où Agnès habitait avec son père et réussissent à déterrer la statue dans le jardin. Mais ils se la font voler. Ils cherchent dès lors le troisième archéologue pour le prévenir de ne pas se laisser voler la statuette. Pour le trouver, ils vont en voiture jusqu'à Brasília (alors en construction). Sur le trajet, ils libèrent le professeur Catalan de ses ravisseurs.

Ils retrouvent l'architecte de Castro qui les emmène chez lui où il donne une grande fête en leur honneur. Pendant la fête, de Castro emmène Catalan voir la statue, mais celui-ci l'étrangle et emporte la statue. Il s'en va en emmenant Agnès dont il est amoureux. Il lance ses hommes pour tuer Adrien dans Brasília.

Adrien réussit à s'échapper, mais voit Agnès enlevée à bord d'un hydravion Catalina. Il s'empare d'un petit avion de tourisme pour s'élancer à sa poursuite, mais doit sauter en parachute quand l'hydravion se pose sur le fleuve entouré par la forêt amazonienne.

Quand il se pose, il manque d'être dévoré par un crocodile, mais il est sauvé par un Français qui l'amène dans un bar tenu par une chanteuse, Lola. Il s'avère que le professeur Catalan est chez Lola qui l'a aidé à financer ses recherches. Il lui dit qu'avec les 3 statues il va découvrir le trésor des Maltèques, mais Lola est sceptique et surtout jalouse d'Agnès.

En profitant d'une bagarre générale, le professeur Catalan emmène Agnès pour remonter le fleuve à la recherche du trésor, mais Adrien réussit à monter sur le bateau en cachette. Arrivés à destination, Catalan et ses hommes s'enfoncent en forêt en compagnie d'Agnès. Il découvre une grotte où il positionne les trois statues pour refléter les rayons du soleil et il découvre ainsi un coffre plein de diamants. Mais des explosions se font entendre. Pendant ce temps, Adrien arrive pour sauver Agnès. Les explosions s'enchaînent et ensevelissent la grotte où le professeur Catalan est tué. Adrien et Agnès essaient de fuir les explosions qui abattent les arbres, mais finalement ils découvrent que ce ne sont que les explosions destinées à ouvrir la route transamazonienne avec d'énormes bulldozers.

Ils rentrent en France sans encombre. Adrien arrive de justesse à la gare pour reprendre le train vers sa caserne de Besançon, sa permission étant terminée.

Wednesday, 20 July 2016

Les trois font la paire réalisé par Sacha Guitry & Clément Duhour



Un acteur de complément (Jean Rigaux) a été assassiné à Montmartre durant les prises de vue d'une comédie tournée par un réalisateur metteur en scène farfelu, Henri Valpreux (Darry Cowl).

À la grande joie de son épouse (Pauline Carton), toute fière d'être la compagne d'un nouveau Maigret, le commissaire Bernard (Michel Simon) est aussitôt chargé de l'enquête. Les investigations s'annoncent difficiles face aux témoignages divergents des trois témoins directs, le réalisateur Valpreux, le producteur Duval (Gilbert Boka) et le machiniste Dumont (Emile Genevois).

Jusqu'au moment où l'on s'aperçoit que la caméra, n'ayant cessé de fonctionner, a enregistré le crime... et, partant, son auteur. Le commissaire Bernard et les policiers de la PJ se réjouissent, mais doivent déchanter tout aussi vite : ils tiennent désormais deux suspects, l'un et l'autre clowns à Médrano (Philippe Nicaud), visiblement jumeaux et avouant chacun le crime lors de leur face à face avec le commissaire Bernard, peut-être dans le seul but de disculper l'autre.

Une sémillante prostituée (Sophie Desmarets) qui a passé la nuit avec l'assassin, sera même appelée à la rescousse pour tenter d'identifier le seul auteur du crime, tandis que le vrai coupable, une petite escarpe (Philippe Nicaud dans son troisième rôle), véritable sosie des jumeaux échappe à la police jusqu'à ce que la pègre, dont il vient juste d'intégrer les rangs, décide de l'éliminer devant l'ampleur médiatique de l'affaire, afin de se protéger.

Les Rois du sport réalisé par Pierre Colombier



Jules et Fernand sont deux garçons du Café des sports à Marseille qui participent à la course annuelle de leur corporation. Jules gagne 5 000 francs, qu'il engage dans un pari avec Burette, un impresario sportif qui part pour Paris avec l'argent. Montés à Paris, après s'être fait rouler, Jules et Fernand plongés malgré eux dans les milieux du sport vont s'y distinguer à leur manière.

Les Ringards réalisé par Robert Pouret



Bidard, Aldo et Charlot sont trois malfrats minables que le commissaire Garmiche piste depuis des mois, les tenant pour de dangereux gangsters. Pris par erreur pour les auteurs d'un cambriolage, les trois « ringards » sont enfin placés sous mandat de dépôt. Mais Annie, femme de Garmiche et chargée de mission au ministère de la Condition pénitentiaire, les fait libérer pour illustrer sa politique libérale. En fait, elle devient l'égérie du groupe et son véritable chef : c'est sous sa direction que les trois voyous réussiront leur premier « gros coup » : le braquage d'un fourgon postal entre Toulon et le circuit du Castelet.

Monday, 18 July 2016

Les Petits Riens réalisé par Yves Mirande & Raymond Leboursier



En écoutant une émission musicale à la radio, chacun des auditeurs se souvient de ces « petits riens » (le titre est emprunté au ballet-pantomime de Mozart, Les Petits Riens) qui ont souvent changé leur existence. Chacune des histoires racontées va prouver qu'un infime détail peut changer toute une destinée.

Les Pépées font la Loi réalisé par Raoul André



Nathalie a été enlevée. La croyant impliquée dans une affaire de drogue, sa mère, Flora, n'ose alerter la police. Ses trois autres filles, Elvire, Elisabeth et Christine vont l'aider à libérer leur sœur. Réussissant à entrer dans la bande de Casanova, le ravisseur qui agit pour Mr Charles, elles vont semer la perturbation dans leur entourage et aussi inquiéter leurs maris respectifs qui feront presque échouer leur mission. Elles auront néanmoins raison des gangsters et délivreront Nathalie.

Au coeur des machines - De l'imprimante 3D au vélo elliptique réalisé par Matthew Walters



Découverte du mécanisme du vélo elliptique, de l'imprimante 3D, de la machine à glace, du batteur mélangeur, du tourniquet et de la chaise de bureau.

Thomas Ostermeier, insatiable théâtre réalisé par Jérémie Cuvillier



Alors que sa nouvelle production, "La mouette" d'après Tchekhov, est à l'affiche du théâtre de l'Odéon, une plongée au coeur du travail de Thomas Ostermeier, au fil d'intenses répétitions.

C'est un de ces repas de famille qui virent brutalement au pugilat. Une scène réelle au ton si juste que la vie y éclipse le théâtre - à moins qu'il ne s'agisse de l'inverse. Sous le regard de l'" extrêmement voyeur" Thomas Ostermeier, les comédiens répètent La mouette de Tchekhov, dernière production, créée au théâtre de Vidy-Lausanne, du maître insatiable de la Schaubühne de Berlin. Chacun creuse jusqu'au tréfonds l'âme de son personnage, à travers des improvisations inspirées de situations vécues. Un parcours (très) intime, selon la méthode éprouvée du "storytelling", chère au metteur en scène comme à Stanislavski et Meyerhold avant lui, qui nourrit la pièce d'infinies nuances émotionnelles et l'irrigue de bout en bout d'une vie incandescente.

L'essence de l'art
Au fil des répétitions, traversées de fulgurances, le film accompagne en complicité l'expérience théâtrale de la troupe de huit comédiens dirigée par Thomas Ostermeier. Une immersion au coeur du processus de création du metteur en scène - privilège rare et précieux - qui met en miroir la réalité des acteurs et son rêve de théâtre, dévoilant les secrets de fabrication de la pièce, où Tchekhov disait avoir mis "cinq pouds [environ 80 kilos, l'équivalent de son poids NDLR] d'amour", pour mieux en révéler l'absolue magie.

Sunday, 17 July 2016

Les Invités de mon père réalisé par Anne Le Ny



Lucien Paumelle, médecin retraité, est un militant de longue date (Résistance, droit à l'avortement). Par conviction, il décide d'héberger une clandestine et sa fille, venant de Moldavie. Seulement, les rapports entre Tatiana et Lucien Paumelle ne sont pas forcemment bien vus par ses enfants, Babette et Arnaud.

Les hommes ne pensent qu'à ça réalisé par Yves Robert



Timide et maladroit, Alfred n'ose avouer son amour à Nicole, la jolie crémière. Don Juan, réincarné au XXe siècle lui donne des leçons et lui fait son éducation sentimentale. Bon élève, Alfred séduit une comtesse Russe, mais le mari Célosso, un Espagnol férocement jaloux, surgit et une folle poursuite s'engage à laquelle prennent part tous les invités d'une noce. Grâce à une nouvelle invention de Don Juan, Alfred peut échanger un premier baiser avec Nicole.

Les Gros Malins réalisé par Raymond Leboursier



Paul Blanc tient une boucherie avec son épouse napolitaine, la pétulante Giulia. Une nuit, il rêve de courses hippiques et voit en songe l'ordre d'arrivée des chevaux. Giulia vante le don de son mari au café du coin. Mais les turfistes la dissuadent de parier sur les canassons choisis par Paul, de vrais tocards selon eux ! Pourtant, sa vision se révèle exacte...

Saturday, 16 July 2016

Les Grandes Gueules réalisé par Robert Enrico



Hector Valentin, un Français qui vit depuis plusieurs années au Canada, apprend par son notaire qu'il vient d'hériter d'une scierie dans les Vosges. De retour en France, il constate avec dépit que le « haut-fer » est en ruine, mais décide de faire revivre l'entreprise. Cependant, une autre scierie existe déjà dans le village, et son propriétaire, Therraz, heureux de la disparition de son concurrent, se présente à Valentin dans le but de lui acheter son héritage. Devant le refus de vendre et la détermination du nouveau venu, Therraz n'aura de cesse de mettre des bâtons dans les roues de Valentin.

Lors d'une vente aux enchères, ce dernier est repéré par Laurent et Mick, deux anciens détenus venus accomplir une vengeance. Ces derniers comprennent assez vite la situation de Valentin : un repreneur à la tête d'une scierie en ruine, sans employé fiable et essuyant les coups d'une concurrence déloyale. Laurent lui propose alors d'embaucher des détenus en liberté conditionnelle en guise de main-d'œuvre. Valentin hésite jusqu'à ce que Laurent lui révèle son passé. Les anciens détenus sont alors engagés dans la scierie, lui donnant l'air d'un camp de travailleurs truculents. Devant les provocations, Valentin et Laurent répondent coup pour coup. Laurent demande alors à son patron d'insister pour qu'un de ses amis détenus puisse les rejoindre, un certain Reichmann (pour lui l'homme à abattre). Peu à peu, Laurent met en place son dessein…

La Cicciolina - scandaleuse petite chérie réalisé par Alessandro Melazzini



Mêler sexe, showbiz et politique, est son credo féministe. Depuis la fin des années 1970, Ilona Staller, alias "la Cicciolina", née en Hongrie en 1951, met en scène chacune de ses scandaleuses apparitions pour lutter contre la pruderie et les structures patriarcales en Italie. Portrait d'une libertine libérale.

Kitsch et choc, elle mêle sexe, showbiz et politique. Depuis la fin des années 1970, Ilona Staller, alias "la Cicciolina", née en Hongrie en 1951, met en scène chacune de ses scandaleuses apparitions pour lutter contre la pruderie et les structures patriarcales en Italie. Elle débute comme mannequin de charme pour entamer rapidement une ascension sans pareille : présentatrice de radio et de télévision, elle passe aux films érotiques puis pornographiques... avant d'être élue députée au parlement italien en 1987. Son mariage agité avec l'artiste américain Jeff Koons, dans les années 1990, confirme son statut d'icône controversée et sulfureuse de la culture pop contemporaine. Que raconte ce parcours unique en son genre sur les rapports entre sexe et pouvoir - et sur la place des femmes dans la société italienne ? Des Femen à Beyoncé, le féminisme moderne, offensif et sexualisé prôné par cette grande scandaleuse a en tout cas indéniablement essaimé.

Nature invisible - Plantes communicantes réalisé par Quincy Russell



Gros plan sur les capacités développées par les plantes pour communiquer avec les organismes vivants qui les entourent : elles bougent, sentent et goûtent.

Nature invisible - Plantes superpuissantes réalisé par Thierry Berrod & Quincy Russell



Les plantes semblent immobiles et passives, comme figées dans une immobilité lassante. L'être humain a tendance à cantonner le monde végétal à un rôle d'ornement ou de décor, oubliant presque au passage que les plantes sont des organismes vivants, et surtout la pierre angulaire de toute la chaîne de la vie. Ainsi, si l'on prend le temps de pénétrer leur univers, en abandonnant nos repères habituels, en changeant nos échelles et nos références de temps, de distance ou de perception, un monde passionnant et insoupçonné s'ouvre à l'oeil et à la conscience. C'est ce monde mystérieux et merveilleux que ces documents invitent à découvrir.

Nature invisible - Plantes conquérantes réalisé par Thierry Berrod & Quincy Russe



Qu'elles soient envahissantes, communicantes, tueuses ou guérisseuses, les plantes ont bien des propriétés. Pourtant, elles semblent immobiles, figées, et retiennent rarement notre attention. Les plantes sont pourtant des organismes vivants, la pierre angulaire de toute la chaîne de la biodiversité. Et si nous prenons le temps et la peine de pénétrer leur univers, en abandonnant nos repères habituels, en changeant nos échelles et nos références de temps, de distance, ou de perception, un univers passionnant et insoupçonné s'ouvre à nous. C'est ce monde mystérieux et merveilleux que ces documentaires nous invitent à découvrir. Dans ce premier volet, gros plan sur les plantes conquérantes.

Violette Leduc, la chasse à l'amour réalisé par Esther Hoffenberg



Sexualité, homosexualité, avortement... : l'écrivaine Violette Leduc abordait sans détour et avec style les sujets tabous des années 1950 et 1960. Ce documentaire d'une grande sensibilité relate l'amitié littéraire entre l'auteure de "La chasse à l'amour" et Simone de Beauvoir, sa protectrice.

Auteure confidentielle depuis la fin des années 1940, Violette Leduc crée un choc littéraire en 1964 avec La bâtarde. Dans ce roman vendu à plus de cent mille exemplaires, celle qui se veut "une limace" décrit les souffrances endurées par sa mère, séduite et abandonnée par un grand bourgeois, et revient sur la condition de fille mère condamnée à la honte et à la pauvreté. À cette reconnaissance tardive fait écho la préface dithyrambique de Simone de Beauvoir, son amie et mentor : "Une femme descend au plus secret de soi et elle se raconte avec une sincérité intrépide, comme s'il n'y avait personne pour l'écouter." Soutenue financièrement par la philosophe, Violette Leduc apporte une liberté nouvelle à "l'écriture de soi". Dépassant l'audace érotique de Colette, aussi exigeante que Jean Genet, son frère en littérature, elle subit l'opprobre et la censure en 1954 pour un récit d'une crudité transgressive, Thérèse et Isabelle, qui dépeint les amours homosexuelles de deux adolescentes. "J'ai honte de moi en ayant honte d'eux", notait-elle alors à propos de ses censeurs...

Au plus près des sensations
Tourné sur les lieux d'écriture de Violette Leduc, entre Paris et Faucon, son village du Vaucluse, ce portrait sensuel fait résonner l'aventure littéraire de l'auteure de La chasse à l'amour - son dernier livre, qui sera publié après sa mort - avec une réflexion autour des liens intimes entre l'exploration du langage et la quête d'identité. Au fil de ses écrits, Violette Leduc révèle la psyché féminine avec une liberté de ton sans pareil. Sa manière de dire l'érotisme au plus près de ses sensations est précisément ce qui inspire aujourd'hui des femmes écrivaines. La beauté crue et poétique de ses textes exalte l'amour sous toutes ses formes, tout en débusquant l'irrépressible besoin de domination des êtres. Homosexualité ou avortement, elle aborde chacun de ces sujets tabous des années 1950 sans aucune hypocrisie. Cinquante ans après le succès public de La bâtarde, le film revient sur une oeuvre et une amitié hors du commun.

Friday, 15 July 2016

Les enfants terribles réalisé par Jean-Pierre Melville



Après la mort de leur mère, Élisabeth et Paul, frère et sœur orphelins livrés à eux-mêmes et liés par une affection exclusive, vivent ensemble dans leur grand appartement parisien. Ils se sont construits un univers chimérique régi par de sibyllins symboles. Leur chambre est un véritable sanctuaire où trône un « trésor » chargé d'une signification également connue d'eux seuls. Élisabeth rencontre Michaël et l'épouse, mais, le jour suivant, il meurt lors d'un accident sans que leur mariage ait été consommé. Elle hérite de la fortune de Michaël, dont un vaste hôtel particulier où Paul vient la rejoindre avec leur fameux trésor. Gérard, un camarade de Paul et son amie Agathe, qui ressemble étrangement à Dargelos (un collégien que Paul idolâtre), viennent bientôt habiter avec eux. Mais lorsqu'Élisabeth comprend que l'amour naît entre son frère et Agathe, telle une divinité grecque, une sorte de Parque, elle tisse une toile machiavélique afin que son frère ne puisse lui échapper. Comme dans toutes les tragédies antiques, l'issue ne pourra être que fatale.

L'usage du travail réalisé par Cédric Fluckiger



À Genève, dans la confidentialité des permanences syndicales, des femmes et des hommes nous parlent de leur travail. Révélant leurs frustrations, souffrances, désirs et besoin de reconnaissance, ils nous livrent des récits de vie authentiques et poignants. Par ces témoignages recueillis dans un lieu à l’écart, dans l’espace particulier, presque secret de la permanence syndicale, L’usage du travail met en lumière le hors- champ, l’invisible, la face cachée du travail.

Lucas, un enfant, quatre parents réalisé par Eva Maschke



Comment élever un enfant à quatre ? Deux couples homosexuels berlinois font partager leur expérience. Bien que les quatre parents divergent parfois sur l'alimentation, le couchage, l'hygiène ou l'éducation de leur fils, ils savent faire preuve de sens du dialogue et du compromis...

Deux hommes : Thomas, assistant parlementaire, et Sebastian, élève infirmier. Deux femmes : Josefin, puéricultrice, et Cindy, technico-commerciale. Ces deux dernières connaissaient Eva, la réalisatrice, et ont rencontré grâce à elle les papas. Cindy et Sebastian sont finalement devenus les parents biologiques de Lucas. Mais c'est le quatuor qui assume la prise en charge de l'enfant.

Dialogue et compromis
L'organisation de la vie quotidienne ne s'avère pas de tout repos. Par exemple, le petit garçon passe plus de temps chez les deux femmes qui vivent dans le quartier de Lichtenberg, dans un immeuble en béton typique du Berlin-Est de l'époque de la RDA, à proximité de sa crèche. Le couple masculin, lui, vit dans un appartement ancien de Kreuzberg, du côté Ouest de la ville, et y accueille Lucas deux nuits par semaine, ce qui implique un trajet long pour l'emmener à la crèche le lendemain... Bien que les quatre parents divergent parfois sur l'alimentation, le couchage, l'hygiène ou l'éducation de leur fils, ils savent faire preuve de sens du dialogue et du compromis. La réalisatrice Eva Maschke a suivi durant un an cette aventure dans laquelle elle s'est sentie impliquée dès le début puisque Thomas est son frère.

Oleg et les arts bizarres réalisé par Andres Duque



Rencontre émouvante avec un mystérieux pianiste russe, Oleg Karavaichuk, littéralement possédé par sa musique. Dans le musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg, il parle de l'émotion que l'art lui inspire, seul remède contre les maux d'une époque et seul moyen de réconcilier l'homme et le monde.

Une silhouette hiératique et voûtée, béret vissé sur un visage émacié, s'avance face caméra, s'offrant au regard avec une lenteur d'un autre temps. Difficile d'affirmer s'il s'agit d'un homme ou d'une femme, avec cette voix qui chevrote entre les aigus et les médiums. L'apparition d'Oleg Karavaichuk dans le musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg, évoque les fantômes. Mais la présence du pianiste dans cette galerie richement ornée n'a rien d'incongru : il parle de l'émotion que l'art lui inspire, seul remède contre les maux d'une époque et seul moyen de réconcilier l'homme et le monde. S'il parle aussi de sa Russie, il joue surtout du piano mis à sa disposition - celui du tsar Nicolas II.

Mystérieuse aura
Connu pour son génie de l'improvisation autant que pour ses compositions pour le cinéma, Oleg Karavaichuk reste une figure énigmatique, insaisissable et libre de la culture russe. Plus qu'un portrait, Oleg et les arts bizarres organise la rencontre avec une aura : celle, vibrante, d'un vieux sorcier de 89 ans littéralement habité par sa musique. En témoigne cette séquence d'une densité sidérante où il rejoue ses gammes sans piano, l'esprit tourné vers un ailleurs inaccessible. Un des moments culminants de ce film émouvant, qui rappelle qu'un artiste est avant tout porteur d'un savoir mystérieux.

Robert Doisneau, tout simplement réalisé par Patrick Jeudy



Ce documentaire parcourt l'oeuvre de Robert Doisneau, et les sujets que ses photographies ont abordés, des ouvriers des Usines Renault de Billancourt aux amoureux parisiens, des foules de la Libération aux enfants de Gentilly, des inconnus aux célébrités.

La voix du photographe, parlant de ses choix et de ses souvenirs, et un montage d'archives sonores semblent commenter les clichés, que plusieurs archives filmiques replacent dans leur contexte. Une présentation sobre et passionnante du travail d'un très grand artiste.

Visite à Hokusai réalisé par Jean-Pierre Limosin



De ses 18 ans jusqu'à sa mort, à 89 ans, il a signé plus de trente mille dessins, estampes et peintures, de pseudonymes extrêmement divers. C'est sous l'un de ces noms d'emprunt, Hokusai, qu'il a atteint de son vivant la célébrité. Jean-Pierre Limosin propose un voyage contemplatif dans sa vie et son oeuvre foisonnante, à l'occasion de la rétrospective du Grand-Palais, à Paris.

De ses 18 ans jusqu'à sa mort, à 89 ans en 1849, il a signé plus de trente mille dessins, estampes et peintures, de pseudonymes extrêmement divers - cent vingt en tout, dont l'ultime, Gakyo Rojin Manji, signifie " le vieil homme fou de son art". C'est sous l'un de ces noms d'emprunt, Hokusai, qu'il a atteint de son vivant la célébrité, en son pays, mais aussi en Europe, où il a inspiré Van Gogh, Monet, Klimt ou Debussy. Demeuré aussi fameux que le mont Fuji, auquel il a consacré une extraordinaire série de trente-six estampes, dont sa Grande vague de Kanagawa reproduite dans le monde entier, cet artiste polyvalent et complet reste cependant mystérieux pour une large partie du public occidental.

Joyeux fantôme
Quelle est la signification de cette oeuvre à la fois monumentale et modeste, qui restitue de façon si vivante le temps et le monde dans lesquels elle s'est inscrite ? Jean-Pierre Limosin (Young yakuza) propose un fascinant voyage sur les traces de Hokusai dans le Japon contemporain, à la rencontre de spécialistes de son travail, mais aussi d'artistes qu'il continue d'inspirer. Des différents quartiers de Tokyo à un temple rural dont il décora le plafond dans ses vieux jours, d'un galeriste spécialisé dans les estampes érotiques shunga (littéralement "images de printemps") à un fervent collectionneur de mangas, ces manuels de dessin qu'il publia par dizaines à l'intention de ses disciples, le film nous offre de passionnantes et poétiques incursions dans l'univers et l'oeuvre de l'artiste. Jusqu'au petit poème d'adieu qu'il rédigea, peu de temps avant de mourir, joyeux, léger et contemplatif, à l'image de cet hommage documentaire : "Même fantôme, j'irai marcher gaiement l'été dans les landes."

Kings and Queens of New York réalisé par Rémy Burkel



Plus d'un tiers des New-Yorkais viennent d'ailleurs. Mais les habitants de cette ville à la créativité toujours en éveil ont en commun la conviction de vivre dans un environnement où tout est possible. Au coeur de la Grosse Pomme se croisent représentants de l'élite et de l'underground, artistes et magnats de la finance, vieilles familles américaines et nouveaux immigrants. Rémy Burkel ( Justice à Vegas) est allé à la rencontre des happy few qui font aujourd'hui vibrer New York : cinéastes, écrivains, designers, chefs cuisiniers, mannequins, musiciens, chorégraphes. Avec, entre autres, l'écrivain Jay McInerney, l'actrice Elisa Sednaoui, l'architecte Daniel Libeskind, en charge du projet Ground Zero, ou encore Adam Gopnik, collaborateur du prestigieux magazine The New Yorker.

Thursday, 14 July 2016

Le vaccin selon Bill Gates réalisé par Frédéric Castaignède & Vincent Gaullier



Nous sommes en 2013. Développé par GlaxoSmithKline en partenariat avec la fondation de Bill Gates, le premier vaccin antipaludique est sur le point d'être commercialisé. Un lancement qui déclenche une vive polémique politico-scientifique.

Face aux ravages du paludisme, qui fait chaque année plus de 200 millions de malades et près d'un million de morts, une course scientifique se déroule à l'échelle mondiale depuis plus de cinquante ans pour mettre au point un vaccin. Pour la première fois, un vaccin, parmi une soixantaine à l'étude, est sur le point d'être commercialisé. Son nom de code : le RTS,S. Développé par le géant britannico-américain GlaxoSmithKline (GSK) en partenariat avec la fondation de Bill Gates, le RTS,S serait le tout premier vaccin contre une maladie parasitaire. En 2012, des tests ont été effectués sur quinze mille enfants dans sept pays africains. Mais le RTS,S suscite aussi une vive polémique politico-scientifique, alimentée par les chercheurs des équipes concurrentes qui critiquent le choix de l'antigène retenu et prédisent son inefficacité à moyen terme. Ils soupçonnent GSK et Bill Gates, qui ont investi 500 millions de dollars dans l'opération, de faire pression pour que leur vaccin soit le premier à être mis sur le marché...

Wednesday, 13 July 2016

L'ibis rouge réalisé par Jean-Pierre Mocky



Un étrangleur maniaque, Jérémie, tue des jeunes femmes pendant que Raymond tente de persuader sa femme, Évelyne, de l'aider à rembourser une forte dette de jeu en vendant ses bijoux. Michel Simon, qui joue un marchand de journaux, est pris à son propre jeu de vendre une maison à Margos qui espère bien le payer avec l'argent de Raymond.

Pour commettre ses crimes, Jérémie porte l'écharpe rouge brodée d'un ibis d'où le titre.

Our Nixon réalisé par Penny Lane



Une plongée dans les coulisses de la présidence Nixon pendant le scandale du Watergate, à travers des images inédites tournées en super-huit par trois de ses plus proches collaborateurs. Des documents saisis par le FBI au moment de l'enquête et récemment déclassifiés.

Le 9 août 1974, le président américain Richard Nixon est contraint de démissionner après le scandale du Watergate. Cette disgrâce clôt un feuilleton médiatique et judiciaire qui a débuté deux ans auparavant, lorsque des agents de son comité de réélection sont arrêtés pour le cambriolage de l'immeuble du parti démocrate à Washington. Accusé d'avoir fait mettre le bâtiment sur écoute, le président entraîne dans sa chute plusieurs de ses conseillers, condamnés à des peines de prison. Parmi eux, Bob Haldeman, John Ehrlichman et Dwight Chapin, témoins et acteurs clés de l'affaire, qui ont filmé de l'intérieur les cinq ans de présidence de Nixon avec leurs caméras Super 8.

Les hommes du président
Saisis par le FBI au moment de l'enquête et récemment déclassifiés, ces films illustrent de manière inédite le scandale politique le plus retentissant de l'histoire des États-Unis, mais aussi les années brillantes de la présidence de Nixon : la discussion téléphonique avec Neil Armstrong qui vient de poser un pied sur la Lune, la visite officielle dans la Chine populaire de Mao, les manifestations contre la guerre du Viêtnam à Washington, les moments d'intimité à la Maison-Blanche... Ces images amateurs, prises en marge des grands rendez-vous de l'histoire, montrent aussi l'irrésistible ascension des trois "hommes du président", grisés par le pouvoir. Au fil de leurs témoignages, complétés par des extraits de journaux télévisés et les conversations enregistrées par le système d'écoute de la Maison-Blanche - rendues publiques par la commission d'enquête sénatoriale -, on découvre l'envers du Watergate : comment, dans le secret du bureau ovale, Nixon et ses collaborateurs ont tenté par tous les moyens d'étouffer le scandale.

Dallas, une journée particulière - L'assassinat du Président Kennedy réalisé par Rémy Burkel



Passionné du clan Kennedy, Patrick Jeudy se plonge dans les coulisses de l'assassinat du 35e président des États-Unis. Au moyen d'images d'archives rares, il retrace les événements qui ont rythmé cette journée particulière du point de vue des proches du président et des anonymes.

22 novembre 1963. Déjà en campagne pour sa réélection, John F. Kennedy se rend en visite officielle à Dallas. Ce déplacement s'annonce houleux dans un État qui lui est hostile en raison de sa politique de déségrégation. Pourtant, tout au long du trajet depuis l'aéroport, la foule acclame avec ferveur le cortège présidentiel. Mais lorsque la Lincoln noire aborde la Dealey Plaza à 12 h 30, le président s'effondre, frappé d'une balle en pleine tête. Le cours de l'histoire vient de s'accélérer, faisant basculer la vie des anonymes qui assistent au drame.

Changement de perspective
Au moyen d'images d'archives rares, Patrick Jeudy retrace les événements qui ont rythmé cette journée particulière du point de vue des proches du président et des anonymes, devenus les témoins privilégiés d'un des plus grands mystères d'État. Garde du corps, journalistes, médecins ou quidams... : le réalisateur retranscrit leurs impressions, forcément subjectives, pour mieux déconstruire les images imposées de cet événement surmédiatisé. Se détachant du célèbre film amateur d'Abraham Zapruder, sur lequel on aperçoit l'impact de la balle mortelle, il nous fait découvrir les destins tragiques derrière la grande histoire, à l'instar de Clint Hill, le garde du corps de Jackie, qui se reprochera toute sa vie de n'avoir pu sauver le président.

L'exacte vitesse de la Lincoln sur la Dealey Plaza, le tailleur rose maculé de sang de Jackie... : la précision clinique des détails mentionnés contribue à transporter le spectateur dans le Dallas du 22 novembre 1963, l'éclairant au passage sur des épisodes méconnus, comme les circonstances troubles du transfert du corps du président à Washington. Si le documentariste ne prend pas position au sujet des innombrables théories du complot, il souligne en creux les incohérences de la version officielle, pointant les zones d'ombre de l'enquête, les témoignages discordants et les défaillances de la police de Dallas.

Quand l'Amérique sera latine réalisé par Roxanne Frias



Aux États-Unis, l'influence de la minorité latino, en pleine expansion, ne cesse de croître. À la veille des élections présidentielles, chronique d'une révolution en marche par Roxanne Frias, elle-même Américaine d'origine mexicaine.

S'ils sont 55 millions aujourd'hui, les Latinos dépasseront les 100 millions en 2030 aux États-Unis. Une révolution démographique qui transforme profondément le pays sur les plans économique, social, culturel et politique. Ainsi, à la veille des élections présidentielles américaines, le vote latino constitue un enjeu majeur pour conquérir la Maison-Blanche. En pleine expansion, cette minorité est déjà devenue majoritaire en Californie, reflet du futur visage de l'Amérique. Elle fait en même temps écho à celui d'hier, quand le Sud-Ouest du pays était encore territoire mexicain - avant la guerre de 1846-1848. Dans cette nation d'immigration, cette population bilingue, jeune et entreprenante, revitalise les régions sur le déclin.

Immigration salvatrice
De Los Angeles à El Paso, ville-frontière du Texas, en passant par Miami et Ottumwa, bourgade de l'Iowa, Roxanne Frias, Américaine d'origine mexicaine, est allée à la rencontre de cette communauté singulière d'immigrés, dont les ancêtres peuplaient pour certains le pays avant même l'arrivée des Anglo-Saxons. Elle a notamment interrogé les plus jeunes sur leur parcours, leurs frustrations et leurs espoirs, désormais encouragés par l'éducation, après de longues années de luttes contre le racisme et les discriminations. Le film suit aussi au plus près l'intégration des Latinos dans le Middle West, où les habitants assistent, non sans bienveillance, à l'implantation "salvatrice" de ces familles venues du Mexique, du Honduras et d'autres pays de l'Amérique latine. Entre analyses d'experts et scènes du quotidien, une immersion sensible au coeur d'un phénomène inédit, lequel est en passe de forger une nouvelle identité panaméricaine.

Dans la peau d'Hillary Clinton réalisé par Karl Zéro & Daisy d'Errata



Selon les sondages, elle sera la première Américaine à accéder à la présidence. Mais qui est vraiment Hillary Clinton? Une vraie-fausse biographie au vitriol, nouveau pamphlet jubilatoire de la collection de Karl Zéro et Daisy d'Errata "Dans la peau de...".

S'il existait un Oscar de la ténacité, il irait sans conteste à Hillary Rodham Clinton. L'épouse de Bill le licencieux - ils se sont rencontrés à Yale, en pleine éclosion contestataire du Flower Power - a supporté en silence les frasques de son président de mari tout au long de ses deux mandats. Mais elle attendait patiemment son heure... Aujourd'hui, après une défaite contre Obama aux primaires de 2007, Hillary a enfin ses chances pour la Maison-Blanche, et se présente comme elle est vraiment : avec ses avantages (femme d'expérience, coriace, bonne communicante), mais aussi ses nombreux défauts...

Hilarante Hillary
Dans cette vraie-fausse biographie racontée à la première personne, Karl Zéro et Daisy d'Errata reviennent sur la vie de la "candidate de l'establishment", comme l'ont nommée ses détracteurs, présentant Hillary Clinton sous un jour guerrier et revanchard, fatiguée de son rôle de première dame docile et prête à tout pour enfin prendre les rênes du vrai pouvoir. Les insultes fusent (envers les journalistes, les républicains, son mari) et les oreilles sifflent à l'écoute des divers noms d'oiseaux et de la gouaille féroce de la candidate, interprétée en français par Michèle Laroque. On retiendra tout particulièrement : " Quand il s'agit de sécurité, j'oublie toujours d'être de gauche" ou encore "Ça y est, je suis devenue Chuck Norris". Sans oublier les diverses affaires et contradictions qui ternissent l'image de la démocrate, des courriels gouvernementaux qu'elle envoyait de sa boîte personnelle - faisant fi de la sécurité la plus élémentaire - au mariage gay, qu'elle n'a pas toujours soutenu... Karl Zéro et Daisy d'Errata s'en donnent à coeur joie dans ce pamphlet jubilatoire à la hauteur des précédents épisodes des Dans la peau de... - Kim Jong-un,

Le siècle de... Georges Simenon réalisé par Pierre Assouline


Le siècle de... Georges Simenon

L'inventeur de Maigret raconté par lui-même, au fil d'extraits d'entretiens et d'archives. Un portrait original et ciselé de Georges Simenon en son époque signé Pierre Assouline.

À partir d'extraits d'entretiens audiovisuels et radiophoniques de l'écrivain, émaillés d'archives et de photographies personnelles, des images des actualités de l'époque et de séquences de films adaptés de ses romans, Pierre Assouline tisse le portrait de Georges Simenon. Se racontant lui-même tout en évoquant l'ambiance de son siècle, le romancier aux 260 livres (dont 72 Maigret) dévoile son enfance à Liège - dont l'atmosphère brumeuse ne cessera de baigner ses histoires -, ses débuts de journaliste, puis de conteur au journal Le Matin dirigé par Colette, sa manie de collectionner les femmes, ses premiers Maigret et son processus de création, sa détestation des milieux d'avant-garde littéraire et de la morale "petite-bourgeoise" de son époque... Un récit ponctué par la lecture bouleversante, parfois violente, et jamais entendue jusqu'ici, qu'il donne de sa Lettre à ma mère.

Le monde de Simenon
Construire un portrait d'artiste uniquement à partir de sa parole, tout en en faisant un témoin de son temps, voilà le principe de la collection "Le siècle de..." imaginée par Pierre Assouline. Après Henri Cartier-Bresson, l'écrivain journaliste s'empare du romancier immensément populaire dont il est par ailleurs le biographe. De son enfance dans une famille modeste, qu'il ressent à la fois comme proche et étrangère, naît son besoin d'écrire : "Nous n'étions pas assez pauvres pour que ce soit beau. [...] Je souffrais de la laideur de ce qui m'entourait." Encouragé par Colette, qui lui apprend la méfiance envers "toute littérature", il rédige ses premiers romans : des histoires policières, plus faciles à écrire selon lui, avec un héros qui le rendra célèbre, le commissaire Maigret. Son style sans artifice, dont le film décrit avec minutie la mécanique et les principes, lui attira notamment l'admiration de Gide, avec qui il entretint une longue correspondance. Ciselé et précis, ce récit autobiographique parvient ainsi à pénétrer l'univers du romancier prolifique (pas moins de cinq romans par an, tous écrits en jamais plus de dix jours), en usant notamment des extraits de films comme autant de contrepoints subtils et éclairants.