Wednesday, 31 August 2016

Histoire d'être humain réalisé par Denys Desjardins



Long métrage documentaire sur le décrochage, la démotivation des élèves et les dépressions des profs. En pénétrant le quotidien des cas difficiles de l'établissement montréalais placé au dernier rang du classement des écoles secondaires, Denys Desjardins balaye nombre de préjugés sur la qualité de l'enseignement dans les quartiers défavorisés et sur la délinquance des jeunes qui y vivent. Un film tout d'ambiance qui relance avec intelligence et sensibilité le débat sur l'école publique.

Du 11 septembre au Califat - L'histoire secrète de Daech réalisé par Michael Kirk



Comment, de Bush à Obama, l'Amérique a laissé prospérer la terreur aveugle dont Daech a repris le flambeau. D'anciens membres du renseignement, des représentants des forces américaines en Irak, l'ancien secrétaire d'État américain Colin Powell et des experts du terrorisme retracent, archives à l'appui, les treize ans de cette guerre perdue contre la terreur.

Le 10 juin 2014, quand Daech plante ses drapeaux noirs sur la ville de Mossoul, désertée par une armée irakienne qui a fui sans combattre, le monde médusé tente de comprendre d'où ont surgi ces djihadistes qui affirment ressusciter dans un bain de sang le califat de Mahomet. Mais comme le rappelle ce documentaire dense et passionnant, le projet politique d'Al-Baghdadi, dont la férocité aveugle se propage dans le monde entier, est né dès 2002, avant même que l'administration Bush ne déclenche l'invasion de l'Irak. Ce sont les erreurs, mais aussi les mensonges de cette dernière, prolongés en Syrie par les tergiversations d'Obama, qui ont permis à Daech de prospérer.

Le maître du chaos
Tué à 40 ans, en 2006, lors d'un raid aérien, le terroriste d'origine jordanienne Abou Moussab al-Zarqaoui, alors représentant d'Al-Qaïda en Irak, est ainsi le précurseur du projet sanguinaire dont Abou Bakr al-Baghdadi a repris le flambeau. Comme Ben Laden, qui a commencé par le mépriser, son arme est la terreur médiatisée et spectaculaire. Mais il dépasse son maître en orchestrant l'horreur et le chaos comme armes du djihad. C'est Al-Zarqaoui qui a opéré la première décapitation devant une caméra, signé des attentats spectaculaires à la voiture piégée, dont celui contre le siège de l'ONU, conçu et mis en oeuvre des massacres de masse parmi les foules chiite, dans le but de ranimer la guerre entre communautés musulmanes. Pourquoi les États-Unis, dont les renseignements ont vite repéré le terroriste, vont-ils non seulement le laisser agir, mais même l'instrumentaliser ? Dans ce film convaincant, d'anciens membres du renseignement, dont Nada Bakos, qui a travaillé sur le dossier pour la CIA, des représentants des forces américaines en Irak, l'ancien secrétaire d'État américain Colin Powell - victime d'un étonnant trou de mémoire - et des experts du terrorisme retracent, archives à l'appui, les treize ans de cette guerre perdue contre la terreur.

Vues d'en haut - En Irlande du Nord réalisé par Josh Halil



Cette série propose une découverte vue du ciel de régions du monde, de leurs villes, de leur histoire mais aussi de sites naturels remarquables.

Le nord de l'Irlande est tout en contraste avec ses jardins aménagés et ses châteaux de style français, ainsi que Belfast, industrielle capitale d'Irlande du Nord.

Ailleurs, ma maison réalisé par Peter Entell



À travers les récits de son épouse Lois, une chaleureuse évocation des engagements de l'écrivain américain Edgar Snow, ami de Mao Zedong et de Zhou Enlai dès les années 1930. Une histoire ponctuée de rêves, de déceptions et d'espoirs.

À 89 ans, Lois Snow est obligée de déménager et doit faire ses cartons. Au fur et à mesure, elle passe en revue ses archives et raconte l'histoire de sa vie... Californienne de naissance, Lois a participé à la fondation du célèbre Actors Studio de New York et a joué dans de nombreuses productions à Broadway, à Hollywood et à la télévision. En 1949, elle épouse l'écrivain américain Edgar Snow, connu pour avoir été le premier journaliste occidental à avoir interviewé Mao Zedong, Zhou Enlai et les chefs de l'Armée rouge chinoise, en 1936. Dans les années 1950, les Snow sont frappés de plein fouet par le maccarthysme aux États-Unis. Soupçonnés de sympathies communistes, Ed et Lois figurent sur la liste noire et ne trouvent plus de travail. Ils décident alors d'émigrer avec leurs deux jeunes enfants en Suisse, où ils achètent une maison aujourd'hui vouée à la démolition...

Étoile rouge
Né aux États-Unis, Edgar Snow (1905-1972) a à peine plus de 20 ans quand il embarque comme passager clandestin sur un bateau pour la Chine. Témoin du chaos qui règne dans le pays dans les années 1930 - famine, maladies, analphabétisme et misère sur fond de corruption généralisée et de guerre civile -, il deviendra le plus éminent chroniqueur de la révolution chinoise. Très présent dans ce film à travers ses textes, ses photos et des extraits de films, l'auteur d' Étoile rouge sur la Chine apparaît aussi comme l'un de ceux qui auront permis la rencontre entre Nixon et Mao en février 1972. Une rencontre qui se déroula une semaine après sa mort.

Tuesday, 30 August 2016

Ukuli Donga, rituels de passage réalisé par Patrick Bernard & Ken Ung



Située aux confins de l'Ethiopie et du Kenya, la vallée de l'Omo abrite quelques ethnies ayant su sauvegarder leurs rites de passage, l'Ukuli et le Donga.

Somniloques réalisé par Verena Paravel & Lucien Castaing-Taylor



Une ville de nains à louer, une procédure chirurgicale qui tourne mal, une orgie impromptue... : tels sont les sujets de certains des monologues nocturnes, enregistrés sur magnétophone, d'un parolier américain, Dion McGregor, devenu le plus illustre des " sleep-talkers" ? ceux qui parlent dans leur sommeil. Décédé en 1994, McGregor a ainsi légué à la postérité vingt-trois heures de "somniloques" qui, mises bout à bout, offrent le condensé, à la fois ethnographique et délirant, d'une époque et d'un pays en crise, mais aussi une ballade universelle dans les replis de l'âme humaine.

Ce matériel sonore d'une incroyable richesse est porté dans ce film par un langage cinématographique qui, comme les rêves, s'affranchit des repères narratifs et temporels pour progresser selon une logique proche de celle de l'inconscient. Scrutant les corps au repos de dormeurs silencieux, hommes et femmes abandonnés devant la caméra, Somniloques entraîne le spectateur dans un troublant voyage onirique.

Une semaine sur deux réalisé par Ivan Calbérac



Depuis la rentrée, Léa Mosnier, douze ans, a une double vie : une semaine chez sa mère, hyperactive et complètement débordée, Une semaine chez son père, en pleine reconversion professionnelle. Tandis que ses parents tentent chacun de retrouver un équilibre sentimental, elle va vivre son premier amour, celui qui bouscule les certitudes sur le monde, sur les parents, sur sa vie sentimentale et sur celle de collégienne, celui qui fait qu'on n'est plus vraiment la même.

The Devil's Horn - L'éclat noir du saxophone réalisé par Larry Weinstein



Le saxophone, un instrument incomparable, ensorcelant et maudit, qui a déchaîné toutes les passions et les scandales depuis son invention. Larry Weinstein retrace l'histoire surprenante de cet instrument, depuis sa naissance dans les ateliers d'Adolphe Sax à sa consécration dans le monde de la musique classique, sans oublier l'époque légendaire du jazz et du be-bop.

Le saxophone est un instrument capable de produire un son profondément humain, fascinant les uns et effrayant les autres. Il a été inventé au milieu du XIX e siècle par Adolphe Sax, un facteur d'instruments de musique aussi génial que possédé, dont la vie a été pavée de drames : bombe, brûlure, poison, cancer... Et il semble que son instrument n'ait pas échappé à la malédiction qui pesait sur lui : interdit dans la Russie tsariste, dans l'empire du Japon puis par les nazis et les communistes, le saxophone a même été condamné par le pape ! L'instrument, placé sur la liste noire d'Hollywood dans les années 1950, en tant que "symbole manifeste de la sexualité", a souvent causé bien des déboires à ses plus grands interprètes. Le réalisateur Larry Weinstein retrace l'histoire surprenante de cet instrument, depuis sa naissance dans les ateliers d'Adolphe Sax à sa consécration dans le monde de la musique classique, sans oublier l'époque légendaire du jazz et du be-bop.

Les 100 lieux qu'il faut voir - Le Var, de Saint-Tropez aux Gorges du Verdon réalisé par Audrey Varet



Le département du Var offre un arrière-pays exceptionnel, des gorges du Verdon aux petits villages dans les collines ainsi qu'un littoral exceptionnel aux nombreuses îles.

Lanceurs d'alerte : coupables ou héros ? réalisé par James Spione



Connaissez-vous John Kiriakou, Thomas Drake et Jesselyn Radack ? Certainement pas. Et pourtant, ces trois Américains ont pris d'énormes risques, au nom de leurs valeurs, pour révéler au monde les pratiques de leur nation dans sa "guerre contre le terrorisme". Le premier travailla durant quinze ans pour la CIA ; il confirma l'utilisation de la torture par les agents américains. Le deuxième est un ancien de la NSA, la National Security Agency ; il révéla dès 2006 le nébuleux projet Trailblazer, un système de surveillance généralisée des télécommunications - une affaire Snowden avant l'heure. La troisième, aujourd'hui avocate du même Edward Snowden, occupa un poste important au département de la Justice ; elle dénonça en 2002 les conditions de détention de John Walker Lindh, un Américain affilié à al-Qaida, capturé lors de l'intervention en Afghanistan. Du jour au lendemain, Kiriakou, Drake et Radack virent leur existence bouleversée. Ils étaient devenus des ennemis de l'Amérique...

Les sept d'Obama
James Spione a suivi les trois lanceurs d'alerte pendant plusieurs mois tout en revenant sur la façon dont l'administration américaine s'est employée à détruire leur vie : licenciement, difficulté à retrouver du travail, ruine liée aux frais d'avocat, harcèlement par des agents du FBI, menaces envers la famille... John Kiriakou a connu pire. Condamné en janvier 2013, il a passé près de deux ans derrière les barreaux. "Autrefois, les lanceurs d'alerte devaient choisir entre leur conscience et leur carrière, explique Jesselyn Radack. Aujourd'hui, ils risquent leur liberté... Et leur vie."

Le parallèle avec l'État orwellien - dépeint dans le roman dystopique "1984" - s'avère inexorable. Il y a soixante-cinq ans, l'écrivain britannique prophétisait : "Aux moments de crise, ce n'est pas contre un ennemi extérieur qu'on lutte, mais toujours contre son propre corps." Aux États-Unis, la crise a pour origine les attentats du 11 septembre 2001. Depuis, parler est devenu un crime ; le secret, une norme. Place désormais à un régime sécuritaire symbolisé par l'utilisation de plus en plus fréquente de l'Espionage Act, une loi floue et liberticide datant de 1917. Dans toute l'histoire des États-Unis, seulement dix personnes furent inculpées pour avoir divulgué des informations confidentielles. En vertu de cet Espionage Act, sept l'ont été sous la présidence d'Obama.

Monday, 29 August 2016

Yéyé révolution - 1962-1966 réalisé par Didier Varrod & Michel Royer



Une plongée réjouissante dans les années yé-yé, tout en musique et en archives ! Ou comment la culture ado prend pour la première fois le pouvoir en France. Avec les témoignages des chanteurs Dick Rivers et de La Grande Sophie, des animateurs radio Michel Billié et Valli, ou encore du photographe Jean-Marie Périer.

Johnny, Sheila, Dick Rivers, Françoise Hardy, Cloclo, Sylvie Vartan... Au début des années 1960, une génération de chanteurs, imprégnée de la vague rock'n'roll outre-Atlantique et des mélodies sulfureuses d'Elvis, obtient un succès phénoménal en France. Jusqu'ici étouffée par les adultes, la jeunesse s'émancipe à travers cette musique et ses idoles. L'oreille collée à leur tourne-disque et à leur transistor, les ados lâchent les habits sages pour les couleurs acidulées, s'inventent un langage, se déhanchent sur le twist au club du Golf Drouot et se retrouvent bientôt autour d'une émission de radio mythique : Salut les copains.

Les copains au pouvoir
Sur un rythme enjoué, mêlant de larges extraits d'émissions de variétés et de scopitones, des entretiens et des images d'actualité souvent drôles et décalés, ce documentaire plonge avec délice dans les années insouciantes d'une révolution tranquille : celle d'une jeunesse encore gentille mais taxée de "voyou" par les adultes. Rapidement devenue la cible des industries du loisir et de la mode, cette génération des baby-boomers grignote ses premières parts de liberté, avant le grand saut revendicatif de Mai-68. Avec les témoignages des chanteurs Dick Rivers et de La Grande Sophie, des animateurs radio Michel Billié et Valli, ou encore du photographe Jean-Marie Périer

Jardins orientaux (1/5) Perse - La découverte du paradis réalisé par Veronika Hofer



Promenade dans les jardins islamiques, petites merveilles de richesse et de diversité. En Iran, découverte des splendeurs de Yazd, Ispahan et Chiraz, des anciens palais et des cités animées, sans oublier les magnifiques jardins du désert, les jardins aquatiques et les roseraies.

Confrontés à un environnement aride et un sol pauvre, les Perses ont inventé des techniques d'irrigation nouvelles et réussi la prouesse de créer de petits paradis, oasis de fraîcheur entourées de murs qui les protègent de la fureur du désert. En Iran, découverte des splendeurs de Yazd, Ispahan et Chiraz, des anciens palais et des cités animées, sans oublier les magnifiques jardins du désert, les jardins aquatiques et les roseraies.

Et guérir de tendresse réalisé par Chantal Hébert



En Savoie, le directeur de l'Ehpad «Foyer Notre-Dame» forme les soignants à une méthode fondée sur l'empathie pour garder le contact avec les personnes âgées.javascript:;

Donald Duck - Le vilain petit canard en nous réalisé par Edda Baumann-von Broen & Hasko Baumann



Quatre-vingts ans après sa naissance, le canard en tenue de marin marque toujours l'imaginaire des Européens. Malgré son penchant grincheux et colérique, sa personnalité fascine, parce qu'il est celui qui se relève de tous les coups fourrés, de toutes les défaites. Mais, dans notre monde actuel tourné vers la réussite, a-t-il encore sa place ?

Les Américains ignorent combien Donald a marqué l'imaginaire européen. Dans les pays scandinaves et en Italie, il est plus populaire que Mickey. À tel point que, partout en Europe, des éditeurs ont même produit leurs propres séries et bandes dessinées mettant en scène le célèbre canard. Malgré son penchant grincheux et colérique, sa personnalité fascine, parce qu'il est celui qui se relève de tous les coups fourrés, de toutes les défaites. Lecteurs et spectateurs retrouvent en lui leurs propres angoisses, faiblesses et incertitudes.

Hugo Pratt, trait pour trait réalisé par Thierry Thomas



Ce documentaire composé d'archives inédites part sur les traces du dessinateur Hugo Pratt, père du célébrissime Corto Maltese et épicurien notoire. Une vie d'aventures, guidée par le hasard et l'imprévu, qui a marqué le début d'une nouvelle ère de la bande dessinée.

De l'oeuvre d'Hugo Pratt émergent quelques mots clés, indissociables de sa vie : voyage, aventure, érudition, ésotérisme, mystère, poésie, mélancolie... et bien sûr, Corto Maltese, son héros et son double, qui l'a imposé comme l'un des plus grands noms de la bande dessinée. Venu au monde en Italie en 1927, mort en Suisse soixante-huit ans plus tard, Hugo Pratt, né sans H et avec un seul T, grandit dans l'ombre d'un père fasciste qui l'emmène très jeune dans une Éthiopie occupée par les forces mussoliniennes. L'adolescent en retire une fascination pour les grands espaces africains, bientôt suivie d'un irrésistible attrait pour le monde indien. Le point de départ d'une existence faite de voyages, de succès, de conquêtes, de rares échecs aussi, et marquée par sa vénération pour le dessinateur américain Milton Caniff, son maître absolu.

Amoureux de la vie
Ce documentaire part sur les traces d'Hugo Pratt à Venise, où il a passé son enfance, mais aussi en Afrique, en Argentine, en Amazonie, au Brésil, à Londres, Gênes, Paris et Lausanne - autant de lieux qui ont forgé sa personnalité hors norme. Celle d'un amoureux de la vie au physique imposant et au verbe fort. Des archives inédites permettent également de voyager aux côtés de Pratt et de l'entendre évoquer ses souvenirs. Une vie d'aventures, guidée par le hasard et l'imprévu, qui a marqué le début d'une nouvelle ère de la bande dessinée.

La guerre des boutons n'aura pas lieu réalisé par Frédéric Compain



Landresse, 231 habitants recensés en 2012, dans le Doubs. C'est ce village paisible que Louis Pergaud, qui y fut instituteur durant deux ans, a immortalisé sous le nom de Longeverne dans son premier et plus célèbre roman, La guerre des boutons, devenu après sa mort un véritable mythe national (le collège, la place de la mairie et le lycée de Besançon s'appellent tous Louis-Pergaud !). Qui sont les Lebrac, Tigibus, La Crique ou Camus d'aujourd'hui ? Pour le savoir, Frédéric Compain (Émirats, les mirages de la puissance) a tenu sur deux années la chronique de Landresse dans les pas de gamins du village âgés, comme les héros du livre, de 7 à 14 ans : de parties de pêche en repas de famille, de fêtes villageoises en journées d'école, Guillaume, Tom, Hortense, Léo, Jolan et leurs copains ouvrent les portes d'un petit monde dans lequel ils semblent heureux. Jetant un pont entre passé et présent, réalité et roman, ces instantanés d'enfance défont aussi en douceur quelques idées reçues sur le monde rural et la Communale du siècle passé, si souvent idéalisés aujourd'hui.

Le retour de Pergaud
Par la magie de la voix off, le fantôme de Louis Pergaud revient dans le village qu'il horrifiait jadis par son hostilité à l'Église - le maire avait rapidement réclamé, et obtenu, sa mutation -, nous guidant de saison en saison, entre réminiscences et commentaires. Comme ceux du livre, les jeunes héros de ce film savent saigner un lapin ou occire une grenouille, traire les vaches et fendre les bûches. Mais contrairement aux petits paysans d'hier, ces jeunes qui entrent pour certains en apprentissage vivent une enfance libre et choyée, unis à leurs parents par une complicité confiante. Beaucoup rêvent d'ailleurs de perpétuer le modèle familial à Landresse en s'installant, qui comme agriculteur, qui comme boucher, dans ce terroir où ont vécu leurs ancêtres. Des voix et des visages rares à la télévision, auxquels Frédéric Compain, avec le renfort de La guerre des boutons, rend un hommage truculent et tendre.

Sunday, 28 August 2016

Trente tableaux réalisé par Paule Baillargeon



Paule Baillargeon a 37 ans, 11 ans, 65 ans… Dans ce long métrage documentaire composé de fragments, elle se raconte. C’est l’histoire d’une femme, d’une cinéaste, d’une mère, d’une féministe, d’une artiste. D’une comédienne aussi, qui livre la narration de ce texte puissant qui berce et secoue à la fois. Ce sont des images fortes, les siennes, filmées, dessinées, animées, qui dressent le portrait d’une vie sauvage, rebelle et douce à la fois. Autobiographie que ces Trente tableaux? Plutôt un conte authentique, imprévisible et unique comme le sont toutes les vies.

Les naufragés du rêve américain réalisé par Philippe Levasseur



Beaucoup a été dit sur la crise immobilière américaine, les saisies, les centaines de milliers de citoyens qui ont perdu leur logement depuis que la récession a frappé, en 2008. Mais que sont devenues ces familles ? L'équipe de réalisation a sillonné les Etats-Unis, à la rencontre de ces Américains issus de la classe moyenne. Ainsi ces deux familles qui vivent dans des motels, en Floride. Ceux qui ne peuvent plus payer leurs nuitées se retrouvent dans leur voiture et migrent vers des Etats où subsiste un minimum de services sociaux, comme la Californie. Des centaines de familles dorment dans leur véhicule sur la côte ouest du pays. Elles sont si nombreuses que des parkings ont dû être ouverts la nuit pour qu'elles puissent se garer dans un endroit plus sûr que la rue. Parmi elles, Amber et Daniel, un jeune couple avec deux fillettes.

J'irai dormir chez vous - Malawi réalisé par Antoine de Maximy



Au Malawi, Antoine fait des rencontres joyeuses dans de petits villages isolés mais est agressé à Blantyre, la ville la plus importante du pays.

Le Malawi se trouve en Afrique Australe et fait partie des pays les plus pauvres du monde. Antoine commence son périple à Nkhata Bay dans le nord du pays. Des chants dans une maison attirent son attention. Il se retrouve alors en pleine séance d'exorcisme et fait la connaissance d'Amos, un bien curieux jeune homme. Puis le voyageur file dans le sud, à Mwanza. Il loue une moto complètement décrépite, et s'enfonce dans l'intérieur du pays.

C'est l'aventure ! Il croise les habitants de petits villages isolés. Les rencontres sont joyeuses, mais les communications sont difficiles. Antoine termine son voyage à Blantyre, la plus importante ville du pays. Il constate rapidement que les caméras ne sont pas les bienvenues et se fait même agresser. Contre toute attente, il va faire la connaissance de Janet une femme lourdement handicapée qui brille par son sourire et son cou

Saturday, 27 August 2016

The Adventure of Sherlock Holmes' Smarter Brother directed by Gene Wilder



The hero is Sigerson Holmes (Wilder), the younger and "smarter" brother of Sherlock "Sheer-Luck" Holmes. Envious of his more famous brother, Sigerson teams up with a Scotland Yard records clerk (Feldman) and a would-be opera singer (Kahn) to solve a case that Sherlock is unable to attend to, putting him up against both Moriarty (McKern) and a blackmailer (DeLuise).

Tête à claques réalisé par Francis Perrin



Auteur de chansons sans éditeur, anar et poète, Alex vit seul avec son jeune fils, Bruno. Chauffeur de taxi, il ramène un jour dans un commissariat un sac oublié par une cliente: il se retrouve attaché par des menottes à une fille à papa. À partir de cet instant, le destin d'Alex sera lié à celui de cette miss catastrophe, qui va totalement chambouler sa vie...

天然コケッコー (Tennen Kokekkō) A Gentle Breeze in the Village directed by Nobuhiro Yamashita (日本語 st eng.)



One of six students in a combined primary and junior high school, Soyo Migita (Kaho) is the most senior pupil. For her, school is a joyful experience with an extended family of loving little brothers and sisters, but her days as the tallest and oldest student are soon to be over.

Hiromi Osawa (Masaki Okada), a cool boy from Tokyo, arrives in the village. Attracted to him, Soyo tries to ignore the feelings that begin to occupy her heart and mind. However, she soon surrenders to her passion and learns to act upon her newfound emotions.

Sur un air de Cuba réalisé par Manuel Morales



Île des Caraïbes située aux portes du continent américain, Cuba a su préserver au fil des siècles les vestiges de son passé fascinant. Ses forteresses, ses palais et ses églises, ainsi que son industrie sucrière ont été les témoins silencieux d'un long processus d'intégration et de mélanges successifs. Au cours de cette évolution, l'identité ethnique et culturelle cubaine a bien failli disparaître. Aujourd'hui, Cuba cultive sa différence. La République socialiste dirigée pendant près de cinquante ans par Fidel Castro s'est ouverte au tourisme. Son histoire, son peuple et ses traditions en font un pays au charme hors du commun.

Le violon de Gaston réalisé par André Melançon



Fiction pour enfants. Gaston est un jeune joueur de hockey qui doit un jour participer à un récital de violon en même temps que son équipe joue une importante partie. Coup de chance ! Il réussira à faire les deux, grâce à la complicité d'amis et celle de son grand-père.

Les tacots réalisé par André Melançon



Film de fiction pour enfants qui met en scène une bande de garçons qui refusent de partager un secret avec des filles. Celles-ci auront vite fait de découvrir le pot aux roses et mèneront le bal à leur façon.

La France entre ciel et mer réalisé par Charles-Antoine de Rouvre & Jérôme Scemla



De Calais à Bonifacio, une étonnante balade onirique à vol d'oiseau le long du littoral français. Cap du bout du monde ou port tentaculaire, fragile falaise calcaire ou puissant massif plongeant dans la mer : sur quelque 5 500 kilomètres, les côtes françaises dévoilent une infinie variété de formes, de couleurs et d'aménagements.

Cap du bout du monde ou port tentaculaire, fragile falaise calcaire ou puissant massif plongeant dans la mer... : sur quelque 5 500 kilomètres, les côtes françaises dévoilent une infinie variété de formes, de couleurs et d'aménagements. Embarquement immédiat pour un voyage extraordinaire.

Les beautés du littoral
" L'objectif était de faire un film qui soit un vrai spectacle, raconte Charles-Antoine de Rouvre, coréalisateur de La France entre ciel et mer. Je voulais montrer que les côtes d'un pays peuvent raconter son histoire, géographique, sociologique, culturelle, géologique. Durant le tournage, j'ai moi-même été fasciné par la diversité des côtes françaises ; le panorama change en permanence. Malgré tout, il y a des paysages que l'on retrouve du nord au sud : les falaises de craie de Bonifacio, en Corse, font écho aux falaises d'Étretat, en Normandie ; les roches rouges du nord-ouest de la Corse, vers Scandola, rappellent les paysages de la Côte d'Azur entre Fréjus et Saint-Raphaël." Tous ces sites attirent l'oeil, racontent une histoire, suscitent une émotion. Certains ne paraissent pas plus gros qu'une tête d'épingle sur une carte ; d'autres s'étirent sur plusieurs dizaines de kilomètres. Un voyage (géo)graphique, magique et onirique, au fil de la côte, cette frontière toujours insolite entre ciel et mer.

Friday, 26 August 2016

Tous accros au sel réalisé par Tam Melacca



Fleur de sel pour saupoudrer une viande, gros sel pour agrémenter l'eau des pâtes, le sel fait partie intégrante du paysage gustatif. Au pays de la gastronomie, il est d'ailleurs impensable de cuisiner sans rajouter son grain de sel, agent de saveur mais aussi élément indispensable au bon fonctionnement de l'organisme - il permet en effet de retenir l'eau. Seul problème, les Français en ingèrent beaucoup plus que les doses journalières recommandées par l'OMS, avec des répercussions de santé publique. Malgré des chiffres alarmants, la grande majorité des Français est incapable d'estimer, et donc de limiter, sa consommation quotidienne de sel. Pain, jambon, gâteaux industriels, le sel est partout. Pourquoi ? Et comment en réduire sa consommation ?

Monsieur Hergé réalisé par Benoît Peeters



Dans ce film réalisé en 1989 par Benoît Peeters pour la RTBF, on découvrira notamment les interventions de Germaine Kieckens, Paul Jamin, Tchang Tchong Jen, Bernard Heuvelmans, le Père Gall, Greg, Bob De Moor et Marcel Stal, des « témoins essentiels de la vie d'Hergé » comme l'expliquait le réalisateur lui-même.

Le petit vingtième, le siècle de Tintin réalisé par Claude Haim



Au début du XXe siècle, la Belgique est la quatrième puissance commerciale du monde. Quand Hergé naît, en 1907, le vieux roi Léopold achève son règne. Plus tard, tandis que les enfants bricolent un arsenal de bois et de carton, et les progrès techniques décident de l'issue du premier conflit mondial, le petit Georges se raconte déjà des histoires qu'il dessine dans ses cahiers d'écolier. La première est une sombre histoire d'espionnage...

Un hôtel dans les nuages réalisé par Jamie Batten



Focus sur les derniers préparatifs avant l'ouverture du Shangri-La, hôtel de luxe orienté vers la culture asiatique et situé au sommet de la tour Shard, à Londres.

Des trains pas comme les autres - Nouvelle Zelande réalisé par Philippe Gougler



Au coeur de paysages grandioses, le train est synonyme de confort, de tranquillité et de découverte. En Nouvelle-Zélande, Philippe Gougler fait un premier arrêt pour rencontrer des Maoris et découvrir leur culture. Ce peuple a su tirer profit d'une nature capricieuse et de son énergie. Au milieu de ce paysage digne des contes et films fantastiques, un drôle de «train-kart» se faufile aux confins d'un monde oublié. Au bout de la ligne, se trouve une communauté retirée de tout, la république autoproclamée du Whangamomona. Direction ensuite l'île du sud à bord d'un train aux larges baies vitrées.

Des trains pas comme les autres - Mongolie réalisé par Philippe Gougler



C'est au coeur de la vaste Mongolie que Philippe Gougler s'aventure cette fois. Il chemine du Nord au Sud, en empruntant l'unique ligne ferroviaire ouverte aux voyageurs. Le train chemine d'abord dans le parc naturel de Gorkhi-Terelj. Entre montagnes et plaines, Philippe rencontre une famille de nomades lors des transhumances. Il est accueilli dans l'habitat traditionnel mongol : la yourte. Dans les wagons, les passagers sont chauffés grâce à des poêles à charbon entretenus par des hôtesses. Philippe emprunte également le «TransMongolien Express», un train de luxe permettant de vivre une sorte de croisière sur rail. Lors d'une étape, il est convié à une réunion de chamanes qui tentent d'entrer en connexion avec les esprits de l'au-delà.

Thursday, 25 August 2016

Tati express réalisé par Emmanuel Leconte & Simon Wallon



Une traversée alerte de l'œuvre de Jacques Tati pour un saisissant jeu de miroirs entre passé et présent. Avec, entre autres réjouissantes archives, de nombreuses citations du maître.

Acteur de génie et metteur en scène virtuose, Jacques Tati est le créateur d’un univers poétique et burlesque qui a marqué de son empreinte l’histoire du cinéma. Mais la dimension comique de son œuvre, entrée au panthéon des classiques, repose aussi sur sa vision subversive d'un culte du progrès qui n'a cessé de s'amplifier. Découverte de la consommation et des loisirs, course effrénée à la croissance, fascination pour la technique, urbanisation à marche forcée, obsession de la performance… : réalisés entre 1949 et 1967, Jour de fête, Les vacances de monsieur Hulot, Mon oncle ou PlayTime observent avec acuité une société qui s'emballe sous l'effet de la "modernité". Les regarder aujourd'hui, c'est contempler pour en rire la naissance d'un dogme qui s'est imposé à tous, comme on feuillette joyeusement un album de famille qui nous dirait d'où nous venons.

Train d'enfer
Mêlant images de fiction et archives d’époque – actualités et inénarrables publicités notamment –, Emmanuel Leconte et Simon Wallon proposent une traversée à cent à l’heure de l’œuvre de Jacques Tati, comme si ce documentaire s'emballait lui aussi, épousant le train d'enfer des changements amenés par les Trente Glorieuses. Un voyage à la fois jubilatoire et teinté de mélancolie, qui permet de comprendre l’intensité des bouleversements sociaux et culturels, mais aussi de revoir les scènes les plus visionnaires de la filmographie du cinéaste, dont on retiendra cette confidence, soufflée après l'échec commercial fracassant de PlayTime, qui entraînera la saisie pendant dix ans de son catalogue : "J'en ai un p'tit peu bavé."

Thalassa: Siam, à chacun son royaume réalisé par Georges Pernoud



Pendant des siècles, le Siam était le royaume le plus riche et le plus puissant du Sud-Est asiatique, grâce à ses épices, son or ou sa porcelaine. Aujourd’hui, c’est pour ses plages de sable blanc, sa nature luxuriante et sa cuisine savoureuse que cette partie de l’Asie nous fait encore rêver.

Au sommaire :

Koh Panyi, l’île des passionnés de football Seul village musulman dans le sud bouddhiste de la Thaïlande, Koh Panyi est devenu mondialement célèbre grâce à… son stade de foot !

Plongée dans le royaume de Siam Restaurateur d’art, familier du palais royal, Robert Bougrain-Dubourg nous guide dans une enquête étonnante : qui a volé la couronne de Siam ?

Pêche à la méduse Fille de pêcheur, Duen remonte ses prises à mains nues sans broncher ! En Thaïlande, ce sont les femmes qui entassent les méduses à bord des bateaux de pêche. Une activité importante et lucrative, vécue comme une véritable manne venue du fond de l’eau.

Koh Phangan, l’île de la Full Moon Party Yout mène une « double vie » sur l’île de Koh Phangan. Guide pour touristes pendant la journée, il jongle avec le feu dès la tombée de la nuit. Quelques jours par mois, cette île mondialement connue vit au rythme échevelé de la pleine lune et des « Full Moon Party ».

Le littoral menacé Élève studieuse, Soklip vit dans un petit village au sud de Sihanoukville, sur un littoral qui fait beaucoup d’envieux. Victime de son aura touristique, la côte cambodgienne attire en effet les promoteurs immobiliers, chinois, russes et français, qui construisent d’immenses complexes hôteliers avec la bénédiction du gouvernement. Pour accueillir les touristes, on demande donc aux villageois de partir, au mieux avec une petite compensation. Mais la famille de Soklip a décidé de rester.

Zénitude et plénitude - Le jardin japonais réalisé par Victor Stauder



À la découverte des plus beaux spécimens de l'art du jardin japonais. Le plus célèbre d'entre eux est le jardin de pierres du temple Ryoanji. Il s'agit d'un "karesansui", archétype du jardin dit "sec", c'est-à-dire dépourvu d'eau, de plantes et d'arbres.

C'est à Kyoto, ancienne capitale impériale et métropole culturelle du Japon, qu'il faut découvrir en priorité ces jardins, considérés comme des duplicatas de la nature. Le plus célèbre et le plus visité de l'archipel nippon est le jardin de pierres du temple Ryoan-ji. Il s'agit d'un karesansui, archétype du jardin dit "sec", c'est-à-dire dépourvu d'eau, de plantes et d'arbres. À Tofuku-ji, temple de l'école Rinzaï, l'une des deux grandes sectes zen, s'étend un autre jardin emblématique conçu en 1939 par l'architecte paysagiste Mirei Shigemori : jardin de contemplation sur la moitié de sa surface, il intègre des pièces d'eau de l'autre, notamment un étang avec des ponts et des passerelles, mais aussi cinq monticules couverts de mousse représentant les gozan, les cinq principaux temples du bouddhisme zen à Kyoto.

Wednesday, 24 August 2016

Des trains pas comme les autres - Sri Lanka réalisé par Philippe Gougler



Certains disent que le Sri Lanka est une perle, une larme sertie dans l’océan... Nous parcourons cette île envoûtante, à la découverte de sa culture et de son histoire foisonnantes. Une île, un pays, mille aventures, au plus près du coeur humain.

Sucre, l'addiction s'il vous plaît! réalisé par Marie Chagneau



Synonyme de gourmandise, évocateur de l'enfance et source d'inspiration pour les pâtissiers, le sucre, consommé avec excès agirait comme un poison dans l'organisme.

Starik Khottabych (Old Man Khottabych) directed by Gennadi Kazansky (pyc. st eng.)



Volka, a 12-year-old Soviet Young Pioneer, discovers an ancient vessel at the bottom of a river. When he opens it, a genie emerges. He calls himself Hassan Abdul-rahman ibn Khattab, but Volka renames him Khottabych. The grateful Khottabych is ready to fulfill any of Volka's wishes, but it becomes clear that Volka should use the powers of the genie carefully, for they can have some unforeseen undesirable results.

La Folle Histoire de l'espace réalisé par Mel Brooks



Dans une galaxie lointaine, les habitants de la planète Spaceballs sont confrontés à un grave problème : l'oxygène commence à se raréfier sur leur planète. À bord du vaisseau de guerre SpaceBall One, l'armée des Spaceballs, dirigé par le seigneur Casque Noir, décide de voler tout l'air respirable de la pacifique planète Druidia. Druidia étant protégée par un champ de force qui empêche tout vaisseau ennemi de s'en approcher, le plan des Spaceballs est de capturer Vespa, la fille du roi de Druidia, pour l'obliger à désactiver le champ de force qui entoure la planète.

Sur Druidia, la princesse Vespa fugue, son père voulant la marier avec un prince dont elle ne veut pas. Vespa et sa droïde Dot Matrix s'enfuient dans l'espace à bord de leur vaisseau mais sont capturées par les Spaceballs.

Son père, le roi Roland, engage deux aventuriers, le capitaine Yop Solo et son fidèle homme-chien Beurk, pour libérer sa fille et la ramener sur Druidia.

Yop Solo et Beurk récupèrent la princesse mais s’écrasent sur une planète des sables tandis que les Spaceballs se lancent à leur poursuite...

Koyaanisqatsi réalisé par Ron Fricke



Koyaanisqatsi est un film réalisé par Godfrey Reggio en 1982, musique de Philip Glass, images de Ron Fricke, produit par Francis Ford Coppola. Depuis 2000, il est classé au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès à Washington.

Le film n'est ni une oeuvre narrative, ni documentaire. Il propose des images où l’on joue sur les échelles d’espace et de temps pour montrer au spectateur le monde où il vit sous un angle différent, et l’inviter lui-même à conclure dans le sens qu’il jugera bon. On peut considérer ce film par moments comme une description enthousiaste de la technologie, parfois au contraire comme une vive critique de celle-ci. Le réalisateur admet avoir voulu montrer ce qu’il nomme la beauté de la bête2.

Une chose ne fait pas de doute à la vue du film : la technologie qui, il y a peu (du temps des Hopis, par exemple) n'était qu'utilitaire, est maintenant omniprésente et se développe selon sa logique propre. Une image impressionnante d’une ville vue du ciel à différentes échelles se termine par la photographie des circuits d’un microprocesseur ; l’image est claire : la population humaine, quand elle est prise dans son ensemble, a (à peu près) autant de liberté d'action que les électrons dans un microprocesseur. Même si l’individu reste libre, son ensemble, lui, ne l’est plus totalement et n’est pas programmé pour l’être. La frénésie de l’activité urbaine (dans la très esthétique séquence The Grid, tournée à l’accéléré) alterne avec une image frappante d’ennui et de vide intérieur des individus quand ils ne sont plus en train de produire (séquences passées au ralenti).

Soleil vert réalisé par Richard Fleischer



L'action du film se déroule en l'an 2022 à New York qui est devenue une mégapole de 44 millions d'habitants. Il règne en permanence une température élevée, soit plus de 30 °C. L'eau est rare. La faune et la flore ont quasiment disparu. La nourriture issue de l'agriculture également. La plupart des habitants n'ont pas les moyens d'acheter des aliments naturels, les prix étant exorbitants. Ils en sont réduits à manger des produits de synthèse, fournis par la multinationale « Soylent », des tablettes de forme carrée, jaunes, rouges ou bleues. Un nouvel aliment vient d'être lancé, le soylent green, beaucoup plus nutritif, cher et disponible uniquement le mardi : ce jour-là, des émeutes de citoyens affamés ne sont pas rares et sont sévèrement réprimées.

Thorn, un policier « de premier ordre », vit avec son ami Sol Roth, un vieux juif lettré, dans un petit appartement délabré et surpeuplé. Sol peste contre l'état du monde et a la nostalgie du passé tandis que Thorn se contente des seules choses qu'il a connues, à savoir la nourriture synthétique et la canicule perpétuelle.

Dans le même temps, William Simonson, un des dirigeants de la société agroalimentaire Soylent, est exécuté dans son appartement situé dans une tour sécurisée des beaux quartiers de Chelsea ; Thorn est chargé de l'enquête et va découvrir que cette affaire, rapidement étiquetée comme étant un crime crapuleux, se révèle être en fait un assassinat visant à empêcher Simonson de révéler un terrible secret. Thorn comprend que Tab Fielding, le garde du corps du dirigeant, est complice car il était, comme par hasard, absent au moment du meurtre et que le système de sécurité était en panne. Thorn ramène chez lui divers objets dont des aliments frais, de la viande et du bourbon, qu'il a dérobé chez la victime, et les partage avec Sol. Poursuivant son enquête, Thorn revient dans l'appartement, noue une relation avec la « compagne » de Simonson, ayant le statut de simple « meuble » et dont le prochain locataire disposera.

Puis Thorn découvre que Tab Fielding est propriétaire d'un bel appartement et qu'il a les moyens d'acheter de la nourriture naturelle, telle que de la confiture aux fraises : les soupçons du policier se confirment donc et il refuse de clôturer l'enquête. Thorn se révélant trop curieux, Donovan, l'homme chargé de la sécurité et qui travaille pour Santini, le gouverneur, décide de le supprimer par l'intermédiaire de son tueur à gage, Gilbert, l'exécuteur de Simonson.

Profitant d'une émeute due à l'épuisement des stocks de soylent green, Gilbert tente de tuer Thorn en lui tirant dessus mais échoue par deux fois, tant la foule est dense. Thorn finit par maîtriser Gilbert et l'envoie bouler sous une « dégageuse » (scoop), sorte de camion-benne tractopelle ramassant les émeutiers afin de canaliser l'émeute.

Pendant ce temps, Sol se rend à l'Échange, bibliothèque où se réunissent des gens instruits, sorte de comité de sage consultatif pouvant émettre un avis auprès d'instances internationales. Sol leur montre les deux rapports d'activité de la société Soylent que Thorn avait découvert chez Simonson. Face aux conclusions du comité, horrifié et désemparé, Sol comprend pourquoi Simonson a été assassiné : il décide alors d'aller au Foyer, endroit où l'on se fait euthanasier. Thorn arrive trop tard pour l'en empêcher mais réussit à assister aux dernières minutes de son ami : sur un immense écran, Thorn voit défiler, en écoutant un extrait du 1er mouvement de la Sixième symphonie de Beethoven (la Pastorale), les images de ce qu'était la Terre autrefois, des paysages magnifiques, la vie sauvage, la beauté de la nature. Avant de mourir, Sol lui demande de trouver la preuve que la société Soylent n'est pas ce qu'elle prétend être.

Thorn se glisse dans l'un des camions bennes emmenant les cadavres à l'extérieur de la ville vers un crematorium et découvre, en explorant les locaux de l'usine, que le soylent green est en réalité fabriqué à partir des cadavres euthanasiés : cet aliment est, selon le discours officiel, censé être fabriqué à partir de plancton. En réalité, même les océans sont devenus stériles et l'anthropophagie est désormais intégrée au système alimentaire humain.

Pourchassé par les tueurs au service du gouverneur Santini, dont Tab Fielding, Thorn finit par être sévèrement blessé. Quand son supérieur arrive à sa rescousse, Thorn se met à hurler que le « soylent green est fabriqué avec des gens qui servent de bétails ». Il supplie son supérieur de tout révéler.

Pit et le vaste monde réalisé par Kaj Pindal



Court métrage d’animation conçu spécialement pour les tout-petits. Avec ses deux amis, Couac le canard et Cui l'hirondelle, Pit, un poussin nouveau-né, rêve de partir à la découverte du vaste monde. Naïf, il se met très vite les pattes dans les plats. Simple et coloré, cet amusant dessin animé a été réalisé en trois épisodes.

Sakura ou le printemps japonais réalisé par Victor Stauder



Lorsque fleurissent les cerisiers, les Japonais plongent dans l'émerveillement. Assis, un petit verre de saké à la main, ils sacrifient à la tradition de l'hanami, la contemplation des frondaisons en fleurs. Une période privilégiée, lors de laquelle jeunes et vieux, hommes et femmes échappent au rythme du monde moderne et méditent sur le caractère éphémère de la vie.

Les Japonais l'appellent sakura : la brève période - dix jours à deux semaines - pendant laquelle leurs îles se couvrent d'une mer ondulante de pétales blancs ou rose poudré. Les parcs se remplissent, les citadins quittent les villes pour sillonner les campagnes. Assis sous un cerisier, un petit verre de saké à la main, ils sacrifient à la tradition de l'hanami, la contemplation des frondaisons en fleurs. Une période privilégiée de l'année, lors de laquelle jeunes et vieux, hommes et femmes échappent au rythme du monde moderne et méditent sur le caractère éphémère de la vie. Depuis les temples de bois, où les moines entretiennent les arbres divins, aux laboratoires, où les biologistes bichonnent ces plantes emblématiques, voyage au pays du Soleil Levant, dont les coutumes ancestrales donnent lieu à des images splendides.

Tuesday, 23 August 2016

Sri Lanka, l'île précieuse réalisé par Éric Bacos



Situé à seulement 35 kilomètres de l'Inde, le Sri Lanka, que l'on appelait naguère Ceylan, est un univers à part. Grande comme l'Irlande, cette île offre de nombreuses merveilles, de l'ancienne capitale médiévale du XIIe siècle, Polonnaruwa, aux plantations de thé et d'épices, qui font sa réputation dans le monde entier. Ce document part à la découverte des richesses du Sri Lanka, ses temples, ses jardins botaniques, ou ses bords de mer, sillonnés par d'étranges pêcheurs juchés sur d'improbables échasses.

SNCF, une erreur d'aiguillage réalisé par Atisso Médessou



La SNCF, comme tous les services publics, se retrouve aujourd’hui prise dans la tourmente de la libéralisation. L’échéance de l’ouverture totale du marché pointe son nez aux horizons de 2009, mais déjà les effets de cette dérégulation sont bien palpables et ce depuis une bonne dizaine d’années. Car une loi votée en février 1997 a profondément préparé le terrain de la libéralisation et modifie le fonctionnement du service public. Le monopole SNCF a commencé à être désintégré et s’est vu ainsi séparé de sa partie transport, nommée depuis Réseau Ferré Français (RFF). Le but de l’opération est simple : permettre à de multiples entreprises ferroviaires étrangères et françaises, dont la SNCF, d’emprunter dans quelques années le réseau ferré français en versant un péage à RFF. Les conséquences de cette opération, préparée par le gouvernement Juppé et validée par le gouvernement Jospin, se sont rapidement fait sentir. RFF, pris dans un jeu de rentabilité, n’a plus pour mission d’assurer la construction ou l’entretien de voies non rentables. Plus de 1 500 kilomètres de voies ferrées sont ainsi peu ou mal entretenues à tel point que la SNCF a décidé de ralentir ses trains sur ces lignes depuis octobre 2004. Reste des cheminots et des usagers qui se sentent lâchés par la SNCF et les pouvoirs publics. À l'heure où les problèmes de pollution deviennent criants, où le coût des énergies fossiles ne cesse de grimper, où les autoroutes se retrouvent saturées de poids lourds et de voitures, la ligne Béziers–Clermont vit ses dernières années. La libéralisation de ce secteur risque d’amplifier désormais ce phénomène. Et ce n’est pas l’Europe qui, malgré un discours ambigu en matière de transport, est partie pour renverser la donne. La logique de rentabilité immédiate qui privilégie les axes importants et le refus de prendre en compte une somme de coûts comme la pollution, les accidents, le dumping social, les infrastructures, mène les transports vers toujours plus de route. Et toujours moins de rails?

Au coeur des machines - De la montre au flipper réalisé par Lucy Haken



Grâce à des images en 3D, découverte du mécanisme de la tondeuse à gazon, du flipper, du cadenas, de la montre, de la chasse d'eau et du yoyo.

Décryptage du mode de fabrication et du mécanisme d'objets ou de machines tels qu'une platine vinyle, d'un barbecue, d'un moteur de hors-bord ou un style bille.

Soweto, le temps des colères réalisé par Jean-Loïc Portron, Siphamandla Bongwana, Jerry Obakeng Gaegane, Stanford Gibson, Nduduzo Shandu



Quatre jeunes documentaristes de Soweto nous plongent au coeur des luttes menées par leurs concitoyens contre une démocratie qui continue de laisser de côté la grande majorité des Noirs.

" Amandla! - Awethu!" Comme au temps de l'apartheid, les habitants de Kliptown, révoltés d'attendre en vain depuis vingt ans les maisons en dur qu'on leur avait promises à l'arrivée au pouvoir de Mandela, commencent tous leurs meetings par le célèbre slogan en xhosa : "Le pouvoir ! - Nous appartient !" En écho, un vieil homme réduit pour survivre à gratter en cachette le sol des terrils d'anciennes mines d'or explose : "J'ai l'impression de n'avoir aucun droit !" Dans le quartier métis d'Eldorado Park, c'est contre le trafic de drogue qui détruit ses enfants que la "communauté" a entrepris de lutter elle-même. Ailleurs, elle réussit à délivrer un groupe d'enfants des griffes de kidnappeurs qui rançonnent les familles.

"Nés libres", après l'apartheid, donc, les quatre jeunes documentaristes qui ont filmé ces hommes et ces femmes en colère à la faveur d'un atelier ont tous grandi dans l'immense township de Soweto et ce sont leurs voisins, parfois leurs parents, qu'ils accompagnent. Aussi leurs regards nous plongent-ils avec une proximité rare dans la réalité de ces combats pour faire évoluer un pays qui, plus de vingt ans après l'avènement de la "nation arc-en-ciel", continue de laisser de côté la grande majorité des Noirs.

Décollage pour l'Amérique - Le Michigan réalisé par Toby Beach



Survol de Lansing, capitale du Michigan, berceau de l'industrie automobile avec Detroit et les anciennes usines Ford, ainsi que la compagnie General Motors.

Un vrai Américain : Joe McCarthy réalisé par Lutz Hachmeister



Le sénateur Joe McCarthy fut la figure de proue du mouvement de persécution anticommuniste qui ébranla l'Amérique des années 1950. Mêlant images d'archives rares et scènes de fiction, ce film explore la part de mythe qui entoure encore largement ce personnage décrié.

Aux États-Unis, dès les premières années de la guerre froide, la paranoïa anticommuniste, qui culmina avec la chasse aux sorcières, n'épargna ni le gouvernement Eisenhower, ni l'armée, ni même la CIA. Si la peur du rouge a réussi à s'implanter aussi durablement dans les esprits américains et jusque dans l'inconscient collectif du pays, la virulence du sénateur Joe McCarthy y est pour beaucoup. Expert dans le jeu des médias et dans la distorsion de la vérité, il fut parmi les premiers à saisir le rôle que pouvait jouer la télévision dans la propagande - cette même télévision qui a précipité son déclin.

Ascension et déclin
Mais qui était vraiment celui qui a laissé son nom au maccarthysme, et comment est-il devenu le redoutable manipulateur que l'on connaît ? Fruit de cinq années de recherches dans les archives internationales, ce film associe des images récemment rendues publiques - interviews de témoins de l'époque, d'historiens des médias ou de membres de sa famille - à des reconstitutions d'épisodes issus de sa biographie. Des voix célèbres, comme celles de l'ancien ministre Kissinger ou du journaliste Haynes Johnson, viennent compléter ce tableau qui retrace l'ascension et la chute du politicien machiavélique, dont l'héritage semble resurgir avec l'émergence du Tea Party.

Monday, 22 August 2016

Sandwich, bienvenue au club! réalisè par Timothée Dereix



Deux tranches de pain entourant une garniture : telle est la recette d'une star au pays de la baguette, le sandwich, le déjeuner préféré des Français. L'industrie du sandwich pèse en France 7,44 milliards d'euros par an, et réunit autour de la table des acteurs affamés. Le dernier arrivé, la grande distribution, a tout bousculé. Il y a une dizaine d'année, elle ne vendait quasiment aucun sandwich, contre un sur quatre acheté dans l'Hexagone aujourd'hui. Comment s'est organisée la contre-attaque dans ce marché ultra-concurrentiel ? Et les artisans boulangers peuvent-ils proposer de la qualité dans un marché en crise ? Immersion dans la guerre que se mènent les sandwicheries, les supermarchés et les boulangeries.

Soit je meurs, soit je vais mieux réalisé par Laurence Ferreira Barbosa



Un collégien devient ami avec deux jeunes filles de sa classe, des sœurs jumelles mystérieuses.

L'Appartement des filles réalisé par Michel Deville



Tibère, séduisant membre d'une bande de trafiquants, use de ses charmes pour nouer une relation avec une hôtesse de l'air susceptible de l’aider à acheminer en fraude de l'or vers Bombay. Il séduit Elena, hôtesse sur la ligne de Calcutta mais celle-ci partage son appartement avec deux autres hôtesses, Lolotte et Mélanie. L'amour va s'en mêler en transformant Tibère et ses plans…

Sois belle et tais-toi réalisé par Marc Allégret



Virginie Dumaillet s'échappe pour la troisième fois de la maison de redressement et est poursuivie par la police. Une nuit, une bijouterie de la place Vendôme est cambriolée. Jean, jeune inspecteur de police, recherche les cambrioleurs et rencontre Virginie qu'il prend pour une complice de la bande, elle-même le prenant pour un caïd du milieu. Elle en tombe amoureuse. Apprenant la vérité, et bien que furieuse de s'être trompée, elle accepte Jean en mariage.

Mais le passé de Virginie resurgit. Elle retrouve ses copains Loulou et Pierrot qui font du trafic d'appareils photo pour le compte de Raphaël, qui opère également dans le cambriolage des bijouteries. Elle va les aider à passer la frontière. À l'insu des jeunes gens, Raphaël a caché des bijoux dans l'un des appareils photo. Jean découvre la magouille et croit que sa femme est au courant du trafic de bijoux. Il lui tend un piège, mais, de justesse, la vérité éclate et les véritables cambrioleurs sont arrêtés avec l'aide des deux compères de Virginie.

Smic, Smac, Smoc réalisé par Claude Lelouch (fr st hébr.)



Trois ouvriers sont les meilleurs amis du monde jusqu'au jour où l'un d'eux se marie.

J'irai dormir chez vous - Espagne réalisé par Antoine de Maximy



En arpentant les ruelles de Madrid, Antoine de Maximy croise Daniel et Sara, dont les tatouages attirent son attention. Entre eux, le courant passe tout de suite et il les suit à un concert, avant de les inviter au restaurant. Daniel accepte de l'accueillir chez ses parents, mais la nuit n'est pas de tout repos puisqu'il se fait attaquer par un membre de la famille, mécontent d'avoir à partager sa chambre. A Séville, en pleine feria, il fait aussi de belles rencontres

Sunday, 21 August 2016

Pas de week-end pour notre amour réalisé par Pierre Montazel



L'annonce du futur mariage de Franck Reno, une vedette de la chanson, adulée par des milliers d'admiratrices provoque un émoi considérable dans le monde entier.

Pour calmer la folie collective qui s'est emparée des fans, le chanteur doit rencontrer son public lors d'une soirée qui se trouve être celle de ses fiançailles. À sa place, une jeune femme vient parler aux femmes présentes dans la salle, Margaret Duval, une journaliste par qui toute l'affaire a débuté. Envoyée par sa rédaction pour enquêter sur la famille de Franck Reno, elle détaille toute l'histoire.

Elle surprend dans un cabaret une conversation entre Franck Reno et sa mère (jouée par Denise Grey), fille du baron Richard de Valirman. Ce dernier après une nouvelle attaque (dont il se remet toujours) a décidé de le revoir après l'avoir renié trois ans plus tôt.

Ayant séduit le frère de Franck, la journaliste se laisse inviter dans le château familial le même week-end que Franck Reno. Il s'ensuit un chassé croisé entre Christian (le frère du chanteur), Margaret qui va tomber amoureuse de Franck, lui aussi sous le charme de la journaliste, Lorie Touquet, la fiancée délaissée de Christian...

L'extravagant baron et toute sa maisonnée suivent ces pérégrinations entre les soirées de notables, les parties de campagnes à vélo et les appels secrets de la journaliste à la rédaction. Après une nuit de quiproquos entre les quatre amoureux, et des accusations de tromperie, il est décidé par la famille de faire épouser Franck Reno et Lorie Touquet afin de préserver les intérêts des familles et sauver les apparences. Marguerite s'enfuit, aidée par Christian.

La soirée de fiançailles de Franck et Lorie qui ont accepté de se marier par dépit et vengeance après avoir cru être trompés coïncide avec la soirée destinée au public (au début du film). Margaret venue en secret au château pour rencontrer Franck s'enfuit et vient raconter toute la vérité sur la scène du music-hall.

La cérémonie de fiançailles permet de réconcilier Christian et Lorie, le baron accepte que son petit-fils soit une vedette de la chanson et finalement Franck part rejoindre Margaret sur scène pour la plus grande joie des admiratrices qui sont finalement convaincues par le bonheur du chanteur.

Six heures à perdre réalisé par Alex Joffé & Jean Lévitte



Six heures à perdre est un film français d'Alex Joffé et Jean Lévitte sorti en 1947. Il n'a aucun rapport avec le roman du même titre de Robert Brasillach.

Il est parfois regrettable d'être le sosie d'une personnalité. Ainsi ce voyageur, qui pour tuer le temps entre deux correspondances de chemin de fer, décide de faire un tour en ville. Pris pour son « Excellence » Léopold de Witt, il est amené à jouer un rôle bienfaisant pour les propriétaires du somptueux hôtel particulier de son « Excellence ». Ce qui n'empêche pas sa mort à la sortie, abattu par deux individus qui constatent trop tard leur méprise.

Jérôme Bosch, touché par le diable réalisé par Pieter van Huystee



Le peintre néerlandais Jérôme Bosch (v. 1450-1516) est l'un des artistes majeurs de la Renaissance flamande. Ses tableaux inspirés de thématiques religieuses fourmillent de représentations de figures grotesques et de scènes énigmatiques. Cet artiste fasciné par le mal avait-il un autre message à faire passer à la postérité ?

Le peintre néerlandais Jérôme Bosch (v. 1450-1516) est l'un des artistes majeurs de la Renaissance flamande. Dans ses oeuvres prennent vie des scènes inspirées des thématiques religieuses qui imprègnent son époque : il laisse libre cours à son imagination visionnaire et à son sens du détail pour réinterpréter les épisodes bibliques, comme dans son célébrissime triptyque du Jugement dernier. Mais à la différence de ses contemporains, ce n'est pas le contenu pieux que le peintre met en avant : avec ses représentations de figures grotesques et ses scènes énigmatiques, il semble plutôt fasciné par le mal, qui occupe un rôle considérable dans ses peintures. On peut supposer qu'il traite ainsi des questions morales primordiales de son temps. Mais l'artiste avait-il un autre message à faire passer à la postérité ?

Autopsie
À l'occasion du 500e anniversaire de sa mort, le documentaire suit une équipe de chercheurs spécialistes de Jérôme Bosch. Quatre années durant, ils ont parcouru le monde et ses musées les plus prestigieux avec un objectif : résoudre l'énigme que représente encore aujourd'hui son oeuvre. Sous la houlette du conservateur néerlandais Matthijs Ilsink, ils se livrent à une passionnante autopsie des quelque dizaines de toiles que l'histoire nous a léguées. Des techniques de pointe nous permettent de mieux comprendre la genèse des tableaux. Des vues macro en haute définition nous plongent au coeur de l'univers foisonnant de l'artiste pour nous en dévoiler les détails cachés et les histoires inédites.

Les rizières célestes des Philippines réalisé par Antje Christ



Aux Philippines, les paysages magnifiques des rizières de montagne, cultivées depuis plus de 2 000 ans, risquent de disparaître. Rencontre avec les derniers gardiens de la tradition dans des villages reculés, participation à la fête de l'Imbayah et découverte des rituels de sacrifice des chamanes locaux.

Le peuple montagnard des Ifugao a su faire de la culture de la terre et de l'irrigation un véritable art : ses rizières traditionnelles en terrasses sont aujourd'hui classées au patrimoine naturel de l'Unesco. Mais la jeune génération ne veut pas continuer à cultiver le riz dans ces pénibles conditions. D'autant que les plantations de plaine, dopées aux pesticides, et l'invasion de riz à bas prix dans les supermarchés ne permettent plus aux Ifuago de vivre de leur riz cultivé dans le respect des anciennes méthodes. Alors même que des touristes venus du monde entier se pressent pour admirer la beauté de ces sites, un tiers des terrasses est d'ores et déjà à l'abandon. Rencontre avec les derniers gardiens de la tradition dans des villages reculés, participation à la fête de l'Imbayah et découverte des rituels de sacrifice des chamanes locaux.

Saturday, 20 August 2016

Sans arme, ni haine, ni violence réalisé par Jean-Paul Rouve



En 1977 à Nice. Albert Spaggiari est arrêté par la police, emmené dans le bureau du juge d'instruction pour y être interrogé, mais il réussit à s'évader du bureau en sautant par la fenêtre. Huit mètres plus bas, il atterrit sur une voiture et s'enfuit à moto. On n'entendra plus parler de lui. Il part pour l'Amérique du Sud où il fera de nouvelles rencontres, notamment un mystérieux journaliste qui vient l'interviewer dans sa retraite dorée…

Samurai Fiction directed by Hiroyuki Nakano (日本語)



The plot centers on Inukai Heishirō (Mitsuru Fukikoshi), the son of a clan officer. One of his clan's most precious heirlooms, a sword given them by the Shogun, has been stolen by the samurai Kazamatsuri (Tomoyasu Hotei). Against his father's advice, Heishirō insists on retrieving the sword himself. His father sends two ninja after him to make sure he doesn't do anything stupid.

Kazamatsuri wounds Heishirō, and kills one of his companions. The young noble ends up staying with an older samurai (Morio Kazama) and his daughter Koharu (Tamaki Ogawa) while he heals from his wound and plans his next move. The older samurai tries to dissuade him from fighting, but Heishirō's honor won't allow him to leave Kazamatsuri alive. The older samurai, who turns out to be the master Hanbei Mizoguchi, convinces him to fight Kazamatsuri by throwing rocks rather than with swords.

Meanwhile, Kazamatsuri settles for a few days at a gambling house owned by Lady Okatsu (Mari Natsuki), who falls in love with him. Then one night one of the ninja sent to protect Heishirō bribes her to poison his sake for one thousand gold. She does, but Kazamatsuri tastes the poison and kills Okatsu. He then kidnaps Koharu in an attempt to get the master Mizoguchi to fight him.

Mizoguchi reveals to Heishirō that he killed Koharu's father, and has since never drawn his sword on another man, despite his immense skill. They then go to find Kazamatsuri and rescue Koharu. While Mizoguchi stalls Kazamatsuri, Heishirō takes Koharu aside and says he will marry her if Mizoguchi wins. Kazamatsuri fights Mizoguchi, who only draws his sword after his opponent destroys his wooden sword. He then disarms Kazamatsuri near a cliff. Kazamatsuri, admitting defeat, commits suicide by jumping off the cliff. Heishirō and the others go to the bottom, where there is no sign of Kazamatsuri's body, but Koharu spots the stolen sword at the bottom of the river, where Heishirō retrieves it.

Flash forward one year. Heishirō has married Koharu, the sword is restored, and Mizoguchi is now an official in Heishiro's clan.

J'irai dormir chez vous - Israël réalisé par Antoine de Maximy



Antoine de Maximy parcourt l'état d'Israël. Entre attentats suicides et opérations militaires, on ne peut pas dire que la paix règne dans le pays. Malgré tout, ce n'est pas non plus vraiment la guerre. Les enfants vont à l'école, les jeunes sortent pour s'amuser, les commerces marchent bien. Bref les gens vivent. Et pourtant, les journaux ne parlent que du conflit.

Antoine, lui, veut rencontrer l'Israélien moyen, celui dont on ne parle pas dans les médias.

Il commence son voyage dans la ville Sainte de Jérusalem. C'est un haut lieu pour les Musulmans, les Juifs et les Chrétiens. Il fait rapidement la connaissance de Sarah (80 ans et demi !) qui l'invite chez elle.Mais le globe-quatteur veut s'immiscer dans la communauté juive ultra-orthodoxe. Le contact est particulièrement difficile. Ces gens rejettent ce qu'ils appellent les dérives du monde moderne. La plupart d'entre eux voient d'un mauvais œil cet étranger bizarrement accoutré qui s'aventure dans leurs quartiers.

Malgré les regards parfois hostiles, Antoine continue à aborder les gens. Ici comme ailleurs, certains sont plus ouverts que les autres. Il rencontrera successivement Moshé et Benyamin qui lui dévoileront un peu de leur vie. Des rencontres étonnantes.

Deuxième étape: Tel-Aviv, la capitale. Bien qu'il n'y ait que soixante kilomètres entre les deux villes, l'atmosphère y est totalement différente. C'est ici qu'on trouve la plus grande concentration de jeunes du pays. Antoine y rencontre Gil, monté sur de curieuses échasses. Il passe la soirée avec des amis à lui, dont Shirley qui lui explique la nécessité pour la Gay-Pride de défiler à Jérusalem.

Ensuite, Antoine se rend dans un village musulman. En effet, sur 6 millions d’Israéliens, 1 million sont Arabes. Le voyageur arrive à Tamra, un village musulman situé près de la vallée du Jourdain. Antoine entrevoit du monde dans la cour d'une maison. Il est aussitôt accueilli. Mais la communication est impossible. Il n’insiste pas.

Pour terminer, Antoine veut aller dans un kibboutz. Ce sont des fermes collectives, où les familles vivent en communauté. Après un court passage dans un kibboutz très touristique, il se rend au kibboutz de Merav. Situé à la limite des territoires autonomes Palestinien, il est protégé pour une clôture et une portail électrique. Il y rencontre Amos, qui l’invite chez lui.

Au final, ce voyage en Israël montre une face peu connue de ce pays.

Les femmes en Arabie saoudite - Une révolution silencieuse réalisé par Gabriele Riedle & Carmen Butta



Dans le royaume ultraconservateur d'Arabie saoudite, corseté par la charia et les traditions, les femmes peuvent difficilement s'extraire du carcan qui leur est imposé. Pourtant, une révolution silencieuse semble être en marche... Portrait de Saoudiennes courageuses qui se battent pour faire évoluer la situation des femmes dans leur pays.

Elles disparaissent sous l' abaya et le voile prescrits par la loi islamique. Elles n'ont pas le droit de conduire ni même de se déplacer sans "tuteur". Dans le royaume ultraconservateur d'Arabie saoudite, corseté par la charia et les traditions, les femmes peuvent difficilement s'extraire du carcan qui leur est imposé. Pourtant, une révolution silencieuse semble être en marche : une nouvelle génération de femmes se fraie avec assurance un chemin dans la vie professionnelle. En 2015, pour la première fois dans l'histoire du pays, les femmes ont ainsi pu se présenter à des élections. Élue il y a quelques mois au conseil municipal de Djedda, Rasha Hefzi refuse de céder le moindre pouce de terrain à ses collègues masculins et conservateurs.

Exister sur la place publique
Om Saif, une jeune femme qui a repris la boulangerie familiale dans la vieille ville de Djedda, exprime elle aussi ce désir d'émancipation. Vêtue d'un niqab noir, elle donne des instructions à ses employés avant de prendre elle-même place derrière le comptoir - un grave péché pour de nombreux Saoudiens. Om ne cède pourtant pas à la peur et espère, par son exemple, encourager d'autres femmes à s'engager sur la même voie. En effet, d'autres Saoudiennes revendiquent leur droit à exister sur la place publique. Politiciennes, avocates, journalistes, sportives ou entrepreneuses, toutes soulignent que la société a besoin des femmes pour avancer. Un film à leur image, nuancé, malin et plein d'énergie.

Balkan Spirit réalisé Hermann Vaske



Le Serbe Emir Kusturica, réalisateur emblématique du «Temps des gitans» et de «Chat noir, chat blanc», le philosophe slovène Slavoj ?i?ek, l'artiste serbe Marina Abramovic, le musicien Goran Bregovic, la star hollywoodienne Angelina Jolie, réalisatrice d'«Au pays du sang et du miel», et bien d'autres créateurs croates, grecs, roumains ou bulgares s'interrogent sur l'identité balkanique devant la caméra d'Hermann Vaske. De savoureuses anecdotes personnelles en analyses historiques, ils peignent par petites touches une région traumatisée par la guerre et hantée par le racisme, mais également avide de vivre et débordante d'imagination.

Friday, 19 August 2016

J'irai dormir chez vous - Colombie réalisé par Antoine de Maximy



Pendant longtemps, il était préférable d'éviter de passer ses vacances dans cet Etat d'Amérique du Sud. Les guérilleros et les narcotrafiquants n'incitaient pas au tourisme. Mais depuis quelques années, la situation évolue. Antoine commence son voyage à Carthagène, où il rencontre Alfonso, bijoutier. Puis, il se rend à Cocorná, où les caméras ne sont pas les bienvenues. Après être passé par Medellín, le squatteur termine son périple dans un hameau perdu dans la campagne.

J'irai dormir chez vous - Bhoutan réalisé par Antoine de Maximy



Antoine s'envole pour le Bhoutan, petit royaume situé dans les contreforts de l'Himalaya, entre l'Inde et la Chine. Parcourir ce pays en indépendant, sac au dos, est interdit. Il faut nécessairement passer par une agence de voyage nationale. Antoine respecte la règle et est accueilli dès sa descente d'avion par un guide et un chauffeur. Au programme de la visite, des forteresses et des musées, et des nuits à l'hôtel, hors de la ville. Dans ces conditions, comment sortir des sentiers battus pour aller à la rencontre des habitants ? Le globe-trotter doit prendre ses distances avec ses accompagnants.

J'irai dormir chez vous - Malte réalisé par Antoine de Maximy



Antoine commence son voyage à Malte sur l'île de Gozo. Il rencontre rapidement deux retraités dans un garage aux murs intégralement recouverts de drôles de photos. Le regard ahuri du globe-squatteur les fait hurler de rire. Le ton est donné : à Malte, on rencontre beaucoup de gens drôles et sympathiques. Mais au-delà de ça, les Maltais sont-ils accueillants ? Antoine va rapidement s'apercevoir qu'on n'entre pas facilement chez eux. C'est peut-être dû à l'histoire tumultueuse de l'archipel, ou à la mentalité insulaire. A moins que ce soit le poids des traditions. Toujours est-il que cette fois-ci, la partie est particulièrement difficile. Sur Gozo, Malte ou Comino, les trois principales îles de l'archipel, Antoine réussira-t-il son pari ?

J'irai dormir chez vous - Birmanie réalisé par Antoine de Maximy



Après des années de dictature, la Birmanie s'ouvre progressivement au tourisme ; mais est-il possible pour un étranger de dormir chez des locaux ?

Des trains pas comme les autres - Norvège réalisé par Philippe Gougler


suite


Pour la première fois dans la série « des trains pas comme les autres », Philippe Gougler part en Europe du nord. Direction la Norvège, en plein hiver, l’occasion de découvrir un train chasse-neige et des trains express qui roulent quelques soient les conditions climatiques.

En Norvège, l’hiver, les journées sont courtes, une expérience unique pour découvrir les merveilles de la nature comme les aurores boréales. Puis, direction Finse à 1222m d’altitude pour une exploration sur un lac gelé afin d’y récupérer de la glace et créer ainsi des instruments de musique éphémères. Le voyage continue ensuite entre Bergen et Oslo, dans un wagon spécialement aménagé pour les plus jeunes. Les enfants jouent et rient dans un train pensé pour le confort de tous.

A Oslo, Philippe s’essaie au curling dans un club de mordus de cet étrange sport sur glace ! Enfin, direction le nord de la Norvège, au coeur des îles Lofoten, pour un partager un peu de l’âme des norvégiens et leur traditionnel « way of life ».

J'irai dormir chez vous - Croatie réalisé par Antoine de Maximy



Antoine parcourt la Croatie, pays qui a conquis son indépendance en 1991. Depuis, le tourisme s'est largement développé, mais le conflit a laissé des traces dans toutes les mémoires. A Dubrovnik, ville fortifiée, Antoine loue un scooter et visite les environs. A Zagreb, il croise la route d'une soeur, Dijana. Le globe-squatteur termine son voyage en Slavonie, dans l'est du pays, où de nombreuses maisons sont restées en ruines après la guerre.

Des trains pas comme les autres - Suède réalisé par William Japhet



Cette série invite le téléspectateur à bord d'un train pour découvrir un itinéraire dépaysant, attrayant et pittoresque, au coeur d'un pays, d'une culture et de son histoire. Chaque épisode part sur les traces d'un grand homme, d'un moment clé de l'histoire d'une civilisation, d'un peuple.

Philippe Gougler part pour un grand périple en Suède. Il commence son voyage au-delà du cercle polaire, en Laponie, où il profite du soleil de Minuit en compagnie de chiens de traîneaux. Après un détour par Lulea et une rencontre avec un photographe, il visite Stockholm, bâtie sur un archipel de quatorze îles. Depuis la Gare Centrale, il s'installe à bord d'un train particulièrement luxueux à destination de Göteborg. Sa visite se clôt sur Ulvön, une petite île de pêcheurs en mer Baltique, où l'attend Ruben, un spécialiste du hareng fermenté.

Des trains pas comme les autres - Maroc réalisé par Philippe Gougler & William Japhet



Cette série invite le téléspectateur à bord d'un train pour découvrir un itinéraire dépaysant, attrayant et pittoresque, au coeur d'un pays, d'une culture et de son histoire. Chaque épisode part sur les traces d'un grand homme, d'un moment clé de l'histoire d'une civilisation, d'un peuple.

On pense connaître le Maroc, pays proche par sa langue, son histoire et sa proximité géographique. Pourtant, à travers ce périple ferroviaire, Philippe Gougler découvre un pays surprenant, aux richesses infinies. Un voyage regorgeant de contrastes et de diversité, où l'on bascule sans cesse d'un monde à l'autre, où la tradition côtoie la modernité. Dès son arrivée à Rabat, la capitale politique du Maroc, l'aventurier est saisi par une ville où la vie semble paisible et douce. Après Fès, l'incontournable, direction le sud pour rejoindre Marrakech. Puis Philippe s'approche du mythique Sahara, là où la route s'achève.

Biologie 2.0 - Ce que la nature n'aurait jamais fait réalisé par Charles-Antoine de Rouvre & Jérôme Scemla



Faire de la biologie de synthèse consiste à copier ce que la nature a créé, en lui attribuant d'autres fonctions, au risque de perturber l'écologie globale.

Lutter contre la sécheresse : des réponses innovantes réalisé par Eberhard Rühle & Peter Podjavorsek



La sécheresse risque de devenir un fléau mondial dans les prochaines décennies, menaçant les populations et l'agriculture dans de nombreux pays. À travers trois expérimentations en Californie, en Espagne et au Burkina Faso, ce documentaire nous fait découvrir de nouvelles formes de lutte contre la sécheresse.

Pour beaucoup de scientifiques, c'est le combat du XXI e siècle. La sécheresse risque de devenir un fléau mondial dans les prochaines décennies, menaçant les populations et l'agriculture dans de nombreux pays. Le réchauffement de la planète emporte déjà des conséquences palpables : les calottes glaciaires fondent, les phénomènes météo extrêmes se multiplient et plus d'un milliard et demi de personnes souffrent de pénurie d'eau, alors que 40 % des zones émergées de la Terre sont arides.

Exploiter la chaleur
Comment dans ces conditions économiser l'eau et optimiser son utilisation ? Devant l'urgence de ce défi majeur, les expérimentations se diversifient à travers le monde. Ce film en montre de prometteuses, de la plus sophistiquée à la plus élémentaire. Confrontée à une sécheresse sans précédent, la Californie teste l'exploitation de la chaleur solaire pour recycler l'eau, la maîtrise des modes d'irrigation grâce à des applications mobiles, ou la modification des gènes des plantes pour les rendre plus résistantes. En Espagne, une usine de dessalement de l'eau de mer donne des résultats encourageants, tandis qu'au Burkina Faso l'accent est porté sur l'éducation et la recherche de méthodes simples mais efficaces. Autant d'initiatives augurant de réels progrès, clairement expliqués dans ce documentaire défricheur.

Vers une famine planétaire ? - L'épuisement du phosphore réalisé par Christiane Schwarz & Marcel Weingärtner



Une problématique environnementale méconnue : la surconsommation des ressources mondiales de phosphore menace la production agricole mondiale. Que proposent les scientifiques ?

Le phosphate, la forme minérale du phosphore, est l'ingrédient essentiel de tous les engrais. Utilisé de manière intensive depuis les années 1950, il a permis l'envolée des rendements agricoles. Mais aujourd'hui, le monde s'achemine vers un pic de consommation, comparable à celui de l'exploitation des hydrocarbures. Si le phosphate venait à manquer, les prix alimentaires exploseraient, et avec eux le nombre d'affamés. D'ores et déjà, l'inégale répartition de cette ressource entraîne des tensions géopolitiques et sociales. Comment éviter la pénurie ?

Solutions
Bien qu'il ne puisse être remplacé par aucun produit de synthèse, le phosphate est gaspillé. Peu coûteux, ses dérivés sont employés comme additifs alimentaires ou dans des produits d'hygiène. Faut-il interdire cette pratique ? Les agriculteurs le répandent souvent en trop grandes quantités, polluant les sols et les eaux, comme en témoigne la prolifération des algues vertes. Les scientifiques réfléchissent par ailleurs à des méthodes de récupération, comme le retraitement de l'urine ou des eaux usées.

Des mines marocaines à l'Institut national de la recherche agronomique de Montpellier en passant par les usines de la Ruhr, découverte des différentes pistes pour une gestion plus durable des ressources en phosphore.

Thursday, 18 August 2016

Rue des prairies réalisé par Denys de La Patellière



Henri Neveux rentre d'Allemagne après deux ans de captivité. Sa femme vient de mourir laissant trois enfants, Louis et Odette et un nouveau-né, Fernand, issu d'une liaison adultère, mais qu'il accepte comme son fils. Élevant seul les enfants, Henri fait tout pour qu'ils aient la meilleure éducation possible. Si Fernand pose quelques problèmes scolaires, les aînés s'en sortent mieux : Louis devient coureur cycliste professionnel tandis qu'Odette devient cover-girl et la maitresse d'un homme riche et marié. L'un et l'autre veulent oublier leur origines modestes et s'écartent de leur père. À la suite d'une fugue, Fernand est traduit devant un tribunal pour mineurs. Face aux magistrats, les deux ainés accablent leur père tandis que Fernand, le fils illégitime montre un véritable amour filial pour Henri. Ce drame psychologique nous parle d'amour. Il illustre que l'amour filial va au-delà des liens du sang.

Rue des prairies s'inscrit aussi dans une série de films mettant en scène Jean Gabin et témoignant d'une forme de rejet, au cinéma, des grands ensembles en construction. Rue des prairies est à ce titre emblématique, de la même façon que Mélodie en sous-sol en 1963, ou Le Chat en 1970. Les grands ensembles sont en train d'être construits, et ils détruisent le monde dans lequel le personnage incarné par Jean Gabin vivait1. Dans Rue des prairies, Gabin qui habite cette rue parisienne populaire à Paris, est contremaître sur le chantier des sablons, à Sarcelles. Il est ainsi amené à construire les structures de ce qui va détruire le monde ancien dans lequel il vit. La rue des prairies, dans le XXe arrondissement de Paris, est l'archétype de la rue faubourienne parisienne, conviviale, vivante, avec un café où Henri Neveux, le personnage incarné par Gabin, connait tout le monde, où les passants déambulent au milieu des marchandes de quatre saisons... Et le film est construit sur des allers et retours entre la rue des prairies et le chantier de Sarcelles, qui incarne une modernité qui va prendre la place de ce monde ouvrier des faubourgs.

Rhinoceros directed by Tom O'Horgan



The residents of a large town are inexplicably turning into rhinoceroses. Stanley (Gene Wilder), a mild-mannered office clerk, watches the bizarre transformations from a bemused distance. But soon the strange occurrences invade his personal space, as his neighbor and best friend John (Zero Mostel) and his girlfriend Daisy (Karen Black) become part of the human-into-rhinoceros metamorphosis that is taking place. Eventually, Stanley realizes that he may be the only human left amidst the new rhinoceros majority.

Des trains pas comme les autres - Inde du Sud réalisé par Laurent Sbasnik



En Inde, un train sur deux passe par Bombay, le point de départ que l'animateur a choisi pour explorer le sud-ouest du pays. Après une visite de la capitale économique du pays, il monte à bord du train du Konkan, qui longe la côte vers le Kerala. Philippe découvre la ville de Cochin, avant de s'enfoncer dans les Backwaters, réseau de canaux de la côte de Malabar. Enfin, il se rend à Trichur pour assister à la fête religieuse du pooram.

Des trains pas comme les autres - Madagascar réalisé par Nicolas Boero



Madagascar, plus qu'une île ou un pays, c’est tout un peuple à découvrir… A Madagascar, il reste peu de trains mais pourtant, ils sont une véritable ligne de vie, utile et vitale pour de nombreux villages.

Philippe Gougler débute son voyage sur la côte Est à bord d'un petit train de voyageurs où il va à la rencontre des habitués.

Madagascar, c'est une île chargée de traditions, notamment en rapport avec les zébus. Un animal qui a une importance forte dans la culture malgache. Philippe découvre les combats de zébus, entre rodéo et course landaise.

A Madagascar, le train prend son temps, et notamment à bord du Trans Lemurie Express. Un seul train par jour, et dans un sens, qui dessert des villages éloignés. Il doit son nom au lémurien, ce primate qui est emblématique de l'île. Un animal menacé par le développement humain mais qui reste très proche des Hommes.

Philippe part ensuite au coeur de Madagascar et tombe nez à nez avec une des dernières Michelines en fonctionnement au monde. Créée par Michelin dans les années 1930, la Micheline est un autorail dont les roues sont équipées de pneus afin de réduire les vibrations de la voie... Une rencontre unique et magique pour tous les passionnés de trains pas comme les autres...

Après un passage par la côte Ouest et ses gigantesques baobabs, Philippe reprend le train à Fianarantsoa pour un long voyage à travers la forêt tropicale entre cascades, falaises et tunnels... Une ligne qui serpente à travers la forêt pour rejoindre la mer et qui dessert de nombreux villages inaccessibles par la route. Le train est le poumon économique et social de la région.

Dernière halte au coeur des rizières pour assister à une fête traditionnelle remplie d'émotion... Ou quand le monde des morts rejoint celui des vivants...

Mon père, ce Ayrault réalisé par Patrick Menais & Élise Ayrault



Suite à la nomination de Jean-Marc Ayrault au poste de ministre des affaires étrangère France 3 et Un monde meilleur vous propose de redécouvrir ce documentaire exceptionnel.

Un portrait à la fois intime et politique de Jean-Marc Ayrault par sa fille Elise. Le film raconte les coulisses de la démission de Jean-Marc Ayrault du poste de Premier ministre, l'occasion de confronter images officielles et images plus intimes filmées par sa fille.

Elle est allée à la rencontre des principaux intéressés, Jean-Marc Ayrault bien sûr, mais également le président de la République François Hollande, tous les deux se répondant en quelque sorte par caméra interposée.

Une occasion unique de découvrir l'envers du décor de la vie des hommes politiques.

Wednesday, 17 August 2016

Fanfiction, ce que l'auteur a oublié d'écrire réalisé par Emmanuelle Wielezynski



Une fanfiction est une histoire originale, écrite par un passionné d'une oeuvre, dont il utilise les personnages et l'univers. Ecrite en amateur, elle est initialement sans aucune intention commerciale. Cette pratique née aux Etats-Unis commence à prendre de l'ampleur en France. Des auteurs de fanfiction racontent pourquoi ils se sont lancés dans cette entreprise et ce qu'ils en retirent.

Natan réalisé par Paul Duane & David Cairns



Tombé dans l'oubli, Bernard Natan fut pourtant le patron du cinéma français dans l'entre-deux guerres : propriétaire de Pathé, il ouvrit une cinquantaine de salles et produisit une soixantaine de films. Victime d'une cabale antisémite considérée par les historiens comme "une affaire Dreyfus du cinéma", il fut livré par la France aux nazis en 1942, déporté et assassiné à Auschwitz.

Bernard Natan ? Le nom de ce juif roumain né Tannenzapf, immigré à Paris en 1905 et assassiné à Auschwitz en 1943, est tombé dans l'oubli. Il fut pourtant le patron du cinéma français dans l'entre-deux guerres. Propriétaire de Pathé, rebaptisé Pathé-Natan, il bâtit des studios rue Francoeur à Paris - qui abritent aujourd'hui la prestigieuse école de cinéma La Fémis -, ouvrit cinquante salles en France et produisit une soixantaine de films, parmi lesquels ceux de Maurice et Jacques Tourneur, Marcel L'Herbier ou René Clair.

Affaire Dreyfus du cinéma
Alors qu'il fut l'un des seuls entrepreneurs à rebâtir une industrie cinématographique en France après la Première Guerre mondiale, il subit une cabale antisémite considérée aujourd'hui par les historiens comme "une affaire Dreyfus du cinéma", Paris-Match allant jusqu'à exhumer des images d'un film porno dans lequel il aurait tourné dans les années 1910. "Ces rumeurs étaient destinées à le détruire", analyse le spécialiste des premiers temps du septième art Serge Bromberg. La vindicte populaire atteint des sommets lorsque Bernard Natan avoua avoir escroqué Pathé. Condamné et incarcéré en 1938 pour fraude ayant entraîné la faillite de l'entreprise, il fut livré par la France aux nazis en 1942 et déporté à Auschwitz. À travers des archives rares, mais aussi le témoignage émouvant de ses petites-filles et l'éclairage d'historiens, ce documentaire retrace l'extraordinaire et tragique destin d'une des figures les plus marquantes, et pourtant oubliée, du cinéma mondial.

La trappe réalisé par Lina Verchery



Dans un village du Cap-Breton, des moines bouddhistes méditent dans leur abbaye tandis que des pêcheurs acadiens partent en mer relever leurs trappes à homards. Ces deux communautés que tout semble opposer - langue, culture, religion - partagent pourtant plus de ressemblances qu'il n'y paraît. Le film tisse délicatement des liens entre les croyances des deux groupes qui, chacun à leur façon, conçoivent la vie comme un cycle.

Une fois l'an, les moines bouddhistes partent en mer pour relâcher des homards capturés par les pêcheurs. Ces homards pourront poursuivre le cheminement cyclique de la réincarnation qui mène vers l'illumination. De leur côté, les pêcheurs conçoivent la vie comme un cycle naturel qui se renouvelle. En remettant délicatement à l'eau les homards femelles porteuses d'oeufs, ils préservent la vie. Ces oeufs deviendront les homards que pêcheront leurs descendants. Réflexion sur la vie vue comme un cycle, ce film évoque les thèmes du respect mutuel et de la tolérance.

Ce film a été produit dans le cadre du concours Tremplin, en collaboration avec Radio-Canada.

Nestlé et le business de l'eau en bouteille réalisé par Urs Schnell


suite


Comment transformer de l'eau en or ? Une entreprise détient la recette : Nestlé, multinationale basée en Suisse, leader mondial de l'agroalimentaire, grâce notamment au commerce de l'eau en bouteille, dont elle possède plus de soixante-dix marques partout dans le monde (Perrier, San Pellegrino, Vittel ou Poland Spring aux États-Unis). Pour le président du conseil d'administration, Peter Brabeck, l'eau, fer de lance d'une stratégie planétaire, peut " garantir encore cent quarante ans de vie" à l'entreprise. Malgré le refus de répondre de la direction de Nestlé, Res Gehriger et Urs Schnell dévoilent les coulisses de ce marché qui brasse des milliards. Des États-Unis au Nigeria en passant par le Pakistan, ils explorent les circuits de l'eau en bouteille, mettant en lumière les méthodes parfois expéditives du plus puissant groupe agroalimentaire de la planète. Ils montrent qu'elles reposent sur une question cruciale, objet dans nombre de pays d'un vide juridique dont les avocats et lobbyistes de la firme savent tirer profit : à qui appartient l'eau ?

Bien public, gains privés
À Fryeburg, dans le Maine, un tribunal a autorisé Nestlé à ouvrir une deuxième station de pompage, alors que les habitants s'étaient mobilisés pour tenter d'empêcher ce qu'ils considèrent comme un pillage de leurs ressources collectives. Dans la première, installée sur un terrain privé, la multinationale paie dix dollars au propriétaire pour 30 000 litres d'eau... Mais si, aux États-Unis, le groupe s'efforce de se concilier les populations en se montrant "bon voisin" (quitte à leur offrir en bouteilles l'eau qui coule de leurs robinets !), il ne prend pas les mêmes gants avec les villageois démunis du Pakistan. Ceux qui, dans la région de Lahore, ont demandé par pétition à pouvoir bénéficier de l'eau pompée sur leur nappe phréatique par l'usine Pure Life, filiale de Nestlé, n'ont pas eu de réponse.* Dans le sillage de Res Gehriger, présent à l'écran, cette enquête minutieuse aux images soignées donne la parole à de très nombreux protagonistes sur trois continents, usagers ou militants, adversaires et partisans de Nestlé. Peter Brabeck lui-même y défend avec vigueur son point de vue (éloquent, comme quand il qualifie d'"extrémiste" l'idée que l'eau doit rester un bien public), par le biais de ses nombreuses interventions publiques.

* Entretemps Nestlé a fait réaliser un puits d'eau potable pour les habitants de Bhati Dilwan. L'accès à cette eau est gratuit pour les villageois.

Tuesday, 16 August 2016

Les Nanas réalisé par Annick Lanoë



Christine, la quarantaine, apprend que Robert, son compagnon, a une liaison depuis plusieurs mois. La femme libérée qu’elle est ne l’accepte pas si aisément. Entourée de ses copines qui peinent à trouver l’homme de leur vie, Christine va entrer en contact avec sa rivale…

Les années 30 en couleur - Un monde à part réalisé par Christina Lowry



Rosie Newman, une aristocrate mondaine qui adorait réaliser des films amateurs et parcourir le monde, a tourné des images étonnantes des années 30. Armée de sa petite caméra Kodacolor, qu'elle utilise à partir de 1928, elle a rapporté des kilomètres de pellicule. Son copieux carnet d'adresses lui a donné un accès privilégié à de nombreux représentants de la haute société britannique et lui a permis de restituer l'atmosphère qui y régnait. En Inde, en Egypte et en Ecosse, elle filme ses pairs en villégiature, à la plage, à la montagne, et à Londres, elle saisit des images du duc et de la duchesse d'York, ses voisins, mais aussi de la jeune princesse Elisabeth, bien avant qu'elle ne devienne reine d'Angleterre.

L'harmonie réalisé par Blaise Harrison



Comment l'harmonie municipale d'une petite ville de campagne tente de trouver l'accord. Construit comme une interprétation musicale, un documentaire singulier et sensible qui alterne séances orchestrales et séquences de vie quotidienne. Par le réalisateur de "Armand 15 ans l'été".

Une petite ville nichée au milieu d'étendues neigeuses, non loin de la frontière suisse. L'harmonie municipale s'apprête à répéter, le chef demande le silence. Parmi les musiciens amateurs, un vieil homme solitaire qui aime à pêcher à l'aube, le fils adolescent du chef d'orchestre - multi-instrumentiste qui écoute du hard rock -, une jeune mère, une chasseuse, un gymnaste, une fermière, des retraités... Une communauté bigarrée qui se retrouve en fanfare lors de commémorations, du carnaval, ou répète des concerts plus pointus de musique contemporaine pour lesquels chacun est amené à se dépasser. De répétitions en prestations publiques, le jeune réalisateur observe les gestes et les émotions de ses personnages, réunis ou chacun dans sa solitude, traquant leurs différences et leur capacité à être ensemble...

Partition originale
Après le portrait sensible d'un adolescent, Armand 15 ans l'été - sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs et primé au Festival dei Popoli en 2011 -, le réalisateur Blaise Harrison affirme son écriture singulière. Construit comme une interprétation musicale en perpétuelle quête d'accord, le film alterne séances orchestrales et séquences de vie quotidienne, comme autant de fragments composites qui sans cesse se chevauchent, s'escamotent et se redéfinissent. Tandis que les images tendent à l'abstraction - avec des personnages dessinés comme des figures en fugue -, la composition sonore, agencement de bruits, couacs et harmonies, ciselée avec un soin très particulier, assure la matière concrète du documentaire. Un accompagnement qui finalement donne au film tout son élan, emmené notamment par la partition originale du musicien new-yorkais Rhys Chatham.

La vie, le début du commencement réalisé par Laurent Lichtenstein



Pour valider sa théorie concernant l'émergence de la vie sur Terre, le géo-biologiste Abder El Albani parcourt le monde, du Gabon à l'Ukraine.

Dans la fièvre des années 20 - Paris, capitale de la fête réalisé par Stefanie Appel



De Fitzgerald à Joséphine Baker et ses bals nègres, au lancement des premières créations de Coco Chanel, ce deuxième volet d'une série sur les Années folles plonge dans la fête parisienne. En confrontant le Paris d'hier et celui d'aujourd'hui, cet épisode fait revivre le bouillonnement d'alors, à travers ceux et celles qui firent sa renommée.

Le Paris de l'entre-deux guerres a joué un rôle essentiel sur le plan intellectuel et artistique, donnant naissance à des tendances qui influenceront le monde entier. Les Années folles, c'est une avant-garde qui conteste et veut trouver de nouvelles formes d'expression dans les arts plastiques, la littérature et le cinéma, sa manifestation la plus marquante étant sans doute le surréalisme.

Fête des arts
Les étrangers se pressent dans la capitale, comme Fitzgerald et Hemingway qui, à la fin de sa vie, en tirera le délicieux Paris est une fête. La ville est folle de musique, que ce soit celle de Milhaud et Ravel ou du jazz qui s'invite au Boeuf sur le toit, une BO revisitée ici par le pianiste Alexandre Tharaud. Joséphine Baker et ses bals nègres ont un succès fou. Les moeurs sont très libres, les femmes s'émancipent, la bisexualité et l'homosexualité s'affichent, notamment à travers la figure de Cocteau. Les Parisiennes sont passionnées par la mode et Coco Chanel lance ses premières créations. En confrontant le Paris d'hier et celui d'aujourd'hui, cet épisode fait revivre le bouillonnement d'alors, à travers ceux et celles qui firent sa renommée.

Châteaux du Périgord, lumières du Cotentin réalisé par Julie Zwobada & Claire Lajeunie



Près de Sarlat, dans le Périgord Noir, Angélique de Labarre entretient la mémoire de Josephine Baker. Arrivée en 1947 aux Milandes, un magnifique château du XVIe siècle, la vedette du music-hall y avait installé sa «tribu arc-en-ciel», les douze enfants qu'elle avait adoptés.

Contrôler le génome - Une ambition sans limites ? réalisé par Bregtje van der Haak



La Chine a mis en place la plus vaste entreprise de séquençage génétique du vivant. C'est ainsi qu'à la tête de l'unité de recherche de génomique cognitive, Zhao Bowen (21 ans) tente de découvrir les gènes associés à l'intelligence dans l'espoir de permettre bientôt aux parents de pouvoir "manipuler le QI" de leur progéniture. Un saisissant voyage dans un futur très proche.

À Shenzhen, aux portes de Hong Kong, l'entreprise privée BGI (Beijing Genomics Institute) est le plus grand centre de recherche génétique au monde, tant en personnel (quelque quatre mille salariés) qu'en moyens techniques (plus de cent cinquante séquenceurs d'ADN aujourd'hui). Son objectif, pleinement assumé, et soutenu massivement par le gouvernement : se hisser à la pointe de la recherche mondiale sur le génome pour faire bénéficier le public, tout au moins celui qui est solvable, de ses progrès. C'est ainsi qu'à la tête de l'unité de recherche de génomique cognitive, Zhao Bowen (21 ans) tente de découvrir les gènes associés à l'intelligence dans l'espoir de permettre bientôt aux parents de pouvoir " manipuler le QI" de leur progéniture. Au sein de la BGI Ark Biotechnology, une autre branche ainsi baptisée en référence à l'arche de Noé, sa consoeur Lin Lin montre fièrement aux visiteurs étrangers les batteries de porcelets clonés qu'elle a fabriqués "de ses propres mains". Passionnés par leur travail, conscients de pouvoir surmonter des obstacles que des freins économiques et déontologiques rendent impossibles à franchir dans d'autres pays, et persuadés d'oeuvrer pour le bien commun, ces chercheurs nouvelle génération se sont laissés filmer avec bonne grâce. Sans commentaires ni dénonciation, Bregtje van der Haak montre combien ce futur façonné par la technologie, où le marché pourrait offrir aux consommateurs une forme d'eugénisme "ordinaire", a cessé de relever de la science-fiction.