Monday, 24 July 2017

Le prince et le chef indien - Une expédition en Amérique du Nord réalisé par Peter Adler



Un voyage en terres amérindiennes, sur les traces du prince et ethnologue allemand Maximilian zu Wied-Neuwied qui entreprit en 1832 avec le peintre suisse Karl Bodmer un voyage de deux ans auprès des populations autochtones d’Amérique du Nord pour documenter leur mode de vie, avec respect et bienveillance.

En 1832, le prince allemand Maximilian zu Wied-Neuwied, naturaliste et ethnologue, entreprend avec le peintre suisse Karl Bodmer un voyage de deux ans auprès des populations autochtones d’Amérique du Nord pour documenter leur mode de vie, avec respect et bienveillance. Il rencontre notamment Mato-tope, chef du peuple mandan, avec qui il se lie d’amitié. Les récits de voyages illustrés qu’en tirent les deux hommes – où l’on retrouve les haches de guerre, calumets de la paix ou coiffes à plumes – ont profondément marqué leurs contemporains, et influencent aujourd’hui encore nos représentations mentales des "Indiens". Ces récits inspireront notamment la série de romans "Winnetou" de Karl May, immensément populaires en Allemagne dès la fin du XIXe siècle. Près de deux siècles plus tard, le documentaire repart sur les traces de ce périple : on remonte le Missouri à travers des paysages somptueux, pour redécouvrir un monde et des cultures aujourd’hui disparues.

Nomades des mers réalisé par Richard Dennison



Le quotidien de deux familles Bajau vivant selon un mode de vie traditionnel alors que la plupart des «nomades de la mer» habitent aujourd'hui sur la terre ferme.

Des trains pas comme les autres - Indonésie réalisé par Philippe Gougler & William Japhet



Pour ce nouvel épisode des Trains pas comme les autres, direction l’Asie, et plus précisément l’Indonésie, le pays des îles.

Le voyage de Philippe débute à Padang, sur l’île de Sumatra. Il prend le train pour rejoindre la région du Minangkabau et ses fabuleuses rizières. Minangkabau qui signifie ‘Buffle victorieux’, est comme son nom l’indique, la région des buffles. Et Philippe va avoir la chance de participer à une fête qui célèbre cet animal, à travers d’impressionnantes courses de buffles !

Philippe continue sa route et change d’île ! Direction l’île de Java, où Philippe prend un train qui passe par un pont métallique au-dessus de la vallée datant du 19ème siècle ! Il se rend à la capitale, Jakarta, où il découvre toute une vie sur les rails !

Il poursuit son voyage au cœur de Java, à la découverte de l’incontournable Temple de Borobudur, un temple datant des années 800 et qui est aussi gigantesque qu’une montagne ! Le temple renferme les secrets d’un art martial ancestral, le Penchaksilat.

Philippe se rend ensuite tout près de là, sur le célèbre Kawa Idgen, un volcan encore actif, qui fait travailler une bonne partie de la population de la région grâce au commerce des blocs de soufre. Philippe fait la rencontre d’un de ces travailleurs de l’extrême, une rencontre pleine d’émotion qui symbolise bien le courage et la bienveillance de ce peuple indonésien.

Sunday, 23 July 2017

Un siècle d'écrivains - Maurice Blanchot réalisé par Hugo Santiago



Maurice Blanchot, né en 1907, est l'auteur d'une œuvre romanesque, critique et philosophique considérable. Il aura exercé sur les lettres et les arts du vingtième siècle une autorité mythique, pourtant aussi discrète qu'exigeante. Il se sera préservé, exemplairement, de toute forme de médiatisation. Ce film s'imposait donc comme un pari : rendre visible l'invisible, tracer l'itinéraire biographique, littéraire et politique d'un absent. Il réunit pour cela les témoins les plus prestigieux : parmi eux, Jacques Derrida, Marguerite Duras, Roger Laporte, Emmanuel Lévinas, Maurice Nadeau furent d'abord les amis de Blanchot, ses amis d'écriture, ses amis de pensée. Giorgio Agamben, Christophe Bident, Daniel Dobbels, Jean-Luc Nancy, Michel Surya témoignent également de la présence irréductible de l'écrivain dans la pensée contemporaine. Avec les voix de Jacques Dupin, Redjep Mitrovitsa, André Wilms et du poète Louis-René des Forêts.

La Main... et les autres - Les visages du boulevard Saint-Laurent réalisé par Paul Carvalho



La Main a été le refuge de grandes vagues d’immigration. Première rue tracée à travers l’île de Montréal, elle est la frontière classique entre les anglophones et francophones. C’est ici le long de cette frontière que les autresvont chercher leur espace.

Nous racontons l’histoire des Italiens, des Juifs et des Chinois qui constituent l’altérité, la première rencontre du Canada français avec le reste du monde au-delà des îles britanniques. Chacun de ces groupes nous a apporté des valeurs culturelles mais ils ont été blessés par des évènements tels que l’imposition de la taxe d’entrée envers les Chinois ou l’internement de l’élite italienne pendant la Seconde Guerre mondiale.

La Main est le boulevard de tous les possibles car elle échappe aux normes présentes dans le reste de la ville. C’est le lieu de naissance du cinéma au Canada et la rue des spectacles osés. C’est aussi le lieu choisi par les Canadiens français pour établir le Monument-National où le théâtre québécois est né. L’acteuret dramaturge Gratien Gélinas y jouera le fameux Fridolin.

La Main est un lieu de passage car les immigrants finissent par la quitter. Mais elle reste pour eux, comme pour tous les Montréalais, un lieu de rassemblement, le berceau de leur mémoire.

Saturday, 22 July 2017

Comédies musicales : l'histoire d'un succès réalisé par Vincent Dupouy


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Le succès de la comédie musicale « Notre-Dame de Paris », en 1998, marque le début du renouveau d'un genre longtemps désuet, à l'exception de quelques productions devenues des classiques, comme « Starmania », « Les Misérables » ou « Émilie Jolie ». Depuis, chaque année voit de nouveaux spectacles rencontrer un franc succès, ce qui a transformé ce divertissement populaire en un véritable phénomène de société.

Henri Poincaré, l'harmonie et le chaos réalisé par Philippe Worms



À l'occasion du centenaire de la disparition de Henri Poincaré (1854 -1912), des mathématiciens, physiciens, philosophes lui rendent hommage. Cédric Villani, Nicolas Bergeron, Tadashi Tokieda, Thierry Dauxois, Etienne Ghys et Alberto Verjovsky Sola se retrouvent dans une maison pour évoquer celui qui fut, à un moment ou à un autre de leur vie, un inspirateur, un déclencheur, un complice. Henri Poincaré est sans doute un des plus grands scientifiques de tous les temps. Avec une vigueur créative peu commune, ses travaux, comme la puissance de ses intuitions, ont irrigué les recherches des scientifiques tout au long du XX ème siècle, jusqu'à aujourd'hui.

Les paradis perdus d'Amazonie réalisé par Angus Macqueen


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En juin 2014, près de la frontière entre le Brésil et le Pérou, de jeunes hommes de la tribu amazonienne Sapanahua émergent de la forêt pour établir le premier contact de leur vie avec le monde extérieur. Pourquoi ce peuple, l’un des derniers vivant encore en autarcie, a-t-il décidé de sortir de son isolement ? Un document exceptionnel.

En juin 2014, on découvrait les étonnantes images de jeunes hommes de la tribu amazonienne Sapanahua émergeant de la forêt pour établir le premier contact de leur vie avec le monde extérieur, non loin de la frontière entre le Brésil et le Pérou. Au bien-nommé village de Simpatía, ils furent accueillis notamment par José Carlos Meirelles, un anthropologue de la Funai (la Fondation nationale de l'Indien, organisme gouvernemental brésilien régissant les relations avec les peuples indigènes), qui, entre autres tentatives de fraternisation, a essayé de communiquer avec les nouveaux venus en chantant. Grâce à lui, et au réalisateur Angus Macqueen, qui a entrepris de filmer neuf mois plus tard son travail auprès de 35 Sapanahua, hommes, femmes et enfants, installés dans une réserve sous protection de la Funai, on découvre dans ce film que les mélopées des chercheurs ont été très sévèrement jugées ("Ils chantent comme de la m…", "Ce que c'est laid"…) par les premiers membres de la tribu à traverser le fleuve. C'est l'un des moments drolatiques de cet extraordinaire document, qui décrypte notamment la langue des Sapanahua, jusqu'alors connue d'eux seuls.

Loin de l'éden
Pourquoi ce peuple, l’un des derniers vivant encore en autarcie au fond de l’Amazonie, a-t-il décidé de sortir de son isolement ? Pourquoi quitter une vie au plus près de la nature pour partir à la rencontre d'un homme blanc qu'ils ont appris, sans le connaître, à redouter comme la peste ? À travers ce document extraordinaire, Angus Macqueen laisse entrevoir une existence passée de plus en plus difficile, bien loin d’un éden rêvé : entre envie de s’assimiler à la vie moderne et angoisse constante de disparaître, entretenue par des agressions extérieures. Il montre que ce premier contact a résulté de profonds bouleversements et de conflits intérieurs.

Pink Floyd - The Dark Side of the Moon Live réalisé par David Mallet



En 1994, Pink Floyd tire sa révérence en beauté avec un ultime concert, reprenant l’intégralité de son album mythique de 1974, "The Dark Side of the Moon".

"Impulsion" finale pour Pink Floyd qui, en ce 20 octobre 1994 à Londres, livre sa dernière prestation live, près de trente ans après sa formation. Filmé par vingt caméras et retransmis en direct à la télévision, ce concert événement, qui suit la parution de l'album "The Division Bell," synthétise tout l'apport du groupe britannique au rock : musique psychédélique d'une ampleur peu commune et créativité des scénographies, aujourd'hui encore citées en modèles. Entre autres morceaux célèbres, David Gilmour et ses compagnons rejouent ce soir-là l'intégralité de "The Dark Side of the Moon", leur disque mythique de 1973, qu’ils accompagnent d’effets visuels et lumineux spectaculaires. C'est cette partie, interprétée dans l'ordre de la "tracklist "de l'album, qu'ARTE diffuse ce soir.

Friday, 21 July 2017

24 Hour Party People réalisé par Michael Winterbottom


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En retraçant l’histoire du label indépendant Factory Records et de son fondateur Tony Wilson, le cinéaste Michael Winterbottom signe un hommage haut en couleur à une période décisive pour la musique britannique.br />
En 1976, les Sex Pistols donnent leur premier concert à Manchester. Dans la salle, quarante-deux spectateurs, dont Tony Wilson, présentateur d’une chaîne de télévision locale. Enthousiasmé par l’émergence des formations musicales de l’époque, il décide de les faire connaître par le biais de son émission. Le dénicheur de talents fonde ensuite le label Factory Records, sur lequel signeront, entre autres, les groupes Joy Division et Happy Mondays.br />
Entre punk, acid house et "rave-o-lution", ce film vibrionnant et culte nous fait revivre les excès de "Madchester" et met en lumière le rôle fondamental de Tony Wilson – décédé en 2007 – dans l’apparition d’une nouvelle scène musicale outre-Manche.

L'Afrique vue d'en haut - La province du Cap réalisé par Darren Putter



Découverte aérienne de la ville du Cap, baptisée en référence au Cap de Bonne-Espérance situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de son centre historique.

Les amants et le dictateur réalisè par Ross Adam & Robert Cannan


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En 1978, la Corée du Nord fait enlever deux stars sud-coréennes pour relancer sa production cinématographique. Une saisissante illustration de la folie vertigineuse des maîtres de Pyongyang, racontée à la manière d'un thriller hollywoodien.

Dans les années 1960, le réalisateur-producteur Shin Sang-ok et sa femme, la comédienne Choi Eun-hee, font partie des grandes stars du cinéma sud-coréen. Après leur divorce, en 1976, les deux vedettes traversent une période difficile. Répondant à l'invitation d'une productrice qui souhaite lui proposer un projet, Choi Eun-hee se rend en février 1978 à Hong Kong. Enlevée par des agents nord-coréens, l'actrice disparaît sans laisser de traces. Six mois plus tard, Shin Sang-ok se rend sur place pour enquêter sur cette mystérieuse disparition et se retrouve à son tour incarcéré. Il ne sera libéré que cinq ans plus tard par Kim Jong-il, le fils du dictateur Kim Il-sung, pour piloter le renouveau du cinéma nord-coréen. En un peu plus de deux ans, Shin Sang-ok et Choi Eun-hee vont enchaîner pour Pyongyang le tournage de dix-sept films avant d'échapper, à la faveur d'un voyage en Autriche en 1986, à la surveillance de leurs redoutables geôliers…

Folie vertigineuse
Des enregistrements sur cassettes audio dignes d'un film d'espionnage, un récit hallucinant de l'actrice Choi Eun-hee, les témoignages de ses enfants adoptifs et de son frère, ceux aussi des membres des services secrets occidentaux chargés de l'affaire et, surtout, des archives rarissimes de la dictature nord-coréenne… En retraçant à la manière d'un thriller hollywoodien les huit ans de calvaire des deux stars du cinéma sud-coréen, Robert Cannan et Ross Adam apportent une saisissante illustration de la folie vertigineuse des maîtres de Pyongyang, l'un des régimes les plus féroces de la planète.

101 - Depeche Mode réalisé par Donn Alan Pennebaker


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Orfèvre du documentaire musical, D.A. Pennebaker ("Don't look back", "Ziggy Stardust and the spiders from Mars") a filmé l'inoubliable concert de Depeche Mode au stade Rose Bowl, en Californie, le 18 juin 1988.

La sortie en mars 2017 de "Spirit", son quatorzième album, l'a démontré : salué par la critique et acclamé par le public, le groupe synthé-pop de Dave Gahan ne se démode pas, près de quarante ans après ses débuts. Réputé pour révéler l’esprit d’une époque grâce à ses musiciens, le réalisateur de légende D. A. Pennebaker ("Dont Look Back", avec Bob Dylan, en 1967, "Ziggy Stardust and the Spiders from Mars", en 1973) accompagnait la formation britannique lors de sa tournée américaine en 1988, et signait un film devenu un classique du "rockumentaire". Celui-ci culmine lors d'un gigantesque concert donné au Rose Bowl Stadium de Pasadena, en Californie, le 18 juin 1988 : le 101e et dernier de la tournée qui achevait de consacrer Depeche Mode au firmament pop, vu par le regard unique du réalisateur orfèvre du documentaire musical.

Thursday, 20 July 2017

Les Roms, des citoyens comme les autres ? réalisé par Eva Gerberding & André Schäfer


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Pourquoi les Roms suscitent-ils le rejet en Europe ? Aux quatre coins de l'UE, cette enquête fouillée sur les raisons de cette stigmatisation déconstruit au passage des préjugés tenaces.

En République tchèque, 28 % des enfants roms sont toujours scolarisés dans des écoles pour déficients mentaux, malgré la condamnation de la Cour européenne des droits de l'homme. Aujourd'hui, la situation des Roms est pire dans les États membres que sous le communisme. L'Union européenne a pourtant investi des milliards d'euros pour faciliter l'intégration de cette minorité, sans changement notable. Alors qu'en France on l'expulse et on lui dénie toute possibilité d'intégration, à Berlin, la communauté rom – aussi nombreuse que sur le territoire français – semble trouver une place dans la société allemande. Comment expliquer une telle différence ? Entre aberrations politiques et montée des populismes, cette population stigmatisée symbolise l'histoire d'une Europe qui se fissure.

Au-delà des clichés
Cette enquête riche d'archives dresse le portrait d'une minorité aux identités multiples et aux origines méconnues. Députés européens, sociologues, historiens et activistes aux points de vue parfois divergents se succèdent pour démonter les stéréotypes tenaces qui poursuivent les Roms. Le réalisateur Samuel Lajus nous emmène aussi dans les pays de l'Est, de la Hongrie à la République tchèque en passant par la Roumanie. Un tour d'horizon glaçant qui permet de mieux appréhender la réalité de cette communauté encore marginalisée.

Une vie de chaton réalisé par Jackie Garbutt



Ils ne sont pas seulement les stars planétaires du web ! Les chatons sont aussi objet d?études pour mieux comprendre les phases de leur développement. Ce film s?intéresse à la première année de vie d?une huitaine d?entre eux, nés dans des environnements différents.

De leur naissance à leur premier anniversaire, en passant par leurs premiers pas ou leur départ vers leur nouvelle famille, des chatons de trois portées différentes, de salon, sauvages ou de ferme, invitent à découvrir le monde à travers leurs yeux. Après à peine quelques semaines de vie, il est temps pour eux de rejoindre leur foyer définitif, et d'y prendre leurs marques. Si certains sont accompagnés de leurs frères et soeurs, d'autres, à l'instar de Sassy, qui a grandi dans un refuge, doivent s'habituer au contact humain et à la présence d'autres animaux, comme des chiens. Comment vont-ils s'acclimater à leur nouvel environnement ? Leur premier anniversaire marque leur passage de l'enfance à l'âge adulte. Un cap, qui les voit devenir de vrais chats, dotés de tous les comportements inhérents à leur espèce.